Jean-Luc Laurent | Créez votre badge
-
01/02/2012 12:05 - MRC
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent
-
22/01/2012 17:30 - MRC
Table ronde l'Humanité: "La République menacée par les langues de France ?"
-
04/01/2012 14:07 - MRC
Bulletin d’adhésion au MRC (2012)
-
02/01/2012 16:22 - MRC
L’indépendance du Parquet : une mauvaise réponse à une bonne question
-
19/12/2011 15:34 - MRC
François Hollande ne peut pas ignorer le «non»
Archives
La gauche et la droite s’enracinent dans l’histoire de la Révolution française. Elle traduisaient alors la distribution spatiale de le première assemblée nationale. Progressivement, le clivage droite-gauche a pris une épaisseur idéologique et s’est installé comme véritable colonne vertébrale de la vie politique française.
Au fil des siècles, ce partage en deux de la vie politique a successivement connu des périodes d’affermissement ou de crise. S’il n’a pas toujours revêtu le même sens, si sa ligne de fracture s’est révélée changeante, il a toujours offert un cadre de compréhension et d’appréhension du débat d’idées contradictoire. A l’exception des périodes de guerre où il s’est effacé derrière la nécessité de rassembler la Nation, il a maintenu un jeu de bascule entre deux piliers de notre devise : la liberté ou l’égalité. La première, comprise comme faculté de l’individu, s’étant toujours opposée à la dynamique collective induite par la seconde.
Depuis l’avènement de la gauche au pouvoir en 1981, il s’est peu à peu délité jusqu’au constat amer d’un déclin inexorable au seuil des années 2000 : depuis 10 ans, près de 2/3 des Français l’estiment périmé et inopérant pour juger de l’action politique de leurs représentants. L’abstention massive des élections européennes de juin dernier en apporte un ultime témoignage.
En vérité, cette défiance à l’égard du clivage droite-gauche commence à s’exprimer dès 1983 avec l’ouverture de la parenthèse libérale par le parti socialiste, que ce dernier n’aura jamais refermé. C’est ainsi que l’Europe s’est substituée à l’union de la gauche. En soutenant l’intégration européenne en 1992, la droite, héritière du gaullisme, a apporté aussi sa contribution au dépérissement d’un clivage qui charriait avec lui la politisation du corps social. La désillusion des électeurs s’est alors fixée progressivement dans l’abstention. La gauche s’étant détournée du peuple et la droite de la Nation, ce clivage a perdu toute consistance idéologique.
Cependant, il serait inconséquent d’entretenir ce clivage artificiellement et de manière pavlovienne, en se contentant de le définir en opposition à la politique menée par Nicolas Sarkozy. De même la gauche ne doit pas faire l’impasse sur l’analyse critique de son action. De la crise économique à la dépression de la gauche, le contexte actuel s’avère paradoxalement fécond pour proposer une redéfinition doctrinale du clivage droite-gauche, à partir des enjeux qui caractérisent le monde d’aujourd’hui.
Notre crédibilité est alimentée par notre constance : la France a besoin d’une refondation républicaine.
Face à un libéralisme tentaculaire qui a infusé au sein de toutes les formations de l’échiquier politique, nous devons nous mobiliser pour offrir la République et la puissance publique comme salut. C’est ainsi que nous serons utiles à la gauche et à la France.
Au fil des siècles, ce partage en deux de la vie politique a successivement connu des périodes d’affermissement ou de crise. S’il n’a pas toujours revêtu le même sens, si sa ligne de fracture s’est révélée changeante, il a toujours offert un cadre de compréhension et d’appréhension du débat d’idées contradictoire. A l’exception des périodes de guerre où il s’est effacé derrière la nécessité de rassembler la Nation, il a maintenu un jeu de bascule entre deux piliers de notre devise : la liberté ou l’égalité. La première, comprise comme faculté de l’individu, s’étant toujours opposée à la dynamique collective induite par la seconde.
Depuis l’avènement de la gauche au pouvoir en 1981, il s’est peu à peu délité jusqu’au constat amer d’un déclin inexorable au seuil des années 2000 : depuis 10 ans, près de 2/3 des Français l’estiment périmé et inopérant pour juger de l’action politique de leurs représentants. L’abstention massive des élections européennes de juin dernier en apporte un ultime témoignage.
En vérité, cette défiance à l’égard du clivage droite-gauche commence à s’exprimer dès 1983 avec l’ouverture de la parenthèse libérale par le parti socialiste, que ce dernier n’aura jamais refermé. C’est ainsi que l’Europe s’est substituée à l’union de la gauche. En soutenant l’intégration européenne en 1992, la droite, héritière du gaullisme, a apporté aussi sa contribution au dépérissement d’un clivage qui charriait avec lui la politisation du corps social. La désillusion des électeurs s’est alors fixée progressivement dans l’abstention. La gauche s’étant détournée du peuple et la droite de la Nation, ce clivage a perdu toute consistance idéologique.
Cependant, il serait inconséquent d’entretenir ce clivage artificiellement et de manière pavlovienne, en se contentant de le définir en opposition à la politique menée par Nicolas Sarkozy. De même la gauche ne doit pas faire l’impasse sur l’analyse critique de son action. De la crise économique à la dépression de la gauche, le contexte actuel s’avère paradoxalement fécond pour proposer une redéfinition doctrinale du clivage droite-gauche, à partir des enjeux qui caractérisent le monde d’aujourd’hui.
Notre crédibilité est alimentée par notre constance : la France a besoin d’une refondation républicaine.
Face à un libéralisme tentaculaire qui a infusé au sein de toutes les formations de l’échiquier politique, nous devons nous mobiliser pour offrir la République et la puissance publique comme salut. C’est ainsi que nous serons utiles à la gauche et à la France.
|
Galerie
|
Liens amis
|

Le Kremlin-Bicêtre












