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Intervention en Syrie et attentats à Paris: la France n’est pas coupable, les assassins ne sont pas des victimes

Mercredi 25 Novembre 2015




Mon explication de vote et une réaction au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine


J’ai approuvé la prolongation de l’intervention des forces françaises en Syrie lors du vote à l’Assemblée nationale cet après-midi.

Depuis le mois de septembre, les forces aériennes françaises sont engagées en Syrie et bombardent les positions de Daech comme elles le font en Irak depuis l’année dernière. Cette action militaire n’obtiendra pas de résultat sans une grande coalition contre Daech qui mette fin à la guerre des factions et aux affrontements entre parrains régionaux ou mondiaux. Sur la base de la résolution votée aux Nations Unies, le Président de la République essaie de bâtir cette grande coalition et je le soutiens.

En votant pour la prolongation de l’engagement militaire en Syrie, comment ne pas penser aux propos inacceptables tenus par un maire adjoint, porte-parole du groupe d'élus et de l'association Convergence Citoyenne Ivryenne lors du conseil municipal d’Ivry-sur-Seine. Ces propos nous rappellent que pour une partie de l’extrême gauche la France est coupable, Daech riposte et réagit à l’agression. Dans un pays en deuil, au moment où les familles enterrent leurs morts, ces propos qui justifient, légitiment et excusent le terrorisme, et qui transforment les assassins en victimes sont inacceptables.

Des esprits forts ont publié ce matin dans Libération une tribune intitulé « A quoi sert leur guerre ? », ses auteurs y évoquent entre autres « l’Etat ce pompier pyromane ». Du conseil municipal d’Ivry aux colonnes de Libération, on assiste au même naufrage politique d’une gauche qui refuse de voir l’adversaire en face, qui applique au djihadisme meurtrier la vieille grille de lecture anti-impérialiste , qui est incapable de voir en l’Etat, ses policiers, ses militaires et ses forces de sécurité autre chose qu’un oppresseur…triste naufrage militant et idéologique.

A L'ASSEMBLEE