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Depuis juin dernier et le résultat des élections européennes, la France vit au rythme de quelques injonctions : développement durable, principe de précaution et décroissance.


L'écologisme, doctrine de l'Apocalypse
Le prolongement médiatique du succès des écologistes est anecdotique, relativement au seul phénomène remarquable qui fut l’abstention. En revanche, l’écho trouvé chez les leaders d’opinions, dans la presse, chez les dirigeants politiques et économiques, intellectuels ou supposés tels, est saisissant. Face à une crise sans précédent de la configuration de notre modèle économique, il semble que les élites aient entrepris de divertir les esprits. Il s’agit désormais d’être écologiquement vert-ueux et de sauver la planète, à défaut d’organiser équitablement la société des hommes.
Une adhésion généralisée à l’angoisse du réchauffement climatique mobilise aujourd’hui de nombreux esprits. La chasse aux émissions de Co² est devenue l’alpha et l’omega de toute action publique. Chaque initiative politique, sociale, entrepreneuriale, associative est désormais assujettie à cet impératif catégorique. Pourtant, l’origine humaine du réchauffement climatique, que l’on a absorbé comme une évidence, fait encore débat parmi les scientifiques. Le retour massif de cet obscurantisme témoigne d’une résignation politique sans précédent où les peurs millénaristes se substituent peu à peu à la Raison.
Depuis quelques années, prospère et se développe une nouvelle ère du soupçon. Ondes et antennes-relais de téléphonie mobile, OGM, nucléaire, réchauffement climatique : les progrès techniques sont perçus comme autant de menaces pour l’avenir et la bonne santé de l’humanité. Pour aborder chacun de ces sujets, les écologistes nous somment de faire prévaloir le principe de précaution que l’on peut résumer ainsi : dans le doute, s’abstenir.
Malgré l’audience et la caisse de résonnance médiatique dont bénéficie cette vogue intellectuelle, les responsables politiques doivent raison garder.
Depuis les révolutions industrielles du XIXème siècle, le développement technique et l’accroissement des richesses ont connu une accélération vertigineuse qui a abouti parfois à des outrances. Pourtant, que resterait-il de Louis Pasteur et Marie Curie si leurs recherches avaient été encadrées par le principe de précaution ? Eut-il fallu s’abstenir lorsque l’espérance de vie des hommes était de 39 ans dans la France de 1871 ?
La technophobie, posture intellectuellement très confortable dans les nations développées, est une de ces élégances inutiles, et à dire vrai souvent dramatiques, à l’égard de peuples encore dépourvus d’eau courante, d’électricité, de capacités agricoles suffisantes, d’hygiène et d’une médecine opérante.
Le développement durable et la décroissance se feront au dépend des plus pauvres. Les riches pourront toujours avoir recours aux indulgences pour s’offrir des « droits à polluer », des accords de Kyoto entre Etats aux « compensations carbone » pour les touristes. Il faut rétablir cette vérité et dépolluer les charmes apparents du discours écologiste : la décroissance pour la décroissance est un accélérateur d’inégalités entre les peuples. Si le modèle de surconsommation issu de l’immédiate après-guerre, et aggravé au cours des vingt dernières années, est une impasse, il n’obère pas la nécessité d’une croissance utile.
Dame Nature, désormais sanctifiée et objet de dévotion au Nord, demeure une réalité violente et hostile au Sud. Oublieux d’un passé qui leur a permis de domestiquer et de maîtriser leur environnement, l’écologiste urbain fantasme la Nature vierge – des déserts aux forêts équatoriales – pourvu qu’ils n’aie pas à vivre à son contact direct. Pour les tribus africaines et les peuples de peu, cette Nature est synonyme de précarité quotidienne : climat capricieux, animaux sauvages, maladies…
Pour autant, nous devons nous intéresser à la question du modèle de développement. Cette dernière détermine de nombreux aspects de notre vie collective : transports, agriculture, relations Nord-Sud.
Même teinté d’écologisme, le capitalisme vert est encore un capitalisme où pourraient demain prospérer d’autres bulles spéculatives comme le marché du Co² qui attire d’ores et déjà les spéculateurs. Nous devons avoir le courage d’opposer un discours articulé, qui fasse de la recherche de l’égalité entre les hommes et du progrès de la civilisation une alternative sérieuse aux théoriciens de l’Apocalypse. Rien ne serait plus inconséquent que de courir derrière cette idéologie dans le vent : c’est un courant d’air !

Rédigé par Jean-Luc Laurent le Samedi 7 Novembre 2009 à 10:45 | 10 commentaires

Commentaires

1.Posté par Mohamed le 03/02/2010 15:40
M. Laurent,
Vous pouvez vous enorgueillir de marcher ainsi aux côté de Claude Allègre, seuls contre tous, y compris vos propres alliés politiques, complètement à contre-courant de la marche du monde et des réalités. Bravo pour cette belle indépendance d'esprit qui vous rend tellement ...unique !

2.Posté par Julo le 03/02/2010 16:38
Que de contre-vérités dans votre billet! Celle qui me choque le plus est "Le développement durable et la décroissance se feront au dépend des plus pauvres". Ah bon, parce que la croissance a apporté bonheur et prosperité au Tiers et au Quart-Monde? Ah bon, parce que les gamins qui démontent nos ordinateurs ou nos bateaux poubelle en Inde profitent de notre consommation effreinée? Je pourrais citer des centaines d'exemples qui vont à l'encontre de vos affirmations... En tous cas, votre présence sur les listes PS aux régionales en IDF seront, je n'en doute pas, une raison supplémentaire de votre autre chose. Ecolo, pourquoi pas?

3.Posté par Jean-Luc Laurent le 05/02/2010 01:09
J'ai noté ici et là que cet article, publié depuis déjà quelques mois, avait suscité récemment quelques commentaires auquel il convient de répondre.

A Mohamed :
Je m'efforce de penser librement parce qu'il n'y a rien que je redoute tant que les évidences supposées et martelées. Et je m'étonne qu'il soit devenu à ce point difficile d'émettre des avis discordants sur la question écologique en général et sur le réchauffement climatique en particulier. Sur ce sujet comme sur d'autres, les démocrates auto proclamés supportent guère la contradiction. Certains ont même eu la tentation de qualifier les esprits critiques de négationnistes. Cette évolution est pour le moins inquiétante.

A Julo :
Vous commettez une erreur d'appréciation fâcheuse. La critique de la décroissance ne constitue pas en soi une apologie de la croissance. Cette dernière est une condition nécessaire. Cela n'en fait pas une condition suffisante. A l'inverse de certains écologistes qui défendent le concept de décroissance dans l'absolu, j'y oppose le développement et la croissance partagés. Notre société de consommation est naturellement indécente par les déséquilibres sociaux qu'elle induit, et les outrances que vous dénoncez à raison, sont précisément le fait d'un développement défaillant dans les pays du Sud. Le nœud du problème, c'est la configuration du capitalisme mondialisé qui assujettit les plus pauvres. Il convient de concentrer notre énergie à en changer radicalement les règles.
http://www.jeanluclaurent.fr

4.Posté par Mohamed le 05/02/2010 11:05
Merci d'avoir publié mon commentaire et d'y avoir répondu. Pour être un peu plus sérieux, plusieurs points de votre billet et de votre réponse me chiffonnent:

- C'est tout à votre honneur de conserver un recul critique sur la pensée ambiante. L'époque en manque dangereusement et ce n'est pas l'ancien étudiant en histoire qui vous en tiendrait rigueur. Mais, comme dit la formule, si la majorité n'a pas forcément raison, elle n'a pas forcément tort non plus.
Vous sembliez d'ailleurs adhérer à ce principe lors du débat sur les antennes-relais en conseil municipal du 25 Juin 2009, au cours duquel vous nous disiez "ne faire confiance qu'aux preuves scientifiques"(contre le rapport bio-initiative que vous jugiez être l'oeuvre d'une minorité de scientifiques sous influence). Et de nous énumérer la somme d'études démontrant que les ondes électromagnétiques ne présentaient aucun danger pour la santé ; 25 000 études d'un côté contre 2500 de l'autre : il n’y avait aucun doute possible à vos yeux, aucune contestation, aucun recul critique. Circulez, y ‘avait rien à voir…

Or vous voilà aujourd'hui à front renversé, doutant cette fois des conclusions de l'immense majorité de la communauté scientifique qui s’accorde à reconnaître la réalité du réchauffement climatique et son origine humaine. 2500 contre 25 000, cette fois il y aurait donc un doute possible ?


- L’autre point qui me dérange, c’est votre comparaison entre la recherche sur les OGM et les travaux de Pasteur.
Les OGM sont une entreprise de privatisation du génome au profit de quelques multinationales; leur prolifération incontrôlable met en coupe réglée les agriculteurs, dans un rapport d’asservissement dont la seule finalité est de gaver une clique d’actionnaires. Ce n’est pas faire preuve d’une quelconque « angoisse » que de dire ça. Vous voir ainsi ériger ce hold-up au rang de progrès et comparer Pasteur à Monsanto a quelque chose de profondément choquant. L’homme de gauche que vous êtes s’honorerait à « articuler » un discours plus cohérent sur cette question.


- Enfin, je vous rejoint totalement sur « la réalité violente et hostile » de la nature dans les pays du Sud. Mais vous oubliez de dire que le réchauffement climatique accentuera encore cette violence et que les pays les moins avancés seront plus durement frappés que nos pays industrialisés, mieux armés et mieux préparés. Refuser, au nom d’une liberté de pensée douteuse, de « se soumettre à l’impératif catégorique du réchauffement climatique », c’est prendre le risque de reporter sur les plus pauvres les conséquences de notre paresse intellectuelle. C’est s’offrir le luxe d’un égoïsme insupportable.

5.Posté par Emmanuel du R. le 05/02/2010 17:54
Cher Monsieur,

Je me réjouis de votre tribune mais plus encore de votre réponse aux précédents contributeurs. Trop souvent en effet, les écologistes autoproclamés ont recours à l'intimidation à l'encontre de ceux qui auraient trop tendance à vouloir nuancer leurs propos. Bref, il ne faudrait discuter qu'entre gens d'accord entre eux. Déjouant certains pronostics, ce véritable terrorisme intellectuel pourrait bien faire de l'écologisme le véritable "communisme du 21ème siècle". (Le déferlement permanent de films de propagande environnementale devrait d'ailleurs interloquer les masses.)

Or, si l'on se penche sur la réalité des choses, il me semble que sur bien des points la raison est de votre côté. Ainsi, à titre d'exemple, l'énergie nucléaire, dont la simple évocation fait dresser les cheveux sur la tête de nos Verts, est sans aucun doute la plus propre, la plus efficace et la plus riche de perspective des énergies dont dispose l'humanité à ce jour. A moins que l'on ne propose la dynamo comme fournisseur futur d'énergie ? (Je ne reviens pas sur le ridicule achevé de la tentative d'implantation d'éoliennes en France, qui défigure la Beauce pour un rendement pathétique. Le solaire, peut-être ? Mais je n'entends plus parler des beaux projets de tours solaires évoquées il y a de cela quelques années). Pourtant, cette simple affirmation suffit à se faire cataloguer parmi les plus ignobles des climato-sceptiques.

En ce qui concerne les OGM, il me semble que les positions de notre hôte blogueur et de Mohamed ne sont pas éloignées : Mohamed estime que les OGM sont actuellement "une entreprise de privatisation du génome au profit de quelques multinationales". Je le rejoins sur ce point mais Jean-Luc Laurent relevait lui-même que "Le nœud du problème, c'est la configuration du capitalisme mondialisé qui assujettit les plus pauvres.". Je crois que cette belle conclusion s'applique bien aux OGM. Sous la seule férule de Monsanto ou Syngenta etc., ceux-ci constituent sans aucun doute l'un des scandales les plus révoltants d'une époque où la morale et l'esprit de partage sont déjà fort mal en point.

Mais cela ne doit pas conduire à la condamnation "par principe" de la modification génétique des organismes. Simplement, celle-ci doit être conduite sous un véritable contrôle public et dans l'intérêt des peuples.

Pour conclure, je souhaite néanmoins rappeler que, comme le soulignait avec quelque humeur le nommé Julo, ce que nous appelons Croissance ne doit pas se résumer à la consommation obsessionnelle de bien électroniques constamment obsolètes et constamment remplaçables (Loi de Gordon, apparition permanente de nouveaux formats vidéo etc.).

Les écologistes touchent du bout du petit doigt un sujet intéressant lorsqu'ils interrogent cette pratique. Mais ils sont incapables de mener cette réflexion dans des directions réellement dignes d'intérêt.

C'est pourquoi de véritables progressistes comme vous sont indispensables au débat public.

6.Posté par Michel Rouyer le 17/02/2010 11:41
Un tel article est consternant et trahit un manque total de connaissance du sujet, une confiance quasi religieuse dans les solutions techniques hypothétiques censées apporter des solutions aux problèmes largement liés aux problèmes d'organisation humaine et d'inégalité entre le Nord et le Sud. Votre diatribe sur l'obscurantisme supposé des écologistes fait fi des solutions qui existent mais qui nécessitent un réel changement d'organisation et de priorité dans un futur développement soutenable de nos sociétés (voir les dossiers très bien documentés des associations Négawatt et Global Chance, sans parler des ONG comme les Amis de la Terre et OXfam).

J'ajoute qu'au contraire de ce qui est affirmé dans votre article, les couches les plus pauvres de la population ont tout à gagner d'un développement d'une écologie sociale et solidaire, qui fait place à l'intelligence humaine et qui retrouve les notions de solidarité à l'échelle des territoires (le fameux slogan mais qui n'en est pas un, voir les agenda-21 qui sont naît des accords de Rio : penser global, agir local).

Votre article est un acte de foi d'une vision passéiste, chargée de préjugés dont les socialistes ont du mal à se départir et qui est totalement aveugle à la seule bonne nouvelle de la mobilisation lors du sommet de Copenhague : à savoir la confluence entre les mouvements sociaux (syndicats) les mouvements altermondialistes (Attac) et les ONG environnementalistes et de solidarité, avec beaucoup des jeunes engagés dans un combat qui est celui de la survie non pas seulement de leur planète, mais de l'humanité.
ET d'une absence totale de compassion en particulier vis à vis des populations d'Afrique et d'Asie sans parler de celles des îles du Pacifique pour qui ce dérèglement a déjà des effets très concrets et demandent déjà des efforts en matière d'adaptation très concrètes aux nouvelles données climatiques, ce dont les pays du Nord refusent d'apporter une juste contribution en terme financier prétextant que les pays émergeant comme la Chine devrait également y contribuer. En marchands de tapis face aux situations de détresse, nous sommes les champions et le résultat sur le papier du refus d'un accord contraignant des chefs d'Etat au sommet de Copenhague en est la preuve manifeste !

Les prévisions des dérèglements climatiques ne sont contestés que par quelques climato-sceptiques qui s'attaquent avec l'appui de certains états dont l'Arabie Saoudite aux travaux des chercheurs du GIEC mais pas seulement à la définition même du combat et de son utilité. N'oublions tout de même pas les énormes intérêts des complexes pétroliers, et autres qui ont intérêt à faire croire que l'activité humaine n'y est pour rien : autrement dit tant qu'on est pas sûr continuons à prospérer, buisness as usual !

Par bonheur, certains des hérauts de la sociale démocratie ne sont tous sur votre longueur d'onde, je pense à Michel Rocard qui est venu débattre avec nous dans les nombreuses conférences débats précédent le sommet de Copenhague et dont le travail de la commission chargé de proposer une contribution-climat a été fait avec honnêteté et sens des responsabilités. Cette contribution rebaptisée taxe carbone a complètement été dévoyée par le gouvernement qui a repris à son compte les pressions des lobbies dont le premier est celui de l'électricité d'origine nucléaire non assujettie à la fameuse taxe et favorisant le chauffage électrique, ce qui est une abbération en terme énergétique pour se chauffer et cuire les aliments. Autre abbération, restituer le chèque vert à toutes les couches de la populations, y compris celles bénéficiaire du bouclier fiscal au lieu de se servir des sommes récoltés des populations aisées qui ont les moyens d'isoler leurs logements à des solutions collectives de transport en commun, d'action publique envers la mise à niveau des logements des plus défavorisés.

Votre profession de foi anti-écologiste est la preuve que nous avons bien un projet de société différent à défendre, et que les nombreux élus et intellectuels issus du PS qui ont rejoint Europe Ecologie ont eu bien raison de le faire aujourd'hui comme Pierre Larrouturou mais il n'est pas le seul car le monde tel que vous nous le promettez n'est rien d'autre que la politique de l'autruche et je ne parle pas que d'urgence environnementale car toutes les crises que nous subissons ont le tort d'interagir entre elles et qu'avec vous l'imagination n'est surtout pas au RDV : reprenons les vielles recettes et méfions nous de toutes les innovations que le défi écologique a le mérite de promouvoir.

Et je ne parle pas que d'innovations technologiques : le maire de la commune la pauvre de Seine Saint Denis Michel Bourgain, élu Vert fait de la diversité des cultures qui habitent sa commune la richesse de son action publique en réparant les dégâts des politiques du passé dont vous prônez la poursuite. Il se permet même de faire un éco-quartier dans ses friches industrielles et dont les sources de pollutions, y compris radio-actives devront être prise en compte, pour améliorer la qualité de vie de ses habitants. Preuve que l'écologie n'est pas réservé aux bobos mais bien la source de bien des innovations sociales, ce qui vous échappe complètement. En réponse à votre identité politique bien marquée et à votre procès d'intention, je renvoie le procès en obscurantisme anti-écologique à son auteur cher Monsieur le candidat sur la liste de M. Huchon qui n'est lui-même pas si caricatural mais visiblement mal inspiré de vous avoir pris sur sa liste !

Michel Rouyer, élu écologiste de l'Essonne

7.Posté par Didier le 21/02/2010 20:03
Bravo pour votre courage dans ce monde politique de plus en plus conformiste et opportuniste. Je partage votre scepticisme : le "consensus" n'est pas une méthode scientifique valable. L'histoire des sciences est parsemée de consensus massifs qui se sont révélés faux par la suite (l'éther, le temps absolu, la conservation de la matière atomique, la continuité de tous les phénomènes, jadis, les terres australes, etc.).

8.Posté par Jean-Luc Laurent le 22/02/2010 00:00
Réponse à Michel :
Réduire la pensée de l'autre à un archaïsme est une paresse intellectuelle et je ne souhaite pas polémiquer de manière inutile. Mon propos consiste à rappeler qu'il y a aujourd'hui des désaccords, des controverses scientifiques nombreuses, et que considérer qu'il n'y a plus de débat, c'est le plus sûr moyen de ne jamais le commencer. Je déplore l'absence de discernement et les discours prétendument généreux.
Je ne m'inscris pas dans un anti-écologisme pavlovien ainsi que vous semblez l'imaginer. J'interroge cette façon très brutale de tenter d'imposer un modèle de culpabilisation de l'humanité. Lorsqu'on divertit les esprits, c'est pour faire diversion. Vous me donnez l'occasion de vous confirmer que nous ne défendons effectivement pas le même projet de société : l'ambition des républicains, c'est de privilégier des politiques publiques dont le dessein essentiel demeure l'aspiration à l'égalité entre les hommes. L'écologisme dogmatique nous en détourne.
Quant à la "diversité des cultures", fût-elle une réalité irremplaçable de notre nation, elle n'ajoute rien au principe d'égalité des citoyens qui requiert d'abord la réciprocité des droits et des devoirs. Le pacte républicain est une force de rassemblement et non de différenciation ou de dislocation du corps social. Mais je ne vois pas bien ce que cela vient faire avec la question écologique.
http://www.jeanluclaurent.fr

9.Posté par Jean-Michel Gambier le 17/03/2010 09:55
Je découvre cet article du maire du KB, relayé par les Verts locaux, qui évidemment font du "buzz". A propos du réchauffement climatique, ça me rappelle Copernic et Galilée, que des Allègre de l'époque ont persécuté. Eppur, si muove !

10.Posté par Erasmus Tharnaby le 19/03/2010 11:32
Au sujet d'Allègre, disons plutôt qu'il s'agit (comme Le pen) d'un repoussoir opportun. Difficile de mettre Allègre du même côté que les républicains.
Non, Monsieur Laurent n'est pas seul. Il a avec lui ceux qui en ont marre qu'on les caricature ou qu'on les traite de négationnistes, simplement parce qu'ils se savent floués par le GIEC.
Il n'y a que les écolo-malthusiens autistes et leur mystique de la frustration pour croire que les citoyens se contentent d'obéir et de culpabiliser, en majorité.
Les suiveurs sont, par nature, majoritaires... Laissons les suivre.
ARGVMENTVM PESSIMI TVRBA EST, Le plus grand nombre est la raison du pire.

http://mistergreengenes.over-blog.com

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