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Nomination à la Commission de Régulation de l'Energie

Mardi 14 Février 2017




La semaine dernière, la commission auditionnait le candidat proposé par la Présidence de la République pour prendre la tête de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE). Un, je connais bien Jean-François Carenco qui est l'actuel préfet d'Ile-de-France. Deux, je n'aime pas beaucoup la CRE, oeil de Bruxelles sur le marché de l'énergie. Question directe, réponse directe.


M. Jean-Luc Laurent: « Monsieur Jean-François Carenco, vous avez un très beau parcours diversifié et une très belle carrière préfectorale durant laquelle vous avez agi au nom de l’État. Vous avez même su incarner l’autorité de l’État, je peux en témoigner pour vous avoir côtoyé dans différentes circonstances. Vous étiez au cabinet de M. Jean-Louis Borloo lorsqu’il s’est agi de créer l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), puis de mettre en place de nouveaux établissements publics fonciers dont celui d’Île-de-France. Vous avez été nommé préfet de la région Île-de-France et préfet de Paris, pour mettre en place la métropole du Grand Paris et les établissements publics territoriaux.

Et vous voilà devant nous pour prendre la présidence de la CRE. Ma question est donc simple : que diable allez-vous faire dans cette galère ? (Sourires.) Pour faire chic, on dit que la CRE est un arbitre, un régulateur ; en fait, la CRE est l’œil de Bruxelles. Je dirais même mieux : la CRE est le bras armé de Bruxelles, avec la concurrence libre et non faussée.

Aujourd’hui, je vous le dis tout net, j’ai l’impression que l’État perd un grand serviteur. On se connaît suffisamment pour se dire les choses. En l’état, je serais presque tenté de voter contre votre nomination pour vous éviter un tel malheur. J’attends avec intérêt votre réponse. »

M. Jean-François Carenco: « Si vous le permettez, je vais répondre d’abord à M. Jean-Luc Laurent car sa question touche à l’essence du sujet. Que suis-je venu faire dans cette galère ? Je me pose aussi la question… À ce stade de ma carrière, j’ai acquis une certaine liberté de ton. La CRE traite de sujets importants pour la société, l’emploi, l’industrie. Elle a, en effet, acquis la réputation de défendre la concurrence pure et parfaite. J’ai cru dire que ce n’était pas tout à fait ma vision. Si la CRE peut être le bras armé de Bruxelles, elle doit être aussi l’un des bras armés de la France à Bruxelles. C’est un jeu d’équilibre, d’aller-retour et d’itération. Si je suis désigné président de la CRE, j’entends prendre toutes les relations avec Bruxelles à mon niveau et ne pas les déléguer à un commissaire. Mon engagement est clair et simple. »

Lire le compte-rendu de la commission

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