"Indignation, écoeurement, indécence"


Recours contre l'élection de Jean-Paul Huchon
COMMUNIQUE DE JEAN-LUC LAURENT

Je m’indigne de la situation créée par le recours politicien, piloté en sous-main par Valérie Pécresse,
contre Jean-Paul Huchon et pour lequel le rapporteur du Conseil d’Etat propose un changement de
jurisprudence, concluant à l’invalidation du président du conseil régional. L’interprétation que le
rapporteur fait de l’article L 52-1 est hors-sujet par rapport à la campagne d’affichage mise en
cause.

Les conséquences politiques d’une affiche -qui n’a pas déplacé une voix- seraient démesurées pour
l’Ile-de-France et pour Jean-Paul Huchon. Si la décision du Conseil d’Etat suivait les conclusions du rapporteur public, elle manquerait de cette lucidité élémentaire et du sens des proportions qui font la justice. Sans voie de recours.

Pour éviter le ridicule d’annuler une élection remportée avec 400 000 voix d’écart, le rapporteur public propose une grave sanction individuelle qui n’est pas digne de la démocratie locale, du travail des élus et du choix clair et net des citoyens.

Par ailleurs, les déclarations des responsables de l’UMP sont scandaleuses. Durant les élections régionales de 2010, les ministres candidats étaient partout et faisaient campagne aux frais de la République. En Ile-de-France dès 2007 l’ensemble de l’appareil d’Etat a été mobilisé pour bloquer la majorité régionale et préparer une élection que le Président de la République avait ciblée. La mobilisation de la communication gouvernementale sur le Grand Paris à l’automne 2010, relayée par sa candidate, mériterait un examen attentif. Entendre maintenant l’UMP se draper dans la « morale » est écoeurant. Les électeurs ont été cruels avec Mme Pécresse et les autres ministres candidats, la revanche sur tapis vert judiciaire n’en est que plus indécente.
Trop, c’est trop.

NOS VILLES

Mercredi 8 Décembre 2010



SELECTION

L'Euroréalisme doit conduire à la monnaie commune

Discours de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et député du Val-de-Marne, prononcé à l’occasion du débat général précédant l’examen par l’Assemblée Nationale du traité TSCG et de la loi organique dite de « la règle d’or », mardi 2 octobre 2012.

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Mes chers collègues,

La crise de l'Euro dure et...j'ai une mauvaise nouvelle elle risque de durer encore.

Je parle ici au nom des trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique qui s'est constitué, en 1992 avec le référendum sur le traité de Maastricht qui a décidé la création de la monnaie unique.

Je vous prie de bien vouloir excuser notre constance mais derrière les fables qui nous sont servies sur les cigales et les fourmis, les méritants et les indisciplinés, les bons et les mauvais élèves de la Bundesbank, ceux qui ont besoin de coups de règle d'or sur les doigts et ceux qui reçoivent des bons points de la Commission, nous discernons la validité de nos thèses.

Dix années de monnaie unique ne les ont pas émoussées et nous sommes convaincus qu'il n'y aura pas de vingtième anniversaire de l'Euro tel qu’il a été conçu.

Les défauts constitutifs de la monnaie unique ne sont pas réductibles car c'est le concept même de monnaie unique qui est inadaptée à la diversité humaine, géographique, démographique, économique et politique de l'Europe.

Face à l'alternative posée au départ entre monnaie unique et monnaie commune, nous défendons toujours la monnaie commune qui est la monnaie du réel, la monnaie du projet commun et de solidarités construites autour des nations qui sont les briques de base de la démocratie.

Mais nous ne sommes pas des incendiaires.


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Jean-Luc Laurent

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