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  <title>Jean-Luc Laurent - Le blog</title>
  <description><![CDATA[Bienvenue sur le blog de Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre, vice-président du Conseil régional d'Île de France.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-09-09T09:22:12+02:00</dc:date>
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   <title>"Réussir vraiment en 2012"</title>
   <pubDate>Wed, 08 Sep 2010 03:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[MRC]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de Jean-Luc Laurent en clôture de l'Université d'été de Valence (5septembre 2010)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2332454-3262081.jpg" alt=""Réussir vraiment en 2012"" title=""Réussir vraiment en 2012"" />
     </div>
     <div>
      Cette année, notre université d’été s’est affranchie de certains usages. En témoigne ce discours de clôture qui n’intervient pas en clôture mais… en lever de rideau de cette matinée du dimanche ! François Hollande arrive vers 11H et nous avons jugé souhaitable de ne pas vous imposer un horaire de fin trop tardif. Je sais que beaucoup d’entre vous sont venus de loin parmi les 250 à 300 participants que vous êtes.        <br />
              <br />
       Un mot d’abord de remerciement à nos camarades de la Drôme et de l’Ardèche, et au premier rang desquels notre ami Gérard Boucher, maire–adjoint de Valence, qui a été l’organisateur de cette université d’été. Mes remerciements vont également de manière appuyée à toi, chère Catherine, pour la spontanéité qui fut la tienne lorsque nous avons sollicité des fédérations pour l’organisation de cet événement. Grâce à vous deux et à l’équipe des militants votre fédération, nous avons pu jouir d’une organisation de grande qualité. Après l’Université d’été de Toulouse de 2009, il n’était pas facile de relever le défi. Vous avez su le faire de très belle manière car, comme chacun sait, organiser ce type d’événement demande une implication particulière, une motivation supplémentaire. C’est aussi par et à travers vous que le MRC est dignement représenté dans la Drôme et en Ardèche.        <br />
              <br />
       La tenue de notre Université d’été ici a une autre raison : l’inacceptable reniement de l’accord pour les régionales où Catherine Coutard et les autres candidats MRC ont été relégués par le président de région, ce qui nous a conduits à un retrait pur et simple. Notre présence vaut détermination.        <br />
              <br />
       Valence, Valencia en latin, cela veut dire la Vaillante, la Vigoureuse. Sous cet auspice, l’Université d’été du MRC est bien placée : le MRC n’a jamais manqué ni de vaillance, ni de vigueur.        <br />
              <br />
       Je veux remercier le maire de Valence, Alain Maurice, qui a su faciliter notre venue et qui nous a accueillis en partenaires et en amis, ici, aux portes du Midi.        <br />
              <br />
       Je veux saluer et remercier plus particulièrement nos intervenants d’hier : Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Laurent Pinsolle, Jean-Michel Quatrepoint et Pierre-Alain Weill pour les intervenants du dehors, et Etienne Butzbach, Bruno Moschetto, Yves le Hénaff, Julien Landfried, Patrick Quinqueton, Marie-Françoise Bechtel pour les intervenants du dedans, c’est-à-dire du MRC, selon l’expression de Bastien Faudot. Merci enfin et surtout à Bastien Faudot qui a la responsabilité de notre université d’été. 2010 est un excellent cru.        <br />
              <br />
       Le thème de l’Université d’été s’est imposé à nous comme une évidence. Une évidence politique, une évidence sociale, une évidence intellectuelle aussi. La crise est peut-être moins présente dans les médias qu’elle ne le fut au cours des deux dernières années, cela ne signifie pas qu’elle l’est moins dans la réalité, bien au contraire.        <br />
              <br />
       <b>I) Avec la crise, la France doit reprendre en main son destin </b>       <br />
       Au lendemain de l’épisode douloureux des subprimes, qui avait vu les puissances publiques intervenir directement pour sauver la finance, les banques, et donc aussi les épargnants, n’avait-on pas déjà entendu quelques esprits impatients un peu trop prompts à célébrer les miracles de la relance, à chanter le retour de la croissance ?        <br />
              <br />
       La crise grecque au printemps dernier aura eu l’effet d’une douche écossaise pour ceux qui pensaient en avoir terminé avec les turbulences. Il aura fallu là aussi l’engagement des puissances publiques pour rasséréner les exigences croissantes des marchés. Qui aurait cru hier que les Etats seraient un jour suspendus, accrochés au bon vouloir d’agences de notation privées, qui se sont mises en situation de faire la pluie et le beau temps sur le marché de la dette ? De ce point de vue, je glisse une piste qui me paraît essentielle pour l’avenir : n’y a-t-il pas nécessité à restructurer la dette pour la renationaliser ? C’est une piste pour se débarrasser de la tutelle des fameuses agences de notation et reconquérir ainsi notre autonomie.        <br />
              <br />
       Mais à nouveau, l’accalmie semble être revenue. Pour un temps, car le mal est plus profond. Je ne veux pas jouer ici les Pythie ou les Cassandre, mais il importe d’être lucide pour prendre la mesure des défis que nous aurons demain à relever.        <br />
              <br />
       Je ne veux pas non plus vous assommer de chiffres mais il y a des signes qui ne trompent pas. Il suffit de conserver en mémoire les chiffres donnés hier et les statistiques publiées par l’INSEE ces derniers mois pour prendre le pouls de ce qu’on appelle pudiquement « la conjoncture ». Celle-ci se révèle d’une grande fébrilité :        <br />
       -	Le chiffre d’affaire de l’industrie manufacturière a baissé de 0,5% en juin ;        <br />
       -	Augmentation des défaillances d’entreprises de +3,3% au printemps ;        <br />
       -	Les créations d’entreprises ont baissé de -23% hors auto-entrepreneurs en juillet dernier ;        <br />
       -	Les immatriculations de véhicules ont baissé de 5% en juillet ;        <br />
       -	Après une récession d’environ 2% en 2009, les prévisions de croissance en 2010 oscillent entre 1 et 1,5%, ce qui est tout-à-fait insuffisant pour faire face à la dette de l’Etat, à l’insolvabilité des ménages et au chômage notamment de longue durée.        <br />
              <br />
       Ce ne sont pas là ce que l’on pourrait appeler les signes manifestes d’une reprise. Ce sont ceux d’une préoccupante stagnation.        <br />
       Ce constat doit être croisé avec une évolution historique au long cours :        <br />
       -	La balance commerciale est structurellement déficitaire depuis 7 ans en France : les parts de marché de la France ont réduit d’1/3 en 10 ans.        <br />
       -	Le taux de chômage est repassé au-delà des 10% depuis le printemps selon l’OCDE        <br />
       -	Le nombre d’emplois dans l’industrie a chuté de 5,5 millions à 3,5 millions en 30 ans dont 500 000 emplois perdus depuis 2000 comme nous l’a rappelé hier Jean-Michel Quatrepoint.        <br />
       -	La dette publique atteindra 80% du PIB à la fin de l’année 2010. La cour des comptes a anticipé le chiffre de 100% du PIB pour 2013 !        <br />
       -	La zone euro est une zone atone en termes de croissance depuis sa conception avec des moyennes qui plafonnent à 1 ou 1,5% depuis sa création.        <br />
              <br />
       Je fais ce bref énoncé parce que nous avons un devoir de vérité. Ce devoir de vérité n’est pas le produit d’une visée morale. C’est la première condition pour comprendre aujourd’hui et pour agir demain.        <br />
       Face à ce dérèglement généralisé, la France est confrontée à une réalité historique rugueuse. Les tables rondes d’hier ont permis d’en prendre la mesure. Car la gravité de la situation doit être considérée pour elle-même : cette crise est le produit d’une histoire. Elle n’est pas apparue par l’opération du Saint-Esprit !        <br />
       -	Cette crise est le résultat d’une économie où la production de richesses réelles a été de plus en plus subordonnée aux valeurs virtuelles. Lorsque le soufflé retombe, ces dernières entraînent les premières dans leur chute.        <br />
       -	Elle est le résultat de choix politiques qui ont livré la force de travail de nos salariés à la concurrence déloyale des pays à très bas coûts. La déréglementation et l’abattement des frontières, hier perçus par certains comme une cause généreuse et sacrée, a désormais produit ses effets funestes.        <br />
       -	Elle est enfin le résultat d’une doctrine inconséquente, a-politique par essence, qui a connu une renaissance puissante à la fin des années 70 : le spontanésime de la main invisible d’Adam Smith. Le libéralisme est d’abord une théorie d’une naïveté confondante. Le système économique s’effondre en partie par la vacance du pouvoir, par l’abandon du politique. Depuis Rousseau pourtant nous savons bien que ce n’est pas la somme des intérêts particuliers qui constitue l’intérêt général.        <br />
              <br />
       L’enjeu, pour la France, c’est d’abord de reprendre en main son propre destin. Il est un rendez-vous politique qui doit pouvoir servir de levier pour cela : la prochaine élection présidentielle et bien sûr dans la foulée, les élections législatives.        <br />
              <br />
       <b>II) La gauche a besoin de mettre ses idées au net pour réussir vraiment </b>       <br />
       Pour se hisser à la hauteur de l’enjeu en 2012, la gauche doit se concentrer sur l’essentiel : l’analyse de la crise, de ses tenants et de ses aboutissants. Car cette crise est aussi un moment décisif, elle va remodeler les rapports sociaux, économiques mais aussi internationaux sur le long terme.        <br />
              <br />
       Depuis le début de cette crise, le MRC, fidèle à sa méthode, a privilégié le travail d’analyse et a mis sur le métier un corpus de propositions. Ces 40 propositions que notre congrès de juin a adoptées, ont été rassemblées dans ce que nous appelons le « Programme de Salut public ». Ce programme de Salut public, c’est la volonté d’instituer une main très visible qui doit organiser la vie sociale, le monde du travail et la vie économique. <b>L’autorégulation est une théorie de charlatan au service du droit du plus fort. </b>       <br />
              <br />
       Depuis la déconvenue des subprimes, nous avons entendu des appels vibrants à la moralisation du capitalisme financier. Mais l<b>e capitalisme financier n’a pas besoin de morale ! Le capitalisme financier a besoin de règles, de contraintes, d’un encadrement stricte pour délivrer les citoyens, les salariés, les ouvriers du double étau dans lequel ils ont été placés : l’étau de la contrainte actionnariale et l’étau de la contrainte concurrentielle. </b>       <br />
              <br />
       La gauche a, de ce point de vue, un double objectif qui doit animer son ambition et son projet pour 2012: libérer l’économie de production des injonctions de rendement de la finance, remettre sur pieds un système concurrentiel loyal. En deçà de ces exigences, elle ferait fausse route. Ce sont les deux obsessions qui doivent conduire son action sur le plan économique.        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement l’a dit à la fête de la rose à Frangy-en Bresse cet été : pour la gauche, la question ne se réduit pas à la victoire en 2012. Plus encore, la gauche a le devoir de réussir si elle l’emporte en 2012. Et pour réussir, elle doit changer de braquet, se délivrer de la logique sociale-libérale et des vieilles recettes sociales-démocrates qui sont obsolètes.        <br />
              <br />
       Ayons un langage d’exigence et de vérité : la gauche court le risque de retomber dans ses errements chroniques. La question posée par cette crise est autrement plus considérable que les turpitudes de M. Woerth et les extravagances de Mme Bettencourt. Il ne s’agit pas de les minimiser : les accusations portées sont graves et méritent d’être évaluées. Mais la gauche n’a pas à découvrir la lune !        <br />
              <br />
       Au MRC, nous ne découvrons pas la République et ses valeurs au premier rang desquelles figurent la rectitude, le désintéressement et l’intérêt général.        <br />
              <br />
       La gauche doit proposer un projet alternatif. Pour cela, la gauche a besoin de mettre ses idées au net sur la nation, la place de la France en Europe, les réponses à la crise de l’euro et à la globalisation financière. La gauche n’a pas aujourd’hui de projet partagé pour gagner et réussir vraiment.        <br />
              <br />
       L’antisarkozysme un danger incalculable. D’abord parce que la question posée n’est pas celle de sa personne, mais celle de l’orientation politique qu’il incarne, et de la pratique du pouvoir qu’il exerce depuis plus de trois ans. La gauche doit en un mot, se mettre hors de portée et faire la différence sur le fond.        <br />
              <br />
       Cet été, M. Sarkozy a multiplié les provocations et son cabotinage de mauvais goût auprès de l’électorat d’extrême droite semble ne plus avoir les effets escomptés. Pour l’heure, la gauche semble avoir réussi dans les grandes lignes à ne pas tomber dans le piège qui lui avait été tendu. Mais on sent la tentation qui peut être la sienne à se draper de vertu, à faire montre d’indignation et se réfugier dans une surenchère inutile. <b>Sur la question des Roms, sur celle de l’insécurité, seul un discours républicain charpenté, articulé, lui permettra de répondre sur le fond, sans rien céder aux provocations.</b> Le problème du Président de la République, à la différence de tous ses prédécesseurs, c’est qu’il rentre systématiquement dans une logique de dislocation du corps social en désignant à la vindicte telle ou telle catégorie de citoyens ou de résidents de notre pays.        <br />
              <br />
       A l’image du président, depuis plusieurs mois, le gouvernement s’égare. En juin, Mme Bachelot témoigne en Afrique du Sud qu’elle a arraché quelques larmes aux joueurs de l’équipe de France, en juillet M. Woerth s’explique à distance avec la famille Bettencourt, en aout M. Hortefeux se fait taper sur les doigts par le pape et puis, et puis, l’inénarrable M. Kouchner fait part de ses états d’âme et se contorsionne pour expliquer qu’il aurait bien aimé démissionner, qu’il était vraiment à deux doigts de le faire, laissant entendre que si ça continue, la prochaine fois peut-être…. Mais M. Kouchner, on ne brandit pas une démission. Dans la vie politique, on démissionne ou on se la ferme ! Preuve que ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.        <br />
              <br />
       Cette séquence gouvernementale nous plonge au royaume d’Ubu !        <br />
              <br />
       La République mérite un autre destin. Face aux enjeux déterminants auxquels cette université d’été s’est très largement consacrée, la gauche va devoir faire preuve de ténacité, d’imagination et de suite dans les idées.        <br />
              <br />
       Pour 2012, la gauche aura besoin d’une pointe saillante et avancée à la proue du navire. Le MRC, par la qualité historique des orientations qui ont toujours été les siennes sera incontournable : <b>sur la question industrielle, sur la croissance, sur les relations internationales, sur l’école, sur la laïcité, sur la sécurité, nous avons le privilège de l’antécédence. Nous avons aussi celui de la continuité. </b>       <br />
              <br />
       Ce privilège de l’antécédence ne doit pas nous transformer en donneur de leçons. Nous avons toujours privilégié l’analyse et le débat afin de définir un projet solide et sérieux. C’est ce que nous faisons et allons développer dans les mois qui viennent avec les partis de gauche et avec les citoyens directement.        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement a répondu à l’invitation d’Arnaud Montebourg voici 2 semaines. Il échangera dans un instant avec l’ancien premier Secrétaire du parti socialiste François Hollande, que je veux remercier chaleureusement d’avoir accepté notre invitation. Nous irons ensuite rencontrer Martine Aubry dans une dizaine de jour. Chacun d’entre eux connait notre tempérament, nos convictions et la place essentielle que nous faisons pour l’argument et la raison.        <br />
              <br />
       Certains doutent de notre décision de ne pas participer aux primaires socialistes. La question m’est posée régulièrement. <b>Soyons clairs : du point de vue du MRC, le processus des primaires – réduites à des primaires socialistes êt avec un arrangement – est mort-né.</b> Je m’explique : si l’objet réel de ces primaires était d’obtenir automatiquement le label républicain pour le futur candidat socialiste, il n’était tout simplement pas question d’offrir notre caution sans qu’une étape préalable de réflexion et de débat sur le fond, puis un projet commun n’ait eu lieu.        <br />
              <br />
       Fort de son projet, du programme de Salut public auquel il travaille depuis plus d’un an, le MRC a donc décidé de porter, de soutenir une candidature républicaine pour 2012. L’espace politique existe : il mérite d’être développé, agrandi, pour que notre message soit porté à la connaissance de tous les Français. Nous avons un an pour faire bouger les lignes. Si nous sommes capables de nous porter vers l’avant, l’égalité républicaine, la puissance publique sera le recours dans cette période troublée où les repères sont malmenés.        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement a pris ses dispositions pour être prêt si la situation l’exige. François Hollande a fait connaître sa possible candidature dans le cadre des primaires. C’est donc un débat entre deux présidentiables qui va clôturer cette université d’été dans un instant.        <br />
              <br />
       <b>Preuve que le MRC se tourne tout entier pour préparer les rendez-vous de 2012, qu’il compte bien peser dans le débat et prendre toute sa part au combat !</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.jeanluclaurent.fr/Reussir-vraiment-en-2012_a42.html</link>
  </item>

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   <title>Vidéo du discours de Jean-Luc Laurent</title>
   <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 15:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[MRC]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vidéo intégrale du discours prononcé par Jean-Luc Laurent lors du congrès de Paris.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Discours du nouveau président du MRC</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jun 2010 01:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[MRC]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Luc Laurent devant le congrès du MRC. 26 juin 2010, Paris.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2192178-3056224.jpg" alt="Discours du nouveau président du MRC" title="Discours du nouveau président du MRC" />
     </div>
     <div>
      Citoyennes, Citoyens,        <br />
       Chers camarades,        <br />
              <br />
       La France, l’Europe et le monde traversent une crise historique. Cette crise doit être envisagée totalement, comprise globalement. Cette crise est la crise d’un système. Il ne s’agit pas d’une petite convulsion ou d’une simple réplique des secousses précédentes, qui d’ailleurs, furent autant d’opportunités pour le capitalisme financier de consolider sa suprématie.        <br />
              <br />
       Depuis l’été 2007, elle a connu des épisodes liés les uns aux autres. On en comprend le sens profond qu’en s’efforçant de relier les premières fissures du système bancaire à l’été 2007 à la crise des subprimes de septembre 2008, et cette crise des subprimes aux turbulences qui agitent aujourd’hui la zone euro.        <br />
              <br />
       Au plan des symptômes, cette crise est celle d’un endettement généralisé : endettement des Etats (près de 40.000 milliards de dollars, 2/3 du PIB mondial), endettement des banques, endettement des ménages. Cet endettement est le produit d’un déséquilibre économique majeur qui tient à plusieurs facteurs : porosité du système par la concurrence déloyale des hommes et des territoires, assujettissement de l’économie de production à l’économie des services et aux injonctions de la spéculation, détricotage méthodique du rôle de l’Etat depuis 3 décennies.        <br />
              <br />
       La crise n’a pas tardé à produire ses funestes conséquences. Le coût social qu’elle engendre donne le vertige : en 2009, 412.000 emplois ont été détruits en France, plus de 4 millions pour les seuls Etats-Unis.        <br />
              <br />
       Rappelez-vous ce que nous disions en juin 2008 lors de notre congrès au Kremlin-Bicêtre : Un tsunami barre l’horizon. La démesure des chiffres conduit à considérer que le tsunami dont nous parlions au précédent congrès n’était pas une emphase mais une réalité que nous sommes bien seuls à avoir anticipé. C’est à ce type de phénomène auquel nous sommes bel et bien confrontés : une déferlante contre laquelle les digues construites par notre pacte social et politique risquent de céder.        <br />
              <br />
       Au MRC, cette crise, nous ne l’avons pas seulement anticipée. Nous en combattons les causes agissantes depuis plus de vingt ans. Qui se rappelle aujourd’hui du combat qui fut le nôtre contre la désindustrialisation de notre pays ? Devons-nous avoir honte de l’attachement qui a toujours été le nôtre au secteur public bancaire – nationalisation, prononçons le mot puisqu’il est, paraît-il, redevenu fréquentable ? N’étions-nous pas hier qualifiés d’archaïques lorsque nous dénoncions lors du référendum de 1992, l’indigence de l’Europe de Maastricht ?        <br />
              <br />
       Nous avons été bien seuls à refuser l’enterrement des Nations et à avoir une conception réaliste de l’Europe. Notre horizon fut toujours celui d’une République européenne des Nations et des peuples. A la lumière des développements récents, nous n’avons pas à en rougir. Au contraire, le mépris dont nous faisions alors l’objet, est devenu proprement risible.        <br />
              <br />
       Car cette crise a déjà fait quelques victimes : le traité de Maastricht et toute sa descendance (Amsterdam, Nice, Lisbonne). Ceux qui s’obstinaient à soutenir le caractère indépassable de ces textes sacrés en sont pour leurs frais : toutes les dispositions substantielles de ces traités ont d’ores et déjà fini à la poubelle. Je vous propose d’inventorier rapidement ces fondamentaux devenus subitement accessoires :        <br />
       -	piétiné le fameux article 107 de Lisbonne qui interdit les aides d’Etat ;        <br />
       -	oublié l’article 123 qui interdisait, autrefois, à la banque centrale européenne de prêter aux autorités publiques ;        <br />
       -	orphelins les articles 101 et 102 interdisant les constitutions de position dominante et qui pourtant, n’ont pas fait obstacle aux restructurations bancaires ;        <br />
       -	violés un à un tous les critères de convergence hérités de Maastricht : déficit de 3% (article 126 de Lisbonne) lorsque certains pays atteignent des chiffres à deux points, dette publique de 60% du PIB qu’aucun pays ne sera bientôt plus en capacité de respecter.        <br />
              <br />
       Cette logique du traité européen en jachère doit interroger nos élites au-delà du cycle de la crise. Des dispositions qui ne sont valables que par beau temps ont déjà perdu toute crédibilité. Il ne suffit plus de dénoncer ces impostures, il est urgent d’y mettre fin.        <br />
              <br />
       L’Europe-bouclier-contre-la-mondialisation ? Elle apparaît désormais pour ce qu’elle est : une fable qui n’a que trop duré. L’acte unique de 1987 et les directives Lamy-Delors de 1988 (article 63 de Lisbonne) sont directement en cause. C’est la clause extérieure de cet article 63, interdisant toute protection, qui a permis que la nocivité des subprimes vienne contaminer le bilan des banques européennes.        <br />
              <br />
       Si je rappelle tout cela, c’est parce que cette Europe n’a pas seulement péché par absence de volonté face à la mondialisation. Elle en est le principe actif.        <br />
              <br />
       C’était hier.        <br />
              <br />
       De ce privilège de l’antécédence, nous ne devons pas tirer de gloire particulière. Nous le savons bien, nous autres : au Mouvement Républicain et Citoyen, faire de la politique veut d’abord dire penser le monde qui nous entoure, en comprendre les contours, en analyser les forces qui l’animent. C’est la première condition de l’action.        <br />
              <br />
       Aussi, si nous pensons en situation, le moment politique que nous vivons est important. Il est même, à certains égards, décisif. Depuis près de vingt ans, le courant idéologique que nous représentons a forgé une doctrine et un projet qui se trouvent aujourd’hui justifiés par la réalité elle-même.        <br />
              <br />
       Dans ce contexte économique, social et politique, nous avions dit il y a deux ans notre disponibilité pour la refondation républicaine de toute la gauche. Nous connaissions la réponse des autres partis de gauche : chacun a choisi son pré carré ! Pour autant, cette stratégie reste notre perspective.        <br />
              <br />
       Dans le prolongement, nous avions également répondu OUI, mais un OUI conditionnel à l’organisation des primaires de toute la gauche pour aborder 2012. Nous étions partants dès lors qu’un contenu politique substantiel, un projet commun précédait les primaires proprement dites. Nous souhaitions par ailleurs que ces primaires soient ouvertes et permettent de s’adresser aux citoyens et non seulement aux seuls militants de nos partis respectifs.        <br />
              <br />
       L’idée de réunir des Assises de toute la gauche pour préfigurer ce qu’aurait pu être un grand parti d’une part, et ces conditions minimales pour les primaires, n’ont pas été retenues par nos partenaires. Nous devions en prendre acte. C’est ce qu’a décidé notre Conseil national le 28 mars dernier.        <br />
              <br />
       Disons-le à nouveau clairement. Participer aux primaires dans les conditions et les modalités définies par nos partenaires socialistes entraînait non seulement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance et discussion du projet.        <br />
              <br />
       Par ailleurs, chacun garde en mémoire le sort qui a été réservé à notre accord dans le cadre des élections régionales qui étaient selon Martine Aubry . Il se trouve que nous demeurons attachés au respect de la parole donnée.        <br />
              <br />
       Dans ces conditions, le processus des primaires se trouve réduit à une question de casting. Face aux enjeux déterminants de ce monde, il est à craindre qu’une candidature qui ne serait que le produit des sondages ne pourra y répondre. Chacun sait que la république n’est pas soluble dans la démocratie d’opinion : nous plaçons le peuple dans une toute autre estime.        <br />
              <br />
       Il faut mettre la gauche en garde contre la tentation de se réfugier dans l’antisarkozysme pour 2012. L’antisarkozysme est une posture, cela n’en fait pas une politique. On ne répond pas aux défis de la crise d’une telle ampleur avec la crise de l’euro et le plan d’austérité qu’on nous prépare, en misant sur le désespoir légitime des Français face à la politique du gouvernement. A défaut, la gauche court le risque de connaître rapidement le soir qui déchante.        <br />
              <br />
       Nous avons l’obligation de regarder plus loin. Pour la gauche, il ne s’agit pas seulement de gagner en 2012. Pour la gauche, il s’agit de retrouver le peuple et de s’adresser à la Nation. La victoire ne serait que cosmétique si elle n’était pas d’abord bâtie par la force du projet.        <br />
              <br />
       C’est parce que le MRC veut une alternative sérieuse, réaliste et conséquente à Nicolas Sarkozy, que la candidature républicaine est une nécessité.        <br />
              <br />
       C’est le sens de notre programme de Salut public que notre congrès a choisi d’adopter. Parmi les 40 propositions qu’il contient, je veux citer quelques grands axes qui me paraissent significatifs :        <br />
       -	nous voulons un gouvernement économique de la zone euro qui s’affranchisse des règles absurdes qui la mettent aujourd’hui en péril. Il faut une politique monétaire au service de la croissance et de l’emploi, non une politique monétaire d’accompagnement du marché.        <br />
       -	nous voulons mettre un terme à la dictature du capitalisme financier en proposant, notamment, la nationalisation du crédit. Le crédit doit être envisagé pour ce qu’il est : un bien public qui ne saurait être abandonné à des intérêts privés. Ce n’est pas une position dogmatique : nous sommes instruits par l’expérience et avons vu ce qu’ils en ont fait.        <br />
       -	nous voulons une politique industrielle volontariste, convaincus que la force de l’économie réside d’abord dans la production, la recherche et l’innovation. Nous devons revenir à cette grammaire : les pays qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu sont précisément ceux qui font de l’industrie une priorité.        <br />
       -	nous voulons une école de l’instruction et de la transmission des savoirs. Elle est un pari sur l’avenir, le moyen de former des citoyens libres disposant d’un esprit critique, capables de participer à la prospérité du pays.        <br />
       -	nous voulons une citoyenneté qui articule la réciprocité des droits et des devoirs. Oui nous assumons pleinement la sécurité dont doivent jouir tous les citoyens. Celle-ci ne doit pas être l’otage des émotions souvent instrumentalisées par le gouvernement. C’est tout le sens de la discipline républicaine.        <br />
       -	nous voulons une société débarrassée des fantasmes communautaires. Pour cela, notre Nation doit faire vivre son modèle de laïcité que la logique libérale met chaque jour en péril par l’individualisme triomphant. L’atomisation de la société se nourrit de l’incapacité de la France à accepter son propre destin : celle de la communauté des citoyens, libérée de l’obsession des origines. Notre modèle républicain est le meilleur antidote à toutes les conceptions communautaristes, de droite comme de gauche.        <br />
              <br />
       Avec son adoption, le congrès décide aujourd’hui de mettre ce programme de Salut Public en débat avec tous les Français. Ayons aussi l’immodestie de penser que ce projet bénéficiera d’un avantage comparatif évident : nous ne l’avons pas découvert dans une pochette surprise. Il est le fruit de notre histoire, de notre cohérence, de notre volonté. Vous connaissez la phrase de Madeleine Proust : « Quand on voit ce qu’on voit, quand on entend ce qu’on entend, on se dit qu'on a raison de penser ce qu’on pense et de n'en rien dire ». Et nous, au MRC, nous le disons !        <br />
              <br />
       Malgré les ravages qu’elle produit, la crise que nous traversons a une vertu essentielle : celle de rendre pensable ce qui ne l’était plus. La crise constitue une opportunité à saisir pour proposer aux citoyens d’ouvrir un nouveau chemin.        <br />
              <br />
       Nous connaissons suffisamment bien les dommages collatéraux de la dialectique entre les archaïques et les modernes pour en avoir été longtemps victimes. La réalité a subi un tonitruant retournement : la social-démocratie et sa variante sociale-libérale ont pris un sacré coup de vieux. Elle se révèle impuissante, candide et obsolète. Politiquement, nous vivons la fin d’un cycle au terme duquel, le projet républicain réaffirme toute sa pertinence. Disons-le sans faiblir : ce sont nous, les Républicains, qui sommes redevenus modernes ! Ce sont eux, les libéraux, qui sont redevenus archaïques !        <br />
              <br />
       Mais une candidature républicaine n’est pas une candidature hors-sol. Que la République soit née à gauche ne procède pas d’un hasard. Elle est la substance de la société politique par excellence, l’affirmation qu’il y a du « plus que soi ». Elle est la prise en compte de l’humain comme être social, lié aux autres, dépositaire de l’intérêt général.        <br />
              <br />
       Le sens du combat républicain est plus que jamais opportun car la crise n’est pas seulement celle de l’économie. Elle est, plus profondément, celle du système libéral qui a mis en péril l’Etat et la puissance publique face au marché, mais aussi en faisant l’apologie de cet objet politique non identifié : l’introuvable société civile !        <br />
              <br />
       De ce projet est né la nécessité de proposer pour 2012 un candidat républicain qui devra aller à la rencontre du peuple.        <br />
              <br />
       En se rendant disponible, Jean-Pierre Chevènement fait un pas en avant vers la candidature républicaine. Son expérience, sa stature d’homme d’Etat, sa probité intellectuelle, lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France. Car nous le savons, l’élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et la Nation.        <br />
              <br />
       En me proposant de lui succéder à la Présidence du MRC, je veux remercier Jean-Pierre Chevènement pour la confiance qu’il me témoigne. Je mesure la responsabilité qu’il me confie. Si le congrès le souhaite, je conduirai notre mouvement, avec le concours de tous, dans la clarté et la cohérence, pour préparer cette échéance, et l’accompagner.        <br />
              <br />
       Parce qu’il m’importe d’inscrire ce qui vient dans la fidélité et la continuité, je propose au congrès que Jean-Pierre Chevènement devienne notre Président d’honneur.        <br />
              <br />
       Le MRC doit se mobiliser pour le rendez-vous de 2012. La situation nous oblige collectivement et nous impose des tâches à la hauteur desquelles il nous appartient, et à nous seuls, de nous hisser.        <br />
              <br />
       Il nous revient de créer l’espace politique nécessaire pour rendre demain possible ce que la situation exige aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Le chemin entamé il y a vingt ans, a été long, parfois douloureux. Si on a voulu nous faire disparaître, nous avons survécu et sommes debouts et vaillants. Si nous avons été confinés dans la marginalité au gré des événements, la période est nouvelle et ces événements ne manqueront pas pour l’avenir, d’être les plus fidèles de nos alliés.        <br />
              <br />
       « Aide-toi, le ciel t’aidera » n’est pas, malgré les apparences, un verset biblique, mais la morale d’une fable de La Fontaine « Le Charretier embourbé ». C’est aussi le nom d’une société jacobine née en 1827 et qui compta beaucoup dans la réussite des Trois glorieuses en juillet 1830. Voilà peut-être la maxime que le MRC doit faire sienne pour les deux années qui viennent.        <br />
              <br />
       Le MRC doit donc se mettre au travail et se dépenser sans compter. C’est dans cet esprit que la composition de la prochaine direction a été imaginée. A la mesure de l’ambition qui est la nôtre, nous devrons réunir les bonnes volontés et les envies pour nous mettre en situation d’ici 2012.        <br />
              <br />
       Conscient du défi qui nous attend, la composition de la direction nationale que je soumets à l’approbation du congrès s’inscrit dans le prolongement du travail réalisé depuis 2008. Elle témoigne aussi d’un nécessaire renouvèlement et ouvre au rassemblement de tous.        <br />
              <br />
       En lien avec Jean-Pierre Chevènement, j’ai souhaité constituer une EQUIPE.        <br />
              <br />
       L’EQUIPE est empruntée au langage marin. Au sens premier, c’est un équipage d’hommes et de femmes embarqués pour une aventure commune, qui suppose le dévouement et l’indéfectible solidarité. Je propose une EQUIPE opérationnelle qui devra faire preuve d’une implication et d’une disponibilité exemplaires. Ce Secrétariat national aura pour tâche de remplir les objectifs politiques fixés par le Congrès.        <br />
              <br />
       A mes côtés, Jean-Pierre Chevènement a proposé de créer une vice-présidence du MRC confiée à une femme de talent, une femme exigeante et solide : il s’agit de Marie-Françoise Bechtel.        <br />
              <br />
       En accord avec Jean-Pierre Chevènement, je vous propose d’élire également un 2ème vice-président en la personne de Christian Hutin, député-maire de Saint-Pôl-sur-Mer.        <br />
              <br />
       Au sein du Secrétariat national, un responsable aura la charge des parrainages pour 2012. Ce Secrétaire national animera le travail collectif que nous aurons à faire avec vous.        <br />
              <br />
       Je propose que le Secrétariat national comprenne un Secrétariat national exécutif qui se réunirait chaque semaine et un Secrétariat élargi qui serait constitué de membres issus de fédérations et qui se réunirait au moins deux fois par trimestre, pour être le lieu du débat, de la préparation de l’action et du travail sur le terrain. Par ailleurs, une conférence des premiers Secrétaires des Unions régionales et des fédérations importantes sera créée par le Secrétariat national pour l’animation et le développement du MRC. Cette conférence dont l’idée revient à Marie-Françoise Bechtel, permettra de faire le lien entre la direction et l’action territoriale.        <br />
              <br />
       Avec cette équipe, si vous le souhaitez, je conduirai demain notre mouvement jusqu’à l’objectif de 2012 pour que la France, notre patrie, puisse reconquérir son destin. Nous disposons d’un dessein et d’une stratégie fidèles au sens de notre engagement. J’entends les servir avec chacun d’entre vous.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>http://www.jeanluclaurent.fr/Discours-du-nouveau-president-du-MRC_a39.html</link>
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   <title>Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jun 2010 01:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[MRC]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Dépêche de l'AFP     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2192181-3056227.jpg" alt="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012" title="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012" />
     </div>
     <div>
      Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne       <br />
       De Julie DUCOURAU (AFP)       <br />
       PARIS — Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), regrettant la tournure qu'ont prise les primaires, a décidé de soutenir un "candidat républicain" pour la présidentielle de 2012 qui pourrait bien être Jean-Pierre Chevènement, désormais président d'honneur du parti.       <br />
       Lors du 5e congrès du MRC ce week-end à Paris, à l'Auditorium George V (VIIIe arr.), les quelque 200 délégués ont voté à la quasi-unanimité pour "se préparer à présenter un candidat républicain" à cette "élection primordiale, la mère des batailles", selon les mots de l'ancien ministre de la Défense et de l'Intérieur.       <br />
       "Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu'un contenu politique précédait les primaires proprement dites", a expliqué à la tribune Jean-Luc Laurent élu, à 53 ans, nouveau président du MRC à 91,7%. Un "score pas tout à fait biélorusse", s'est amusé son prédécesseur, M. Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l'unanimité, président d'honneur.       <br />
       Mais il n'est pas question de "participer aux primaires dans les conditions définies par le PS, entraînant inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni discussion du projet", a ajouté M. Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).       <br />
       Dénonçant un PS qui "nous écrase" et "reste prisonnier d'une vision libérale et européiste dépassée", M. Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel, que ces primaires risquaient de "se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages" après le "pacte" Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal.       <br />
       Face à la crise du capitalisme financier et "la crise de la monnaie unique que nous avions prévue depuis sa création", le MRC propose donc un "programme de salut public" en 40 propositions. "Nous voulons faire la révolution", c'est-à-dire "remettre les choses à l'endroit" et "faire passer le souci de l'Homme avant celui de la finance", a lancé "le Che" comme l'appellent certains délégués, se prononçant notamment pour "une monnaie qui n'écrase pas notre compétitivité" et une "mise en oeuvre d'un contrôle public du crédit".       <br />
       Dans un parti qui reproche au PS d'avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature de M. Chevènement qui doit rencontrer Martine Aubry en juillet, semble donc se profiler. "Son expérience, sa stature d'homme d'Etat, sa probité lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France", a affirmé M. Laurent, très applaudi.       <br />
       En devenant président d'honneur, M. Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend "disponible le cas échéant" pour 2012, selon Julien Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine "www.chevenement2012.fr" et "www.chevenement2012.com".       <br />
       Avant d'entonner la Marseillaise à la fin de son discours, l'intéressé, lui, a assuré ne "rien exclure", n'étant "animé que par le souci de servir (s)on pays". "Certes je ne suis plus jeune, mais l'expérience est irremplaçable", a dit l'ex-ministre de Lionel Jospin, récusant "le procès ridicule qui (lui) a été fait d'avoir fait perdre le candidat socialiste" en 2002.       <br />
       Mais une autre ambition pourrait changer la donne. Selon un proche du sénateur de Belfort, "M. Chevènement pourrait être un bon candidat à la présidence du Sénat" en cas de basculement à gauche aux sénatoriales de 2011, car il est "respecté à droite et apparaîtrait comme une candidature d'équilibre".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.jeanluclaurent.fr/Le-MRC-pour-un-candidat-republicain-en-2012_a40.html</link>
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   <title>Débat sur LCP : faut-il armer la police municipale ?</title>
   <pubDate>Thu, 27 May 2010 14:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[médias]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent était invité jeudi 27 mai sur LCP pour débattre avec Jean-Christophe Lagarde sur un sujet d'actualité : faut-il armer la police municipale.
(Débat visible sur la vidéo à partir de 17'30")     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2126128-2961594.jpg" alt="Débat sur LCP : faut-il armer la police municipale ?" title="Débat sur LCP : faut-il armer la police municipale ?" />
     </div>
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