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 <title>Jean-Luc Laurent - Le blog</title>
 <subtitle><![CDATA[Bienvenue sur le blog de Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre, vice-président du Conseil régional d'Île de France.]]></subtitle>
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 <updated>2010-07-04T03:22:02+02:00</updated>
  <entry>
   <title>Discours du nouveau président du MRC</title>
   <updated>2010-06-28T18:38:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jeanluclaurent.fr/Discours-du-nouveau-president-du-MRC_a39.html</id>
   <category term="MRC" />
   <photo:imgsrc>http://www.jeanluclaurent.fr/photo/imagette-2192178-3056224.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-28T01:14:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent devant le congrès du MRC. 26 juin 2010, Paris.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2192178-3056224.jpg" alt="Discours du nouveau président du MRC" title="Discours du nouveau président du MRC" />
     </div>
     <div>
      Citoyennes, Citoyens,        <br />
       Chers camarades,        <br />
              <br />
       La France, l’Europe et le monde traversent une crise historique. Cette crise doit être envisagée totalement, comprise globalement. Cette crise est la crise d’un système. Il ne s’agit pas d’une petite convulsion ou d’une simple réplique des secousses précédentes, qui d’ailleurs, furent autant d’opportunités pour le capitalisme financier de consolider sa suprématie.        <br />
              <br />
       Depuis l’été 2007, elle a connu des épisodes liés les uns aux autres. On en comprend le sens profond qu’en s’efforçant de relier les premières fissures du système bancaire à l’été 2007 à la crise des subprimes de septembre 2008, et cette crise des subprimes aux turbulences qui agitent aujourd’hui la zone euro.        <br />
              <br />
       Au plan des symptômes, cette crise est celle d’un endettement généralisé : endettement des Etats (près de 40.000 milliards de dollars, 2/3 du PIB mondial), endettement des banques, endettement des ménages. Cet endettement est le produit d’un déséquilibre économique majeur qui tient à plusieurs facteurs : porosité du système par la concurrence déloyale des hommes et des territoires, assujettissement de l’économie de production à l’économie des services et aux injonctions de la spéculation, détricotage méthodique du rôle de l’Etat depuis 3 décennies.        <br />
              <br />
       La crise n’a pas tardé à produire ses funestes conséquences. Le coût social qu’elle engendre donne le vertige : en 2009, 412.000 emplois ont été détruits en France, plus de 4 millions pour les seuls Etats-Unis.        <br />
              <br />
       Rappelez-vous ce que nous disions en juin 2008 lors de notre congrès au Kremlin-Bicêtre : Un tsunami barre l’horizon. La démesure des chiffres conduit à considérer que le tsunami dont nous parlions au précédent congrès n’était pas une emphase mais une réalité que nous sommes bien seuls à avoir anticipé. C’est à ce type de phénomène auquel nous sommes bel et bien confrontés : une déferlante contre laquelle les digues construites par notre pacte social et politique risquent de céder.        <br />
              <br />
       Au MRC, cette crise, nous ne l’avons pas seulement anticipée. Nous en combattons les causes agissantes depuis plus de vingt ans. Qui se rappelle aujourd’hui du combat qui fut le nôtre contre la désindustrialisation de notre pays ? Devons-nous avoir honte de l’attachement qui a toujours été le nôtre au secteur public bancaire – nationalisation, prononçons le mot puisqu’il est, paraît-il, redevenu fréquentable ? N’étions-nous pas hier qualifiés d’archaïques lorsque nous dénoncions lors du référendum de 1992, l’indigence de l’Europe de Maastricht ?        <br />
              <br />
       Nous avons été bien seuls à refuser l’enterrement des Nations et à avoir une conception réaliste de l’Europe. Notre horizon fut toujours celui d’une République européenne des Nations et des peuples. A la lumière des développements récents, nous n’avons pas à en rougir. Au contraire, le mépris dont nous faisions alors l’objet, est devenu proprement risible.        <br />
              <br />
       Car cette crise a déjà fait quelques victimes : le traité de Maastricht et toute sa descendance (Amsterdam, Nice, Lisbonne). Ceux qui s’obstinaient à soutenir le caractère indépassable de ces textes sacrés en sont pour leurs frais : toutes les dispositions substantielles de ces traités ont d’ores et déjà fini à la poubelle. Je vous propose d’inventorier rapidement ces fondamentaux devenus subitement accessoires :        <br />
       -	piétiné le fameux article 107 de Lisbonne qui interdit les aides d’Etat ;        <br />
       -	oublié l’article 123 qui interdisait, autrefois, à la banque centrale européenne de prêter aux autorités publiques ;        <br />
       -	orphelins les articles 101 et 102 interdisant les constitutions de position dominante et qui pourtant, n’ont pas fait obstacle aux restructurations bancaires ;        <br />
       -	violés un à un tous les critères de convergence hérités de Maastricht : déficit de 3% (article 126 de Lisbonne) lorsque certains pays atteignent des chiffres à deux points, dette publique de 60% du PIB qu’aucun pays ne sera bientôt plus en capacité de respecter.        <br />
              <br />
       Cette logique du traité européen en jachère doit interroger nos élites au-delà du cycle de la crise. Des dispositions qui ne sont valables que par beau temps ont déjà perdu toute crédibilité. Il ne suffit plus de dénoncer ces impostures, il est urgent d’y mettre fin.        <br />
              <br />
       L’Europe-bouclier-contre-la-mondialisation ? Elle apparaît désormais pour ce qu’elle est : une fable qui n’a que trop duré. L’acte unique de 1987 et les directives Lamy-Delors de 1988 (article 63 de Lisbonne) sont directement en cause. C’est la clause extérieure de cet article 63, interdisant toute protection, qui a permis que la nocivité des subprimes vienne contaminer le bilan des banques européennes.        <br />
              <br />
       Si je rappelle tout cela, c’est parce que cette Europe n’a pas seulement péché par absence de volonté face à la mondialisation. Elle en est le principe actif.        <br />
              <br />
       C’était hier.        <br />
              <br />
       De ce privilège de l’antécédence, nous ne devons pas tirer de gloire particulière. Nous le savons bien, nous autres : au Mouvement Républicain et Citoyen, faire de la politique veut d’abord dire penser le monde qui nous entoure, en comprendre les contours, en analyser les forces qui l’animent. C’est la première condition de l’action.        <br />
              <br />
       Aussi, si nous pensons en situation, le moment politique que nous vivons est important. Il est même, à certains égards, décisif. Depuis près de vingt ans, le courant idéologique que nous représentons a forgé une doctrine et un projet qui se trouvent aujourd’hui justifiés par la réalité elle-même.        <br />
              <br />
       Dans ce contexte économique, social et politique, nous avions dit il y a deux ans notre disponibilité pour la refondation républicaine de toute la gauche. Nous connaissions la réponse des autres partis de gauche : chacun a choisi son pré carré ! Pour autant, cette stratégie reste notre perspective.        <br />
              <br />
       Dans le prolongement, nous avions également répondu OUI, mais un OUI conditionnel à l’organisation des primaires de toute la gauche pour aborder 2012. Nous étions partants dès lors qu’un contenu politique substantiel, un projet commun précédait les primaires proprement dites. Nous souhaitions par ailleurs que ces primaires soient ouvertes et permettent de s’adresser aux citoyens et non seulement aux seuls militants de nos partis respectifs.        <br />
              <br />
       L’idée de réunir des Assises de toute la gauche pour préfigurer ce qu’aurait pu être un grand parti d’une part, et ces conditions minimales pour les primaires, n’ont pas été retenues par nos partenaires. Nous devions en prendre acte. C’est ce qu’a décidé notre Conseil national le 28 mars dernier.        <br />
              <br />
       Disons-le à nouveau clairement. Participer aux primaires dans les conditions et les modalités définies par nos partenaires socialistes entraînait non seulement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance et discussion du projet.        <br />
              <br />
       Par ailleurs, chacun garde en mémoire le sort qui a été réservé à notre accord dans le cadre des élections régionales qui étaient selon Martine Aubry . Il se trouve que nous demeurons attachés au respect de la parole donnée.        <br />
              <br />
       Dans ces conditions, le processus des primaires se trouve réduit à une question de casting. Face aux enjeux déterminants de ce monde, il est à craindre qu’une candidature qui ne serait que le produit des sondages ne pourra y répondre. Chacun sait que la république n’est pas soluble dans la démocratie d’opinion : nous plaçons le peuple dans une toute autre estime.        <br />
              <br />
       Il faut mettre la gauche en garde contre la tentation de se réfugier dans l’antisarkozysme pour 2012. L’antisarkozysme est une posture, cela n’en fait pas une politique. On ne répond pas aux défis de la crise d’une telle ampleur avec la crise de l’euro et le plan d’austérité qu’on nous prépare, en misant sur le désespoir légitime des Français face à la politique du gouvernement. A défaut, la gauche court le risque de connaître rapidement le soir qui déchante.        <br />
              <br />
       Nous avons l’obligation de regarder plus loin. Pour la gauche, il ne s’agit pas seulement de gagner en 2012. Pour la gauche, il s’agit de retrouver le peuple et de s’adresser à la Nation. La victoire ne serait que cosmétique si elle n’était pas d’abord bâtie par la force du projet.        <br />
              <br />
       C’est parce que le MRC veut une alternative sérieuse, réaliste et conséquente à Nicolas Sarkozy, que la candidature républicaine est une nécessité.        <br />
              <br />
       C’est le sens de notre programme de Salut public que notre congrès a choisi d’adopter. Parmi les 40 propositions qu’il contient, je veux citer quelques grands axes qui me paraissent significatifs :        <br />
       -	nous voulons un gouvernement économique de la zone euro qui s’affranchisse des règles absurdes qui la mettent aujourd’hui en péril. Il faut une politique monétaire au service de la croissance et de l’emploi, non une politique monétaire d’accompagnement du marché.        <br />
       -	nous voulons mettre un terme à la dictature du capitalisme financier en proposant, notamment, la nationalisation du crédit. Le crédit doit être envisagé pour ce qu’il est : un bien public qui ne saurait être abandonné à des intérêts privés. Ce n’est pas une position dogmatique : nous sommes instruits par l’expérience et avons vu ce qu’ils en ont fait.        <br />
       -	nous voulons une politique industrielle volontariste, convaincus que la force de l’économie réside d’abord dans la production, la recherche et l’innovation. Nous devons revenir à cette grammaire : les pays qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu sont précisément ceux qui font de l’industrie une priorité.        <br />
       -	nous voulons une école de l’instruction et de la transmission des savoirs. Elle est un pari sur l’avenir, le moyen de former des citoyens libres disposant d’un esprit critique, capables de participer à la prospérité du pays.        <br />
       -	nous voulons une citoyenneté qui articule la réciprocité des droits et des devoirs. Oui nous assumons pleinement la sécurité dont doivent jouir tous les citoyens. Celle-ci ne doit pas être l’otage des émotions souvent instrumentalisées par le gouvernement. C’est tout le sens de la discipline républicaine.        <br />
       -	nous voulons une société débarrassée des fantasmes communautaires. Pour cela, notre Nation doit faire vivre son modèle de laïcité que la logique libérale met chaque jour en péril par l’individualisme triomphant. L’atomisation de la société se nourrit de l’incapacité de la France à accepter son propre destin : celle de la communauté des citoyens, libérée de l’obsession des origines. Notre modèle républicain est le meilleur antidote à toutes les conceptions communautaristes, de droite comme de gauche.        <br />
              <br />
       Avec son adoption, le congrès décide aujourd’hui de mettre ce programme de Salut Public en débat avec tous les Français. Ayons aussi l’immodestie de penser que ce projet bénéficiera d’un avantage comparatif évident : nous ne l’avons pas découvert dans une pochette surprise. Il est le fruit de notre histoire, de notre cohérence, de notre volonté. Vous connaissez la phrase de Madeleine Proust : « Quand on voit ce qu’on voit, quand on entend ce qu’on entend, on se dit qu'on a raison de penser ce qu’on pense et de n'en rien dire ». Et nous, au MRC, nous le disons !        <br />
              <br />
       Malgré les ravages qu’elle produit, la crise que nous traversons a une vertu essentielle : celle de rendre pensable ce qui ne l’était plus. La crise constitue une opportunité à saisir pour proposer aux citoyens d’ouvrir un nouveau chemin.        <br />
              <br />
       Nous connaissons suffisamment bien les dommages collatéraux de la dialectique entre les archaïques et les modernes pour en avoir été longtemps victimes. La réalité a subi un tonitruant retournement : la social-démocratie et sa variante sociale-libérale ont pris un sacré coup de vieux. Elle se révèle impuissante, candide et obsolète. Politiquement, nous vivons la fin d’un cycle au terme duquel, le projet républicain réaffirme toute sa pertinence. Disons-le sans faiblir : ce sont nous, les Républicains, qui sommes redevenus modernes ! Ce sont eux, les libéraux, qui sont redevenus archaïques !        <br />
              <br />
       Mais une candidature républicaine n’est pas une candidature hors-sol. Que la République soit née à gauche ne procède pas d’un hasard. Elle est la substance de la société politique par excellence, l’affirmation qu’il y a du « plus que soi ». Elle est la prise en compte de l’humain comme être social, lié aux autres, dépositaire de l’intérêt général.        <br />
              <br />
       Le sens du combat républicain est plus que jamais opportun car la crise n’est pas seulement celle de l’économie. Elle est, plus profondément, celle du système libéral qui a mis en péril l’Etat et la puissance publique face au marché, mais aussi en faisant l’apologie de cet objet politique non identifié : l’introuvable société civile !        <br />
              <br />
       De ce projet est né la nécessité de proposer pour 2012 un candidat républicain qui devra aller à la rencontre du peuple.        <br />
              <br />
       En se rendant disponible, Jean-Pierre Chevènement fait un pas en avant vers la candidature républicaine. Son expérience, sa stature d’homme d’Etat, sa probité intellectuelle, lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France. Car nous le savons, l’élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et la Nation.        <br />
              <br />
       En me proposant de lui succéder à la Présidence du MRC, je veux remercier Jean-Pierre Chevènement pour la confiance qu’il me témoigne. Je mesure la responsabilité qu’il me confie. Si le congrès le souhaite, je conduirai notre mouvement, avec le concours de tous, dans la clarté et la cohérence, pour préparer cette échéance, et l’accompagner.        <br />
              <br />
       Parce qu’il m’importe d’inscrire ce qui vient dans la fidélité et la continuité, je propose au congrès que Jean-Pierre Chevènement devienne notre Président d’honneur.        <br />
              <br />
       Le MRC doit se mobiliser pour le rendez-vous de 2012. La situation nous oblige collectivement et nous impose des tâches à la hauteur desquelles il nous appartient, et à nous seuls, de nous hisser.        <br />
              <br />
       Il nous revient de créer l’espace politique nécessaire pour rendre demain possible ce que la situation exige aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Le chemin entamé il y a vingt ans, a été long, parfois douloureux. Si on a voulu nous faire disparaître, nous avons survécu et sommes debouts et vaillants. Si nous avons été confinés dans la marginalité au gré des événements, la période est nouvelle et ces événements ne manqueront pas pour l’avenir, d’être les plus fidèles de nos alliés.        <br />
              <br />
       « Aide-toi, le ciel t’aidera » n’est pas, malgré les apparences, un verset biblique, mais la morale d’une fable de La Fontaine « Le Charretier embourbé ». C’est aussi le nom d’une société jacobine née en 1827 et qui compta beaucoup dans la réussite des Trois glorieuses en juillet 1830. Voilà peut-être la maxime que le MRC doit faire sienne pour les deux années qui viennent.        <br />
              <br />
       Le MRC doit donc se mettre au travail et se dépenser sans compter. C’est dans cet esprit que la composition de la prochaine direction a été imaginée. A la mesure de l’ambition qui est la nôtre, nous devrons réunir les bonnes volontés et les envies pour nous mettre en situation d’ici 2012.        <br />
              <br />
       Conscient du défi qui nous attend, la composition de la direction nationale que je soumets à l’approbation du congrès s’inscrit dans le prolongement du travail réalisé depuis 2008. Elle témoigne aussi d’un nécessaire renouvèlement et ouvre au rassemblement de tous.        <br />
              <br />
       En lien avec Jean-Pierre Chevènement, j’ai souhaité constituer une EQUIPE.        <br />
              <br />
       L’EQUIPE est empruntée au langage marin. Au sens premier, c’est un équipage d’hommes et de femmes embarqués pour une aventure commune, qui suppose le dévouement et l’indéfectible solidarité. Je propose une EQUIPE opérationnelle qui devra faire preuve d’une implication et d’une disponibilité exemplaires. Ce Secrétariat national aura pour tâche de remplir les objectifs politiques fixés par le Congrès.        <br />
              <br />
       A mes côtés, Jean-Pierre Chevènement a proposé de créer une vice-présidence du MRC confiée à une femme de talent, une femme exigeante et solide : il s’agit de Marie-Françoise Bechtel.        <br />
              <br />
       En accord avec Jean-Pierre Chevènement, je vous propose d’élire également un 2ème vice-président en la personne de Christian Hutin, député-maire de Saint-Pôl-sur-Mer.        <br />
              <br />
       Au sein du Secrétariat national, un responsable aura la charge des parrainages pour 2012. Ce Secrétaire national animera le travail collectif que nous aurons à faire avec vous.        <br />
              <br />
       Je propose que le Secrétariat national comprenne un Secrétariat national exécutif qui se réunirait chaque semaine et un Secrétariat élargi qui serait constitué de membres issus de fédérations et qui se réunirait au moins deux fois par trimestre, pour être le lieu du débat, de la préparation de l’action et du travail sur le terrain. Par ailleurs, une conférence des premiers Secrétaires des Unions régionales et des fédérations importantes sera créée par le Secrétariat national pour l’animation et le développement du MRC. Cette conférence dont l’idée revient à Marie-Françoise Bechtel, permettra de faire le lien entre la direction et l’action territoriale.        <br />
              <br />
       Avec cette équipe, si vous le souhaitez, je conduirai demain notre mouvement jusqu’à l’objectif de 2012 pour que la France, notre patrie, puisse reconquérir son destin. Nous disposons d’un dessein et d’une stratégie fidèles au sens de notre engagement. J’entends les servir avec chacun d’entre vous.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012</title>
   <updated>2010-06-28T01:40:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jeanluclaurent.fr/Le-MRC-pour-un-candidat-republicain-en-2012_a40.html</id>
   <category term="MRC" />
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   <published>2010-06-28T01:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche de l'AFP     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2192181-3056227.jpg" alt="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012" title="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012" />
     </div>
     <div>
      Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne       <br />
       De Julie DUCOURAU (AFP)       <br />
       PARIS — Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), regrettant la tournure qu'ont prise les primaires, a décidé de soutenir un "candidat républicain" pour la présidentielle de 2012 qui pourrait bien être Jean-Pierre Chevènement, désormais président d'honneur du parti.       <br />
       Lors du 5e congrès du MRC ce week-end à Paris, à l'Auditorium George V (VIIIe arr.), les quelque 200 délégués ont voté à la quasi-unanimité pour "se préparer à présenter un candidat républicain" à cette "élection primordiale, la mère des batailles", selon les mots de l'ancien ministre de la Défense et de l'Intérieur.       <br />
       "Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu'un contenu politique précédait les primaires proprement dites", a expliqué à la tribune Jean-Luc Laurent élu, à 53 ans, nouveau président du MRC à 91,7%. Un "score pas tout à fait biélorusse", s'est amusé son prédécesseur, M. Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l'unanimité, président d'honneur.       <br />
       Mais il n'est pas question de "participer aux primaires dans les conditions définies par le PS, entraînant inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni discussion du projet", a ajouté M. Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).       <br />
       Dénonçant un PS qui "nous écrase" et "reste prisonnier d'une vision libérale et européiste dépassée", M. Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel, que ces primaires risquaient de "se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages" après le "pacte" Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal.       <br />
       Face à la crise du capitalisme financier et "la crise de la monnaie unique que nous avions prévue depuis sa création", le MRC propose donc un "programme de salut public" en 40 propositions. "Nous voulons faire la révolution", c'est-à-dire "remettre les choses à l'endroit" et "faire passer le souci de l'Homme avant celui de la finance", a lancé "le Che" comme l'appellent certains délégués, se prononçant notamment pour "une monnaie qui n'écrase pas notre compétitivité" et une "mise en oeuvre d'un contrôle public du crédit".       <br />
       Dans un parti qui reproche au PS d'avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature de M. Chevènement qui doit rencontrer Martine Aubry en juillet, semble donc se profiler. "Son expérience, sa stature d'homme d'Etat, sa probité lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France", a affirmé M. Laurent, très applaudi.       <br />
       En devenant président d'honneur, M. Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend "disponible le cas échéant" pour 2012, selon Julien Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine "www.chevenement2012.fr" et "www.chevenement2012.com".       <br />
       Avant d'entonner la Marseillaise à la fin de son discours, l'intéressé, lui, a assuré ne "rien exclure", n'étant "animé que par le souci de servir (s)on pays". "Certes je ne suis plus jeune, mais l'expérience est irremplaçable", a dit l'ex-ministre de Lionel Jospin, récusant "le procès ridicule qui (lui) a été fait d'avoir fait perdre le candidat socialiste" en 2002.       <br />
       Mais une autre ambition pourrait changer la donne. Selon un proche du sénateur de Belfort, "M. Chevènement pourrait être un bon candidat à la présidence du Sénat" en cas de basculement à gauche aux sénatoriales de 2011, car il est "respecté à droite et apparaîtrait comme une candidature d'équilibre".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="http://www.jeanluclaurent.fr/Le-MRC-pour-un-candidat-republicain-en-2012_a40.html" />
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   <title>Débat sur LCP : faut-il armer la police municipale ?</title>
   <updated>2010-05-27T15:05:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jeanluclaurent.fr/Debat-sur-LCP-faut-il-armer-la-police-municipale_a37.html</id>
   <category term="médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.jeanluclaurent.fr/photo/imagette-2126128-2961594.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-05-27T14:40:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Luc Laurent était invité jeudi 27 mai sur LCP pour débattre avec Jean-Christophe Lagarde sur un sujet d'actualité : faut-il armer la police municipale.
(Débat visible sur la vidéo à partir de 17'30")     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2126128-2961594.jpg" alt="Débat sur LCP : faut-il armer la police municipale ?" title="Débat sur LCP : faut-il armer la police municipale ?" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Cela commence aujourd'hui</title>
   <updated>2010-05-27T15:34:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jeanluclaurent.fr/Cela-commence-aujourd-hui_a38.html</id>
   <category term="MRC" />
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   <published>2010-04-26T15:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les elections régionales ont très fortement sanctionné l’éxécutif en place. Elles offrent un bilan que le MRC doit tirer pour lui-même, et ouvrent désormais une période nouvelle. (article paru dans "Citoyen Militant")     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2126263-2961814.jpg" alt="Cela commence aujourd'hui" title="Cela commence aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
       En mars dernier, le peuple s’est exprimé. Le verdict des urnes permet de dessiner les lignes de forces qui traversent la Nation. Notre mouvement politique,farouchement attaché à la citoyenneté, doit penser son projet en situation.       <br />
       Pour le MRC d’abord, si l’on met les résultats en relation avec nos élus sortants,nous en sortons incontestablement renforcés : 19 élus contre 15 en 2004 et 12 sortants. Pour mémoire, le MDC comptait 17 élus en 1998. Au terme de négociations qui se sont avérées difficiles, le résultat contribue à inscrire le MRC dans le paysage politique de neuf régions contre 6 précédemment.       <br />
       Ce bilan chiffré mérite cependant d’être relativisé : 9 camarades en position éligible ont été évincés entre les deux tours malgré l’accord national signé par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement. Parfois, ce manquement à la parole donnée s’est assorti d’un mépris manifeste à notre égard comme en Rhône-Alpes. Ailleurs, ils ont subi les conséquences de fusions de listes sauvages, contrevenant les engagements contractés.       <br />
              <br />
       <b>L’alliance privilégiée PS-Verts</b>       <br />
       Politiquement, à la faveur du score louable réalisé par les listes écologistes, l’alliance rose-verte a été privilégiée partout ou presque. Claude Bartolone l’a annoncé lui-même : « Europe Ecologie et les Verts sont désormais nos partenaires privilégiés ». Dont acte. Ce fait en dit long pour l’avenir : la ligne sociale-libérale qui résulte de cette combinaison est un étau qui ne favorisera pas la prise de conscience nécessaire qui aurait dû surgir du désastre de la crise.       <br />
       Le score de 12% obtenu nationalement par les listes d’Europe Ecologie ne doit certes pas être négligé, mais ce serait une faute de le surestimer et de s’en tenir aux apparences. Ce n’est pas un vote durable.       <br />
       - en 2004, lorsqu’ils se présentaient seuls, les Verts réalisaient déjà 9 à 10% des voix comme en Rhône-Alpes ou en Bretagne.       <br />
       - La carte du vote vert est très hétérogène: il y a en moyenne un facteur 4 ou 5 entre le vote écologiste dans les grands centres urbains et les zones rurales ou les petites villes industrielles et les quartiers populaires.       <br />
       - Aux élections régionales, Europe Ecologie a fait 500.000 voix de moins qu’aux élections européennes malgré une plus forte participation.       <br />
       - La carte électorale de l’abstention est inversement proportionnelle au vote vert : en règle générale, là où l’abstention est forte, le vote écologiste est faible.       <br />
              <br />
       <b>L’abstention : le vrai marqueur</b>       <br />
       Le vote vert est un vote de divertissement, le vote vert fait diversion. C’est en quelques sortes l’abstention des classes moyennes ou aisées, c’est l’abstention des non-abstentionnistes. Lorsque la vraie politique reviendra sur le devant de la scène, la politique qui clive, le soufflé retombera. Il faut donc se garder d’en tirer des leçons hâtives.       <br />
       L’abstention en revanche est le véritable marqueur de cette séquence électorale. Si les régionales de 2004 avaient occasionné une remobilisation – probablement liée au traumatisme de 2002, et que le référendum de 2005 et les présidentielles de 2007 avaient mené au même constat, l’abstentionnisme progresse en France inéluctablement depuis les municipales de…. 1983. Le vote Front national, lui est par ailleurs concomitant, il marche avec l’abstention. Cette observation en appelle une autre: les élites vantent depuis 30 ans deux échelons de décision pour affaiblir l’Etat : les régions et l’Europe. Ce sont aussi ces deux réalités institutionnelles que les Français boudent le plus volontiers.       <br />
       Fascinés par la performance des listes Europe Ecologie, envasés dans le bayou des egos et dans les rapports de force de leurs baronnies, les socialistes semblent être revenus à leurs carences organiques. Leur réussite aux élections intermédiaires est l’envers de leurs échecs aux scrutins nationaux. Voici la deuxième illusion d’optique : la gauche n’a pas gagné les élections régionales, c’est la majorité présidentielle qui les a perdues. Il serait à cet égard inconséquent d’envisager 2012 sur la base de ce résultat. En 2012, les cartes seront rebattues.       <br />
       Se pose dès lors pour nous la question de la stratégie en vue des élections présidentielles, pivot des institutions de la Vème République. Lors de l’entrevue avec Martine Aubry le 4 novembre dernier, cette dernière nous avait fait part de sa volonté de mettre en œuvre une « alliance durable » dans une perspective plus large, au-delà des élections régionales. Elle avait alors évoqué les cantonales, les sénatoriales, mais aussi les primaires. Elle parlait alors de « maison commune ».       <br />
       Ces intentions n’ont pas survécu à l’entre deux tours des régionales. L’accord a été bafoué et il est à relever que de notre coté, les candidats mais aussi les militants, ont fait preuve d’une grande loyauté pendant la campagne. Avec des fondations aussi précaires, force est de le constater, la « maison       <br />
       commune » est menacée d’un arrêté de péril imminent. Jean-Pierre Chevènement s’est donc adressé par courrier au parti socialiste pour constater les graves manquements «à la confiance élémentaire entre partenaires d’un même combat ». Dans ces conditions, est-il encore envisageable de s’inscrire dans le processus des primaires pour 2012 tel qu’il a été imaginé ?       <br />
       Nous avions initialement répondu favorablement au processus des primaires       <br />
       par un oui conditionnel. Oui parce qu’elles pouvaient être l’occasion de refonder la gauche en provoquant un débat salutaire. Conditionnel parce que nous souhaitions être associés à leur mise en oeuvre et qu’elles soient envisagées de manière ouverte pour nous adresser à l’ensemble des Français. Au lendemain des régionales, nous avons une partie de la réponse : à supposer qu’elles aient lieu, ces primaires seront des primaires socialistes, organisées par les socialistes, pour désigner un candidat mécaniquement socialiste. Aussi, nous devons être vigilants sur un point : notre participation aux primaires impliquerait automatiquement de soutenir le candidat désigné à l’issue de ce processus... La parole du MRC ne serait plus libre et nous ne pourrions exercer aucune influence.       <br />
              <br />
       <b>Pour une candidature républicaine </b>       <br />
       La  fin des élections régionales signifie aussi le début d’une autre période : celle qui nous mène jusqu’à 2012. Pour ce qui nous concerne, à partir de nos convictions, le MRC doit compter sur       <br />
       ses propres forces pour ne pas s’assujettir à des partenaires dont la fiabilité a largement fait défaut. Il ne s’agit pas pour autant d’engager une rupture mais de tenir compte qu’en politique, seul le rapport de force permet d’être entendu. Nous devons nous fixer un objectif prioritaire : celui de bâtir une candidature républicaine pour 2012. D’ici là, Le MRC doit regrouper ses forces pour s’affirmer, se développer et exercer une influence.       <br />
       Telle est la stratégie que le MRC doit mettre en oeuvre. L’esprit républicain est un souffle contre les forces de la résignation. « On commence par dire : cela est impossible pour se dispenser de le tenter, et cela devient impossible, en effet, parce qu’on ne le tente pas ». Charles Fourier exprimait ainsi la       <br />
       dialectique qui mène au renoncement.        <br />
       Face aux défis de ce monde qui vient, le projet républicain n’a pas pris une ride. La faillite de la civilisation libérale permet d’apercevoir en creux la vivacité, la pertinence et le bien-fondé de nos       <br />
       valeurs, mais surtout, le sens historique de notre combat. A l’heure où le vaisseau européen, victime de ses propres dogmes, prend l’eau de toute part, le MRC, fort de son opposition dès 1992 à la monnaie unique, est bien placé pour tracer un nouveau chemin.       <br />
       Notre congrès national se réunira les 26 et 27 juin prochains : ce sera pour nous l’occasion de débattre de ces perspectives, à partir de la motion présentée par Jean-Pierre Chevènement et du programme de Salut public. Nous avons deux ans devant nous pour bâtir une candidature républicaine crédible pour 2012.       <br />
       Cela commence aujourd’hui.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Entretien de Jean-Luc Laurent à Capital.fr</title>
   <updated>2010-04-12T17:07:00+02:00</updated>
   <id>http://www.jeanluclaurent.fr/Entretien-de-Jean-Luc-Laurent-a-Capital-fr_a35.html</id>
   <category term="Grand Paris" />
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   <published>2010-04-12T16:52:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cette interview est parue le 12 avril sur le site du magazine Capital.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jeanluclaurent.fr/photo/2011791-2779029.jpg" alt="Entretien de Jean-Luc Laurent à Capital.fr" title="Entretien de Jean-Luc Laurent à Capital.fr" />
     </div>
     <div>
      "Le projet de la loi sur le Grand Paris inquiète les élus locaux y compris dans les rangs de l’UMP"       <br />
       © DR       <br />
              <br />
       Dans une interview à Capital.fr Jean-Luc Laurent, délégué au Grand Paris pour la Région Ile-de-France et maire (MRC) du Kremlin-Bicêtre, dénonce le projet de loi actuellement à l’étude au Sénat. "L’Etat, via la société du Grand Paris, va pouvoir décider seul de l’aménagement des sols et de l’organisation du réseau de transport. La région et les collectivités locales sont dépouillées de toutes compétences." La région avertit l’Etat : "Si le projet de Grand Paris est promulgué en l’état, nous n’hésiterons pas à dénoncer certains partenariats (…) Un front d’opposition est en train de se mettre en place contre le projet de Sarkozy."       <br />
              <br />
       Capital.fr : Alors que les sénateurs examinent actuellement le projet de loi sur le Grand Paris, la Région Ile-de-France dénonce un « déni de démocratie »…       <br />
       Jean-Luc Laurent : Dès l’origine, ce projet de loi a été pensé contre les collectivités locales. Or contre toute attente, les propositions de la commission sénatoriale durcissent encore le texte. L’Etat, via la société du Grand Paris, va désormais pouvoir décider seul de l’aménagement des sols et de l’organisation du réseau de transport autour du futur métro automatique francilien. La région et les collectivités locales sont dépouillées de toutes compétences. En outre, il est inadmissible que le gouvernement ne tienne pas compte du résultat des urnes. En votant contre Valérie Pécresse, lors des régionales, les parisiens ont clairement désavoué le projet de loi porté par la droite.       <br />
              <br />
       Capital.fr : Dans ce contexte, la rocade inter-banlieue voulue par Jean-Paul Huchon, est-elle enterrée ?       <br />
       Jean-Luc Laurent : La Commission nationale du débat public nous a donné raison. Ce projet va devoir être débattu. Le gouvernement et les parlementaires seront donc contraints de le réintégrer dans la loi, au côté du métro automatique voulu par Christian Blanc. Mais cela ne suffira pas. Le texte, actuellement examiné au Sénat, est totalement superficiel. Le Grand huit de Christian Blanc n’est financé qu’à hauteur de 4 milliards d’euros sur un projet estimé à 21 milliards d’euros. De même, sur la question du logement, le projet de loi fixe un objectif de 70.000 nouvelles constructions par an, sans pour autant en détailler les moyens et les outils pour y parvenir… Il ne s’agit pas de réviser un article ou deux. C’est toute la copie qui doit être revue.       <br />
              <br />
       Capital.fr : La Région Ile-de-France a-t-elle encore les moyens de faire capoter le projet de loi ?       <br />
       Jean-Luc Laurent : Le chemin est encore long. Après le vote du Sénat, le texte devra être adopté en commission mixte paritaire - réunissant députés et sénateurs -, puis validé par le Conseil constitutionnel. D’ici là, nous allons donc continuer à nous mobiliser et à faire pression pour que le texte soit retiré. Si le projet de loi sur le Grand Paris est promulgué en l’état, la Région Ile-de-France en tirera alors toutes les conséquences… Le gouvernement nous pousse à la confrontation.       <br />
              <br />
       Capital.fr : C’est-à-dire ?       <br />
       Jean Luc Laurent : Nous n’hésiterons pas à dénoncer certains des partenariats élaborés avec l’Etat… Le gouvernement doit aussi être lucide. Malgré le pouvoir que lui confère l’actuel projet de loi, l’Etat ne pourra rien faire sans le soutien de la région, des départements et des communes. Or, un front d’opposition est en train de se mettre en place contre le projet de Sarkozy. L’inquiétude gagne toutes les collectivités, y compris celles des élus UMP.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Guillaume Chazouillères       <br />
       © Capital.fr
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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