CDG Express, le serpent de mer des transports franciliens. Arrêtons les frais ! »

Mercredi 28 Septembre 2016




Hier l'Assemblée nationale a débattu du projet de liaison express entre Paris et l'aéroport de Roissy. Ce projet ancien, connu sous le nom de CDG Express, ne me semble pas prioritaire. Avec d'autres collègues, j'ai défendu cette position dans l'hémicycle.


Je m’oppose à ce projet et je n'ai pas voté pas la ratification de ces dispositions législatives prises par ordonnance.

Aujourd’hui, la priorité en Ile-de-France doit être à la réalisation du Grand Paris Express (dont la future ligne 17 ira à Roissy-CDG) et la modernisation du réseau existant (métro, bus, RER et Transilien). Depuis des années, le CDG Express a toujours été un projet superflu à l’économie incertaine. On a longtemps entretenu l’idée que CDG Express serait un projet entièrement privé qui serait fait en plus des autres projets et qu’il ne les pénaliserait en aucune façon.

Il n’en rien ! Le projet actuel est porté par une société d’étude unissant la SNCF, Aéroport de Paris et l’Etat. Le projet à 1,4 milliard d’euros sur le papier va donc bien mobiliser de l’ingénierie et des crédits publics…et même une taxe sur les compagnies aériennes. La ratification des dispositions prises par ordonnance sur la base de la loi Macron intervient au moment où le gouvernement annonce qu’il n’entend pas soulager la dette de la SNCF et lui demande en même temps de prendre en charge un investissement lourd, risqué et... inutile.

Ce qui apparait comme un projet annexe risque de devenir demain le projet prioritaire en Ile-de-France puisqu’il figurera dans le dossier de candidature olympique de Paris. La mise en service est d’ailleurs prévue pour 2023. Ce projet superflu sera donc mis en service avant même que ne soient réalisés la plupart des tronçons du Grand Paris Express.

Pour ma part, je souhaite que soit donnée une priorité absolue à la réalisation du Grand Paris Express et la modernisation des RER, j'ai donc voté contre ce projet de CDG Express.

A L'ASSEMBLEE