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Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent
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Table ronde l'Humanité: "La République menacée par les langues de France ?"
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Bulletin d’adhésion au MRC (2012)
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L’indépendance du Parquet : une mauvaise réponse à une bonne question
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19/12/2011 15:34 - MRC
François Hollande ne peut pas ignorer le «non»
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France
« Le Portugal inquiète la zone euro » titrait récemment un grand quotidien. Ne serait-ce pas plutôt l’inverse ? Après avoir saigné la Grèce, la crise de l’euro guette en effet le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et peut-être la France. En cause, les déficits chroniques de ces Etats minés par le sauvetage- inconditionné- des banques (France), la fraude fiscale (Grèce) ou la sous-imposition des sociétés (Irlande).
Dès la création de la monnaie unique, la disparité des situations économiques européennes condamnait l’euro à sa perte. Loin de la « zone monétaire optimale » dont se targuent les eurobéats, la surévaluation de l’euro, qui profite à la seule Allemagne, constitue l’unique dénominateur commun entre des économies aux intérêts divergents.
Comme un présage des crises à venir, la chute du gouvernement portugais a précédé la signature du Pacte pour l’euro . Sous prétexte de sauver la monnaie unique, ce texte applique la norme du moins-disant social rebaptisée « processus de convergence des compétitivités européennes ». En désindexant l’évolution des salaires de celle des prix, cette politique de déflation salariale grève le pouvoir d’achat, conformément aux obsessions anti-inflationnistes du Fonds Monétaire International. Dans un même élan de néolibéralisme, le Pacte pour l’euro proclame que « les augmentations significatives et durables (de salaire) pourraient provoquer une érosion de la compétitivité ». Ici, l’analyse pêche aussi par impéritie économique. La formidable puissance industrielle de l’Allemagne doit en effet moins à la diminution des coûts salariaux qu’à son extraordinaire tissu d’entreprises moyennes à forte capacité d’investissement. A terme, la déflation salariale menacerait l’économie d’une baisse sensible de la demande interne, engendrant un ralentissement de la croissance.
En France, le scénario-catastrophe d’une crise de l’euro suivie d’une récession n’est plus à exclure. Dans ce contexte, les cinq cents milliards du Mécanisme Européen de Stabilité ne suffiront pas à combler les conséquences financières un éventuel décrochage. Hélas, la toute récente réforme du Pacte de stabilité et de croissance s’inscrit dans la même perspective court-termiste.
Alors que la politique budgétaire reste la compétence des Etats membres, le gouverneur de la Banque Centrale Européenne entend par ailleurs construire une « quasi-fédération budgétaire » sur le modèle de la BCE. Ce projet également défendu par Dominique Strauss-Kahn, s’émanciperait de toute contrainte démocratique afin d’appliquer des sanctions financières aux Etats laissant leurs finances filer.
Dans son dernier livre, Jean-Pierre Chevènement évoque le « pari pascalien » d’un François Mitterrand se jetant à corps perdu dans l’européisme pour mieux oublier l’abandon de ses desseins socialistes. A trente ans de distance, les dirigeants français et européens concluent aujourd’hui des pactes faustiens avec le néolibéralisme, n’hésitant pas à sacrifier la souveraineté et la prospérité de leurs peuples.
Pour ne pas affronter la crise de l’euro pieds et poings liés, nous devons reprendre notre destin en mains et exiger une baisse substantielle du taux de change ou, à défaut, sortir de l’euro. Il n’y a pas d’autre option tenable pour que notre pays recouvre sa compétitivité internationale et se réindustrialise. La percée du Front National nous rappelle qu’ à force d’oublier le peuple et la nation, ces derniers resurgissent sous des formes pathologiques. Faute d’inflexion radicale des politiques européennes, nos élites auront ainsi beau jeu de dénoncer la dérive populiste des chômeurs et travailleurs pauvres victimes de ce nouveau « Munich social ».
Dès la création de la monnaie unique, la disparité des situations économiques européennes condamnait l’euro à sa perte. Loin de la « zone monétaire optimale » dont se targuent les eurobéats, la surévaluation de l’euro, qui profite à la seule Allemagne, constitue l’unique dénominateur commun entre des économies aux intérêts divergents.
Comme un présage des crises à venir, la chute du gouvernement portugais a précédé la signature du Pacte pour l’euro . Sous prétexte de sauver la monnaie unique, ce texte applique la norme du moins-disant social rebaptisée « processus de convergence des compétitivités européennes ». En désindexant l’évolution des salaires de celle des prix, cette politique de déflation salariale grève le pouvoir d’achat, conformément aux obsessions anti-inflationnistes du Fonds Monétaire International. Dans un même élan de néolibéralisme, le Pacte pour l’euro proclame que « les augmentations significatives et durables (de salaire) pourraient provoquer une érosion de la compétitivité ». Ici, l’analyse pêche aussi par impéritie économique. La formidable puissance industrielle de l’Allemagne doit en effet moins à la diminution des coûts salariaux qu’à son extraordinaire tissu d’entreprises moyennes à forte capacité d’investissement. A terme, la déflation salariale menacerait l’économie d’une baisse sensible de la demande interne, engendrant un ralentissement de la croissance.
En France, le scénario-catastrophe d’une crise de l’euro suivie d’une récession n’est plus à exclure. Dans ce contexte, les cinq cents milliards du Mécanisme Européen de Stabilité ne suffiront pas à combler les conséquences financières un éventuel décrochage. Hélas, la toute récente réforme du Pacte de stabilité et de croissance s’inscrit dans la même perspective court-termiste.
Alors que la politique budgétaire reste la compétence des Etats membres, le gouverneur de la Banque Centrale Européenne entend par ailleurs construire une « quasi-fédération budgétaire » sur le modèle de la BCE. Ce projet également défendu par Dominique Strauss-Kahn, s’émanciperait de toute contrainte démocratique afin d’appliquer des sanctions financières aux Etats laissant leurs finances filer.
Dans son dernier livre, Jean-Pierre Chevènement évoque le « pari pascalien » d’un François Mitterrand se jetant à corps perdu dans l’européisme pour mieux oublier l’abandon de ses desseins socialistes. A trente ans de distance, les dirigeants français et européens concluent aujourd’hui des pactes faustiens avec le néolibéralisme, n’hésitant pas à sacrifier la souveraineté et la prospérité de leurs peuples.
Pour ne pas affronter la crise de l’euro pieds et poings liés, nous devons reprendre notre destin en mains et exiger une baisse substantielle du taux de change ou, à défaut, sortir de l’euro. Il n’y a pas d’autre option tenable pour que notre pays recouvre sa compétitivité internationale et se réindustrialise. La percée du Front National nous rappelle qu’ à force d’oublier le peuple et la nation, ces derniers resurgissent sous des formes pathologiques. Faute d’inflexion radicale des politiques européennes, nos élites auront ainsi beau jeu de dénoncer la dérive populiste des chômeurs et travailleurs pauvres victimes de ce nouveau « Munich social ».
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