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27/06/2010 13:00 - MRC
La France à la reconquête de son destin
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Depuis juin dernier et le résultat des élections européennes, la France vit au rythme de quelques injonctions : développement durable, principe de précaution et décroissance.
Le prolongement médiatique du succès des écologistes est anecdotique, relativement au seul phénomène remarquable qui fut l’abstention. En revanche, l’écho trouvé chez les leaders d’opinions, dans la presse, chez les dirigeants politiques et économiques, intellectuels ou supposés tels, est saisissant. Face à une crise sans précédent de la configuration de notre modèle économique, il semble que les élites aient entrepris de divertir les esprits. Il s’agit désormais d’être écologiquement vert-ueux et de sauver la planète, à défaut d’organiser équitablement la société des hommes.
Une adhésion généralisée à l’angoisse du réchauffement climatique mobilise aujourd’hui de nombreux esprits. La chasse aux émissions de Co² est devenue l’alpha et l’omega de toute action publique. Chaque initiative politique, sociale, entrepreneuriale, associative est désormais assujettie à cet impératif catégorique. Pourtant, l’origine humaine du réchauffement climatique, que l’on a absorbé comme une évidence, fait encore débat parmi les scientifiques. Le retour massif de cet obscurantisme témoigne d’une résignation politique sans précédent où les peurs millénaristes se substituent peu à peu à la Raison.
Depuis quelques années, prospère et se développe une nouvelle ère du soupçon. Ondes et antennes-relais de téléphonie mobile, OGM, nucléaire, réchauffement climatique : les progrès techniques sont perçus comme autant de menaces pour l’avenir et la bonne santé de l’humanité. Pour aborder chacun de ces sujets, les écologistes nous somment de faire prévaloir le principe de précaution que l’on peut résumer ainsi : dans le doute, s’abstenir.
Malgré l’audience et la caisse de résonnance médiatique dont bénéficie cette vogue intellectuelle, les responsables politiques doivent raison garder.
Depuis les révolutions industrielles du XIXème siècle, le développement technique et l’accroissement des richesses ont connu une accélération vertigineuse qui a abouti parfois à des outrances. Pourtant, que resterait-il de Louis Pasteur et Marie Curie si leurs recherches avaient été encadrées par le principe de précaution ? Eut-il fallu s’abstenir lorsque l’espérance de vie des hommes était de 39 ans dans la France de 1871 ?
La technophobie, posture intellectuellement très confortable dans les nations développées, est une de ces élégances inutiles, et à dire vrai souvent dramatiques, à l’égard de peuples encore dépourvus d’eau courante, d’électricité, de capacités agricoles suffisantes, d’hygiène et d’une médecine opérante.
Le développement durable et la décroissance se feront au dépend des plus pauvres. Les riches pourront toujours avoir recours aux indulgences pour s’offrir des « droits à polluer », des accords de Kyoto entre Etats aux « compensations carbone » pour les touristes. Il faut rétablir cette vérité et dépolluer les charmes apparents du discours écologiste : la décroissance pour la décroissance est un accélérateur d’inégalités entre les peuples. Si le modèle de surconsommation issu de l’immédiate après-guerre, et aggravé au cours des vingt dernières années, est une impasse, il n’obère pas la nécessité d’une croissance utile.
Dame Nature, désormais sanctifiée et objet de dévotion au Nord, demeure une réalité violente et hostile au Sud. Oublieux d’un passé qui leur a permis de domestiquer et de maîtriser leur environnement, l’écologiste urbain fantasme la Nature vierge – des déserts aux forêts équatoriales – pourvu qu’ils n’aie pas à vivre à son contact direct. Pour les tribus africaines et les peuples de peu, cette Nature est synonyme de précarité quotidienne : climat capricieux, animaux sauvages, maladies…
Pour autant, nous devons nous intéresser à la question du modèle de développement. Cette dernière détermine de nombreux aspects de notre vie collective : transports, agriculture, relations Nord-Sud.
Même teinté d’écologisme, le capitalisme vert est encore un capitalisme où pourraient demain prospérer d’autres bulles spéculatives comme le marché du Co² qui attire d’ores et déjà les spéculateurs. Nous devons avoir le courage d’opposer un discours articulé, qui fasse de la recherche de l’égalité entre les hommes et du progrès de la civilisation une alternative sérieuse aux théoriciens de l’Apocalypse. Rien ne serait plus inconséquent que de courir derrière cette idéologie dans le vent : c’est un courant d’air !
Une adhésion généralisée à l’angoisse du réchauffement climatique mobilise aujourd’hui de nombreux esprits. La chasse aux émissions de Co² est devenue l’alpha et l’omega de toute action publique. Chaque initiative politique, sociale, entrepreneuriale, associative est désormais assujettie à cet impératif catégorique. Pourtant, l’origine humaine du réchauffement climatique, que l’on a absorbé comme une évidence, fait encore débat parmi les scientifiques. Le retour massif de cet obscurantisme témoigne d’une résignation politique sans précédent où les peurs millénaristes se substituent peu à peu à la Raison.
Depuis quelques années, prospère et se développe une nouvelle ère du soupçon. Ondes et antennes-relais de téléphonie mobile, OGM, nucléaire, réchauffement climatique : les progrès techniques sont perçus comme autant de menaces pour l’avenir et la bonne santé de l’humanité. Pour aborder chacun de ces sujets, les écologistes nous somment de faire prévaloir le principe de précaution que l’on peut résumer ainsi : dans le doute, s’abstenir.
Malgré l’audience et la caisse de résonnance médiatique dont bénéficie cette vogue intellectuelle, les responsables politiques doivent raison garder.
Depuis les révolutions industrielles du XIXème siècle, le développement technique et l’accroissement des richesses ont connu une accélération vertigineuse qui a abouti parfois à des outrances. Pourtant, que resterait-il de Louis Pasteur et Marie Curie si leurs recherches avaient été encadrées par le principe de précaution ? Eut-il fallu s’abstenir lorsque l’espérance de vie des hommes était de 39 ans dans la France de 1871 ?
La technophobie, posture intellectuellement très confortable dans les nations développées, est une de ces élégances inutiles, et à dire vrai souvent dramatiques, à l’égard de peuples encore dépourvus d’eau courante, d’électricité, de capacités agricoles suffisantes, d’hygiène et d’une médecine opérante.
Le développement durable et la décroissance se feront au dépend des plus pauvres. Les riches pourront toujours avoir recours aux indulgences pour s’offrir des « droits à polluer », des accords de Kyoto entre Etats aux « compensations carbone » pour les touristes. Il faut rétablir cette vérité et dépolluer les charmes apparents du discours écologiste : la décroissance pour la décroissance est un accélérateur d’inégalités entre les peuples. Si le modèle de surconsommation issu de l’immédiate après-guerre, et aggravé au cours des vingt dernières années, est une impasse, il n’obère pas la nécessité d’une croissance utile.
Dame Nature, désormais sanctifiée et objet de dévotion au Nord, demeure une réalité violente et hostile au Sud. Oublieux d’un passé qui leur a permis de domestiquer et de maîtriser leur environnement, l’écologiste urbain fantasme la Nature vierge – des déserts aux forêts équatoriales – pourvu qu’ils n’aie pas à vivre à son contact direct. Pour les tribus africaines et les peuples de peu, cette Nature est synonyme de précarité quotidienne : climat capricieux, animaux sauvages, maladies…
Pour autant, nous devons nous intéresser à la question du modèle de développement. Cette dernière détermine de nombreux aspects de notre vie collective : transports, agriculture, relations Nord-Sud.
Même teinté d’écologisme, le capitalisme vert est encore un capitalisme où pourraient demain prospérer d’autres bulles spéculatives comme le marché du Co² qui attire d’ores et déjà les spéculateurs. Nous devons avoir le courage d’opposer un discours articulé, qui fasse de la recherche de l’égalité entre les hommes et du progrès de la civilisation une alternative sérieuse aux théoriciens de l’Apocalypse. Rien ne serait plus inconséquent que de courir derrière cette idéologie dans le vent : c’est un courant d’air !
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