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Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent
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22/01/2012 17:30 - MRC
Table ronde l'Humanité: "La République menacée par les langues de France ?"
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04/01/2012 14:07 - MRC
Bulletin d’adhésion au MRC (2012)
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02/01/2012 16:22 - MRC
L’indépendance du Parquet : une mauvaise réponse à une bonne question
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19/12/2011 15:34 - MRC
François Hollande ne peut pas ignorer le «non»
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« Décider nous-mêmes, libérer nos vies des chaînes de l’argent » entonnaient les partisans du candidat François Mitterrand en 1981. Trente ans après, en clin d’œil à l’histoire, le projet du Parti Socialiste entend « changer nos vies » sans bouleverser les déséquilibres de la mondialisation libérale. Certes, il y a quelque bénéfice à tirer d’un impôt plus juste qui romprait avec les privilèges fiscaux du quinquennat Sarkozy ou d’un « bouclier rural » contrant la désertification des zones rurales.
Mais ces quelques mesures de bonne volonté ne répondent pas au désarroi des classes populaires, ces masses exclues de la mondialisation qui ne votent plus à gauche. Comme le rappellent Emmanuel Todd et Jacques Sapir, la mondialisation néolibérale relève moins de la fatalité inéluctable que de décisions politiques de gouvernants ayant abdiqué leur souveraineté au bénéfice des marchés financiers.
Dans une France intégrée dans une Union Européenne appliquant sans broncher les orientations dérégulatrices du Fonds Monétaire International et de l’Organisation Mondiale du Commerce, les silences du projet socialiste se font assourdissants.
Quelques heures après sa présentation, ce texte était déjà rattrapé par la violence du réel. Bercy nous apprenait que le déficit commercial français avait battu son record historique en février . Concomitamment, le Portugal demandait l’aide financière de l’Union Européenne et du FMI afin de combler le déficit de ses finances publiques tandis que la Banque Centrale Européenne relevait son taux d’intérêt directeur .
Ces trois faits d’actualité illustrent l’échec des élites mondialisées à résoudre la crise systémique qu’elles ont-elles-mêmes causée.
Exception faite de l’Allemagne, la zone euro souffre de la surévaluation de la monnaie unique qui mine la compétitivité internationale de ses industries. Le Portugal comme la France subissent l’inertie d’une Banque Centrale Européenne obsédée par la lutte contre l'inflation et indifférente aux objectifs de croissance et d'emploi. A l’instar de la Grèce, le « sauvetage » du Portugal sera conditionné à l’application d’une cure d’austérité financière d’autant plus lourde en conséquences sociales que le relèvement des taux d’intérêt achève de plomber les pays endettés.
Face à ces ferments de crise, le Parti Socialiste reste muet ou recycle des recettes du passé, comme si le 22 avril 2002 ne lui avait pas servi de leçon. La solution miracle au chômage de masse ? Des emplois-jeunes, encore et toujours. Salutaire à titre provisoire, cette disposition s’avère insatisfaisante à long terme. Convertir une armée de chômeurs en légion de travailleurs pauvres revient à poser des rustines sur un pneu crevé.
Si Solferino ne rompt pas avec la parenthèse libérale ouverte en 1983, la crise sociale trouvera comme seuls débouchés politiques les impasses de l’abstention et du vote Front National. Car le conformisme idéologique de la gauche constitue la seule échappatoire de Nicolas Sarkozy à une déroute annoncée.
Mais ces quelques mesures de bonne volonté ne répondent pas au désarroi des classes populaires, ces masses exclues de la mondialisation qui ne votent plus à gauche. Comme le rappellent Emmanuel Todd et Jacques Sapir, la mondialisation néolibérale relève moins de la fatalité inéluctable que de décisions politiques de gouvernants ayant abdiqué leur souveraineté au bénéfice des marchés financiers.
Dans une France intégrée dans une Union Européenne appliquant sans broncher les orientations dérégulatrices du Fonds Monétaire International et de l’Organisation Mondiale du Commerce, les silences du projet socialiste se font assourdissants.
Quelques heures après sa présentation, ce texte était déjà rattrapé par la violence du réel. Bercy nous apprenait que le déficit commercial français avait battu son record historique en février . Concomitamment, le Portugal demandait l’aide financière de l’Union Européenne et du FMI afin de combler le déficit de ses finances publiques tandis que la Banque Centrale Européenne relevait son taux d’intérêt directeur .
Ces trois faits d’actualité illustrent l’échec des élites mondialisées à résoudre la crise systémique qu’elles ont-elles-mêmes causée.
Exception faite de l’Allemagne, la zone euro souffre de la surévaluation de la monnaie unique qui mine la compétitivité internationale de ses industries. Le Portugal comme la France subissent l’inertie d’une Banque Centrale Européenne obsédée par la lutte contre l'inflation et indifférente aux objectifs de croissance et d'emploi. A l’instar de la Grèce, le « sauvetage » du Portugal sera conditionné à l’application d’une cure d’austérité financière d’autant plus lourde en conséquences sociales que le relèvement des taux d’intérêt achève de plomber les pays endettés.
Face à ces ferments de crise, le Parti Socialiste reste muet ou recycle des recettes du passé, comme si le 22 avril 2002 ne lui avait pas servi de leçon. La solution miracle au chômage de masse ? Des emplois-jeunes, encore et toujours. Salutaire à titre provisoire, cette disposition s’avère insatisfaisante à long terme. Convertir une armée de chômeurs en légion de travailleurs pauvres revient à poser des rustines sur un pneu crevé.
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