Discours d’ouverture du colloque « Grand Paris : ville monde, vie de quartier » où je représentais le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul HUCHON le jeudi 6 octobre 2011.


Grand Paris: la métropole polysynodique
Madame, Monsieur,

Dans la construction de la métropole francilienne, l’Etat et la Région ont chacun leur rôle à jouer. Nous avons su le démontrer l’année passée par le débat autour du schéma de transport du Grand Paris. A force de travail et de négociations, Etat, Région et Départements, après avoir écouté les Franciliens, se sont accordés sur le Plan de mobilisation pour les transports et le métro du Grand Paris Express. Ce réseau marquera le XXIème siècle et nous avons à présent l’armature d’un projet d’aménagement à l’échelle de la région.

Alors que la simplification tient souvent lieu de mot d’ordre ou d’alibi pour couper court au débat démocratique, la fabrication de la métropole francilienne nous oblige d’abord à prendre la mesure de la complexité.

Pour garder notre rang de troisième ville-monde de la planète, après New-York et Londres, il faut développer nos aéroports, nos centres de recherche et d’affaires, les connecter par du très haut débit, accélérer les déplacements. Mais si la proximité et l’accessibilité ne sont pas assurées, une ville-monde inégalitaire et ségrégative deviendra vite invivable. Et une métropole invivable ne sera jamais durablement compétitive. A chaque étape d’un projet d’aménagement, nous ne pouvons pas échapper au traitement simultané de plusieurs échelles temporaires et spatiales. En compétition avec Londres et New York, nous le sommes aussi avec Lille et Nantes.

Celui qui, sous prétexte d’agir vite « parce que le monde change », ignore cette complexité est condamné à l’impuissance. Chaque échelle doit être traitée, chaque catégorie d’acteur respectée.

Dès lors, il ne faut ni s’étonner ni se lamenter devant la multiplication des instances consacrés au Grand Paris. A la longue, certaines s’avèreront essentielles et d’autres superflues. Mais il serait illusoire de croire qu’une bonne administration napoléonienne, verticale et cloisonnée, suffise à l’efficacité. Après la mort de Louis XIV, le pays épuisé par la guerre et par l’administration de guerre, a connu une période de détente politique impulsée par le Régent, Philippe d’Orléans. Cette courte période, 1715-16 à 1718, de détente politique et de paix avec l’Angleterre, est connue sous le nom de polysynodie. Je voulais devant vous prononcer ce mot. Les racines grecques sont transparentes : poly-plusieurs synode-assemblée, conseil. La polysynodie est le régime de plusieurs assemblées, de plusieurs conseils. Elle doit s’appliquer au Grand Paris. Il faut résister au rêve absolutiste d’un décideur central, d’un gouvernement local unique qui absorberait toutes les compétences et toutes les ressources. Je ne crois pas à l’efficacité d’un président du Grand Paris, décideur central et unique, omniscient et omnipotent. Cela ne se produira pas. D’abord, parce que cela n’est pas souhaitable. Parce que ce n’est pas ainsi que peut être dirigée une métropole de 12 millions d’habitants. Enfin, parce que la démocratie serait mise à mal. Nous vivrons donc durablement sous le règne de la polysynodie. Mais ne vouloir ni la table-rase ni le gouvernement moloch, ne nous conduit pas à approuver le statu quo. La gouvernance polysynodique de la métropole francilienne doit être rénovée selon trois principes : articulation, coordination, responsabilisation.

Ce sont ces mêmes principes qui nous animeront pendant la période qui s’ouvre avec d’un côté la révision du Schéma directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) que la Région vient de lancer, de l’autre l’élaboration des Contrats de Développement Territorial (CDT) qui mobilise l’Etat et de nombreux Maires.
Il y aura bien sûr un enjeu d’articulation entre ces deux processus. Nous y travaillerons en bonne intelligence avec le Ministre et le Préfet.

Il y a aussi un immense enjeu de cohérence. Quelques projets urbains et opérations immobilières ne font pas un projet d’aménagement pour la métropole.

Rien ne prouve que le développement de quelques « clusters » entraine le développement de tous les territoires alentours. A l’inverse, le risque de créer de nouvelles concurrences territoriales et une spéculation immobilière est réel. Une meilleure attractivité internationale, évidemment nécessaire, mais rien sans l’amélioration des conditions de vie du quotidien. Trop longtemps le « Grand Paris » a oublié cette dimension.

La Région doit, avec son schéma directeur d’aménagement et ses autres outils stratégiques (le plan de mobilisation pour les transports, la stratégie de développement économique et d’innovation…) être l’intégrateur des projets dans une vision partagée et cohérente.

La Région doit donc définir un projet d’aménagement global, qui sera le cadre de réalisation des opérations d’urbanisme. A cet égard, les CDT doivent être des outils de mise en œuvre du Schéma directeur. Je pense que, fondamentalement, leur seule utilité est là.

Ils seront alors des outils de la lutte contre les inégalités territoriales, qui sera l’axe du SDRIF. Mixité sociale et mixité fonctionnelle doivent être au cœur des projets de territoire. A l’échelle régionale, une priorité doit être donnée au développement des territoires d’une grande moitié Est de la région, du cœur d’agglomération comme des territoires ruraux, et des territoires en bord de fleuve. C’est là que le potentiel foncier de reconstruction de la ville sur la ville est les plus important. C’est une chance majeure.

Mais pour rendre ces projets possibles, le besoin d’outils et de financements est indéniable. Pour les CDT, une interrogation demeure : qui dit contrat dit engagements financiers ? Les annonces récentes pour d’un fonds de financement du logement, qui restent à regarder précisément, seront-elles à la hauteur du défi à relever ? Je m’interroge aussi sur la provenance du financement de ce fonds. Est-ce une mobilisation financière du budget de l’Etat ou un prélèvement sur les collectivités territoriales via les droits de mutations ?

Pour sa part, la Région est prête à être au rendez-vous des CDT. Déjà elle accorde 100M€ par an aux projets locaux au titre de sa seule politique d’Aménagement du territoire. Sans compter les projets de transports, de développement économique, de grands équipements, de logements et de renouvellement urbain.

L’Etablissement public foncier d’Ile-de-France (EPF Ile-de-France) que j’ai la chance de présider mène aussi une action sans précédent. Depuis sa création, plus d’un milliard d’euros est mobilisé en faveur des projets locaux. Des acquisitions foncières sont en cours dans tous les territoires stratégiques du SDRIF, cette géographie d’intervention correspond d’ailleurs en grande partie aux CDT. La méthode fédérative à l’œuvre au sein de l’EPF Ile-de-France où siègent l’Etat, la Région, les départements, les communes, les intercommunalités, les chambres consulaires et le Conseil économique social et environnemental régional d’Île-de-France (CESER) devrait faire école en matière de gouvernance : Articulation des points de vue et articulation des échelles constituent la voie efficace pour construire une métropole attractive et solidaire.

Projets locaux et projets métropolitains ne doivent pas être opposés : ils sont évidemment complémentaires et ils doivent poursuivre les mêmes objectifs. Les fondamentaux sont connus : intensification urbaine, lutte contre l’étalement, valorisation des espaces naturels, réduction des risques et des nuisances, etc. Nos projets doivent mêler logements accessibles financièrement et logements sociaux, activités économiques et services. Evidemment des projets à forte visibilité internationale, seront développés. Mais l’attractivité de l’Ile-de-France ne peut s’accroitre sans l’amélioration des conditions de vie des Franciliens.

Ce sera l’enjeu de la révision du SDRIF. Cela ne peut pas se faire sans vous, nous avons des intérêts communs, nous croyons dans l’avenir de l’Ile-de-France, nous parions tous sur son développement, et nous croyons tous à la force de l’action.


Vendredi 7 Octobre 2011 Tags : Grand Paris

Retour sur le Congrès du Mouvement HLM de Bordeaux


Copyright USH 2011
Copyright USH 2011
De retour du Congrès du Mouvement HLM à Bordeaux, j'ai pu retrouver de nombreux acteurs avec lesquels j'ai travaillé pendant plus de dix ans comme vice-président du conseil régional chargé du logement.
L'ambiance était à la morosité, l'inquiétude mais aussi à l'espoir. Au cours des cinq années de la présidence Sarkozy, le mouvement HLM a encaissé beaucoup de coups. Le budget consacré par l'Etat au logement social a été divisé par deux et les collectivités locales ont de moins de moins de moyens pour compenser le recul de l'Etat.

"Faire la France des Propriétaires" était une des orientations de Nicolas Sarkozy en 2007. Au nom de ce slogan, le monde HLM a été sommé de mettre en vente une partie de son parc. Ce mandat présidentiel restera marqué par la triste opération Icade qui a vu des moyens publics mobilisés massivement pour racheter des logements à un opérateur public lié à la Caisse des Dépôts mais introduit en bourse et soumis à la pression des actionnaires.

Après avoir souffert cinq ans de la rupture sarkozyste, le monde HLM aspire au changement et l'a fortement exprimé lors des Etats Généraux organisés ce printemps et auquel j'ai participé au nom du MRC. Le logement social n'est pas la réponse unique, loin de là, à la crise du logement et de la ville. Mais dans l'arsenal public, il doit occuper une place centrale pour ne laisser ni nos villes ni nos concitoyens à la merci du marché et de la centrifugeuse immobilière. Contrairement aux libéraux qui veulent le réduire et le spécialiser dans le logement des très pauvres, le parc social doit être conforté dans sa vocation quasi universelle, c'est une condition importante du vivre-ensemble dans nos villes. Un parc social accessible au plus grand nombre implique la création du loyer progressif qui ne soit plus une résultante technocratique mais adapté au niveau de vie des habitants.

Cette mobilisation du logement social doit s'intégrer dans un plan plus large de relance de la construction. Le productivisme seul pourra sortir nos villes de la crise du logement. Pour celà, il faut mobiliser des moyens en réorientant les investisseurs (banques, assurances, mutuelles) de la spéculation vers l'immobilier. Il est nécessaire également de mener une réforme foncière et immobilière pour lutter contre la rente.
Lundi 3 Octobre 2011

Mon discours de clôture de l'université d'été de Carros, 4 septembre 2011.


Faire surgir le recours républicain dont la France a besoin
Chers camarades,

Par notre présence ici, ensemble, nous rappelons que notre combat républicain s’oppose à la vision du Front national qui prospère sur le terreau de la crise, de la dérégulation et de la parenthèse libérale ouverte depuis le milieu des années 80.

Nous sommes venus à Carros pour affirmer l’urgence et la nécessité d’une autre politique. Le hasard du calendrier nous donne aussi l’occasion, de donner à voir une politique alternative à celle de la droite réunie à quelques encablures d’ici, une semaine après La Rochelle où il ne s’est rien passé.

L’université d’été est tout à la fois un temps de débat, de réflexion, de partage de connaissance, d’affirmation du cap républicain mais aussi de fraternité et de convivialité. Nos tables rondes n’ont pas failli à la nature même de notre mouvement : réfléchir au-delà des sentiers battus et des réponses à l’emporte pièce, faciles car dépourvues de réel. Une nouvelle fois, notre université s’inscrit dans l’actualité et permet d’anticiper. Et aujourd’hui, face à la crise de la globalisation financière et de l’euro, nous proposons « un contrat républicain pour une nouvelle prospérité » sur lequel Jean-Pierre CHEVENEMENT reviendra fortement pour sortir la France de l’impasse.

***

Pour ma part, je veux insister sur la pertinence du combat engagé depuis des années et nous fixer les tâches en cette rentrée 2011.

Nous avons eu raison de tenir bon sur nos analyses. Après avoir subi tant de sarcasmes et avoir été tant brocardé, qu’il est malheureusement bon d’avoir raison.
Et je suis comme vous : je ne boude pas mon plaisir !

Mais il ne s’agit pas d’avoir raison indéfiniment contre d’autres et d’avoir raison plus tôt mais d’anticiper et de faire bouger les lignes. Au MRC, avec la crise de l’euro, nous ne découvrons pas l’analyse solide et perspicace de Jean-Pierre Chevènement. Cette analyse prend simplement toute son acuité dans un environnement politique à gauche qui refuse aveuglément de l’évoquer : la crise de l’euro et de la globalisation est l’impensé du projet socialiste.

Pour autant, nous ne réclamons pas de nos partenaires socialistes la repentance ! Nous comprenons bien leur difficulté de devoir combattre aujourd’hui ce pour quoi ils se sont battus hier : l’accompagnement du libéralisme avec l’acte unique et le traité de Maastricht puis d’avoir été aux côtés de Nicolas Sarkozy lors du referendum de 2005 et du traité qui a permis de faire rentrer par la fenêtre la constitution européenne que le peuple avait rejetée.

La gauche est confrontée à ses choix d’hier et il est grand temps de les affronter avec réalisme. La gauche ne peut faire l’impasse de la crise de l’euro et plus largement de la crise de la globalisation. Pour gagner et pour réussir ensuite, la gauche doit proposer un nouveau cap pour la France et pour l’Europe.

Nous portons une exigence qui n’est pas de sortir de l’euro. Nous invoquons l’extrême nécessité de redresser la France, de refaire l’Europe, de changer les règles de conception et de fonctionnement de l’euro et de penser un plan en cas d’éclatement de l’euro.

Si le MRC est tant attaché à cette déconstruction-reconstruction, ce n’est pas par entêtement ou par oisiveté intellectuelle. Non. Si la question de l’Europe et de sa réorientation est au cœur de notre projet, c’est bien parce que l’Europe porte en elle des erreurs congénitales qui nous ont conduit à la crise et qui privent la France de ses capacités d’action pour continuer à avoir un avenir.

Le moment est venu de remettre les pendules à l’heure. L’adoption de la monnaie unique avec l’euro fort qui est aussi un euro cher et l’accompagnement du modèle néo libéral qui casse le pacte républicain, nous ont conduit à l’impasse et nous étranglent.

Depuis plus de dix ans, la Commission et la BCE conduisent la politique économique de la zone euro avec les résultats désastreux que l'on connaît : la zone euro est la région du monde où la croissance est la plus faible. Aujourd’hui, trois pays de la zone euro sont aux bords d'une faillite qui risque de s'étendre à d'autres pays.

Au lieu de changer radicalement cette orientation, l’Europe persiste dans ses erreurs. Elle ajoute la rigueur à la rigueur, la dépression à la dépression, et maintenant, l’austérité à l’austérité en pensant parvenir à résoudre ses problèmes. L’intrusion de la règle d’or est le dernier avatar de cette folie libérale. Pour rassurer les marchés et garantir à la France la sauvegarde de sa note souveraine, Nicolas Sarkozy est prêt à liquider, après notre souveraineté monétaire, notre souveraineté budgétaire.

La soumission au triple A vaut-elle cet abandon ? Nous n’acceptons pas ce toujours plus d’intégration européenne ni le fédéralisme qui est une impasse, la négation des nations, cadre de la démocratie. J’ai lu une proposition de l’UMP faite à Marseille par Bruno Le Maire qui prépare le projet du candidat Sarkozy : après l’abandon de la souveraineté budgétaire avec la règle d’or, voici la création d’un marché du travail commun à la France et l’Allemagne !

A propos de la dette, je voudrais vous livrer cette analyse de Frédéric Lordon.
« La mondialisation néolibérale va périr par la dette parce que, à l’encontre de l’idée reçue qui le présente comme la raison économique même, le néolibéralisme est fondamentalement le régime économique du surendettement généralisé. Dette des ménages, dette des institutions financières, dettes des Etats ».

Dès lors, travaillons aux causes profondes, le libéralisme, arrêtons les placebos, les rustines et changeons de perspective.

Se battre pour changer les règles de l’Euro, contre un euro fort, c’est regagner en compétitivité, en croissance. Imposer un retournement de la politique économique à l’Union européenne, c’est offrir une chance de développement et c’est une arme contre le chômage. Rompre avec la politique d’austérité, c’est se battre pour le peuple, c’est opposer une autre politique.

Car, si la crise économique, financière et monétaire est internationale, elle est surtout la crise du quotidien pour des millions de Français. Les citoyens français n’ont plus de perspective : à la différence des générations qui nous ont précédées, ils ne peuvent plus espérer de situation meilleure pour leurs enfants. Ils attendent un autre chemin, un autre cap.

Le Président de la République vient de déclarer à la conférence des ambassadeurs : « L’euro est au cœur de l’Europe. Si nous cédons sur le cœur de l’Europe, nous cédons sur l’Europe. Si nous cédons sur l’Europe, cela veut dire que nous renonçons à la paix sur le continent. Donc, nous ne céderons sur l’Europe. »
Cela nous rappelle le bétisier de Maastricht avec « l’euro nous protège » et « l’euro c’est la paix » !

Non, Monsieur le Président de la République, si nous changeons les règles actuelles de l’euro, nous ne signons pas la guerre, mais nous renouons avec notre devise républicaine. Nous donnons un espoir et un avenir au peuple français.

***

Face à la crise, face à l’aveuglement devant la réalité, qui peut redresser la France ? Qui peut refaire l’Europe dans le respect des Nations ? J’ai beau observer toutes celles et ceux qui s’imaginent un destin pour 2012, les entendre comme le week-end dernier à La Rochelle. J’ai beau scruter l’horizon, je vous pose la question : pourquoi confier l’avenir de la France à ceux qui nous ont mis dans l’impasse ?

Le choix de la liberté, la force de nos analyses et de notre projet, nous a conduit à éviter l’intrusion dans le processus des primaires socialistes qui ne portent que sur la sélection –tel un concours de beauté- et non sur le projet politique. Une participation aux éliminatoires socialistes nous aurait conduit inéluctablement à un soutien dès le premier tour au projet socialiste auquel nous ne souscrivons pas sur trois questions essentielles : l’euro et la réorientation de la construction européenne, l’énergie et le nucléaire, les valeurs de la transmission et de la citoyenneté. Ce sont les raisons sérieuses qui nous ont convaincu de ne pas participer ni nous mêler de la primaire socialiste.

Avec la crise, nous avons besoin d’un capitaine qui fixe un cap, s’y tienne et nous conduise à bon port.

Comme vous je n’en vois qu’un : Jean-Pierre Chevènement. Sa stature d’homme d’Etat, son expérience, sa clairvoyance et son anticipation m’amènent à penser que la candidature de Jean-Pierre Chevènement est une nécessité.

Jean-Pierre Chevènement a annoncé qu’il serait candidat et officialisera sa décision d’ici la fin de l’automne. Le MRC est aux côtés de Jean-Pierre CHEVENEMENT. Mais le MRC, qui n’est pas spectateur, doit préparer la campagne et réunir les conditions qui permettront avec les événements qui peuvent se produire, de faire surgir le recours républicain dont la France a besoin.

Le MRC s’emploie donc à donner à Jean-Pierre CHEVENEMENT les moyens d’être un candidat libre. Pour cela, une équipe de campagne dirigée par Marie-Françoise Bechtel est au travail.

Chacun d’entre nous participe à la collecte de parrainages qui est engagée et se poursuit. Avec « pourquoi je serai candidat », les grandes orientations d’une présidence républicaine sont tracées. De même, la collecte de dons se poursuit. Bientôt, le site chevènement2012 sera mis en ligne. Déjà, le logo est créé. Il convient en cette rentrée 2011 de poursuivre ce travail.
Notre mobilisation doit se poursuivre : à nous, à vous, de permettre à Jean-Pierre CHEVENEMENT de prendre sa décision dans la sérénité et dans la force.


Lundi 19 Septembre 2011 Tags : MRC
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L'Euroréalisme doit conduire à la monnaie commune

Discours de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et député du Val-de-Marne, prononcé à l’occasion du débat général précédant l’examen par l’Assemblée Nationale du traité TSCG et de la loi organique dite de « la règle d’or », mardi 2 octobre 2012.

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Mes chers collègues,

La crise de l'Euro dure et...j'ai une mauvaise nouvelle elle risque de durer encore.

Je parle ici au nom des trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique qui s'est constitué, en 1992 avec le référendum sur le traité de Maastricht qui a décidé la création de la monnaie unique.

Je vous prie de bien vouloir excuser notre constance mais derrière les fables qui nous sont servies sur les cigales et les fourmis, les méritants et les indisciplinés, les bons et les mauvais élèves de la Bundesbank, ceux qui ont besoin de coups de règle d'or sur les doigts et ceux qui reçoivent des bons points de la Commission, nous discernons la validité de nos thèses.

Dix années de monnaie unique ne les ont pas émoussées et nous sommes convaincus qu'il n'y aura pas de vingtième anniversaire de l'Euro tel qu’il a été conçu.

Les défauts constitutifs de la monnaie unique ne sont pas réductibles car c'est le concept même de monnaie unique qui est inadaptée à la diversité humaine, géographique, démographique, économique et politique de l'Europe.

Face à l'alternative posée au départ entre monnaie unique et monnaie commune, nous défendons toujours la monnaie commune qui est la monnaie du réel, la monnaie du projet commun et de solidarités construites autour des nations qui sont les briques de base de la démocratie.

Mais nous ne sommes pas des incendiaires.


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