PARIS, 23 oct 2012 (AFP) - En même temps que la première partie du budget 2013, consacrée aux recettes, les députés ont voté mardi la loi de programmation budgétaire pour les cinq prochaines années, sur laquelle le Front de gauche a voté contre et les chevènementistes se sont abstenus.

Cette loi de programmation fixe notamment les objectifs du gouvernement sur la durée de la législature, en particulier un déficit limité à 3% du Produit intérieur brut en 2013 (après 4,5% cette année), et à 0,3% en 2017.

Si les socialistes, écologistes et radicaux de gauche ont voté à la fois pour la loi de programmation et pour le budget, et que la droite et le centre ont voté contre les deux, le Front de gauche et le MRC (Mouvement républicain et citoyen, fondé par Jean-Pierre Chevènement) ont voté différemment sur un texte et sur l'autre.

Le Front de gauche a voté contre la loi de programmation, estimant qu'elle ne programmait que "l'austérité", alors qu'il s'est abstenu sur le budget, où, à côté "d'éléments négatifs", comme le gel du barème de l'impôt sur le revenu, figurent quelques "avancées", notamment un début de taxation du capital via une nouvelle fiscalisation des dividendes.

Pour leur part, les trois députés du MRC, apparentés au groupe socialiste, se sont abstenus sur la loi pluriannuelle "en raison du caractère irréaliste de cet exercice imposé par Bruxelles", ont-ils expliqué dans un communiqué. En revanche ils ont voté pour le budget.

Ce dernier texte, selon le président du MRC Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, permet en effet "de mettre fin aux dérives du sarkozysme et rendre notre système fiscal plus juste en rapprochant la taxation du capital et du travail".

Mais, prévient-il, "l'objectif de 3% du déficit public ne doit pas devenir un fétiche comme l'était le triple A pour Nicolas Sarkozy" car "la France ne doit pas basculer dans la stagnation ou la récession".

ON EN PARLE

Mardi 23 Octobre 2012

L'Assemblée Nationale votait aujourd'hui la partie "recettes" du budget de l'Etat pour 2013


Les députés du Mouvement Républicain et Citoyen ont approuvé la partie « recettes » du budget présenté par le Gouvernement.

Ce premier budget de la législature permet de mettre fin aux dérives du sarkozysme et rendre notre système fiscal plus juste en rapprochant la taxation du capital et du travail.
L’effort de redressement des comptes publics devra être apprécié et adapté en fonction des circonstances. L’objectif de 3% du déficit public ne doit pas devenir un fétiche comme l’était le triple AAA pour Nicolas Sarkozy.

Je fais confiance au gouvernement pour tenir compte de l’ensemble des paramètres économiques : le soutien à l’activité économique, la lutte contre le chômage… Les trois députés du MRC se sont d’ailleurs abstenus sur la loi pluriannuelle 20012-2017 en raison du caractère irréaliste de cet exercice imposé par Bruxelles.

Il est vital pour la France de ne pas transformer le redressement en austérité contreproductive (même le FMI en convient désormais). Le France ne doit pas basculer dans la stagnation ou la récession

ACTUALITES

Mardi 23 Octobre 2012 Tags : MRC

Crise économique, crise de l'euro...veut-on ajouter une crise alimentaire ? J'ai interpelé les deux ministres compétents sur la question, Agriculture et Affaires Européennes, pour leur demander de préciser les intentions du Gouvernement sur l'avenir incertain du Programme Européen d'Aide Alimentaire


Depuis 2011, le Programme Européen d'Aide Alimentaire (PEAD) est en danger. Par des mécanismes compliqués dont l'Union Européenne a le secret, un programme alimentaire social est adossé depuis 1987 à la Politique Agricole Commune et a longtemps permis la redistribution des surplus agricoles directement vers des associations caritatives comme les Restos du Coeur, la Croix Rouge, le Secours Populaire ou les différentes Banques Alimentaires.

Les réformes successives de la PAC ont réduit les surplus et compromis le fonctionnement de ce programme alimentaire.

En 2011, plusieurs pays ont décidé de bloquer le dispositif qui n'a été maintenu que grâce à un accord, un compromis, franco-allemand provisoire pour deux ans.

Dans le cadre des discussions européennes, l'avenir du programme alimentaire européen se joue dans les semaines qui viennent.

La distribution de repas dont bénéficient 4 millions de personnes dans notre pays (18 millions au total dans 20 pays de l’Union Européenne) est en jeu.
Au moment où l'Union Européenne vient de recevoir cet étrange Prix Nobel de la Paix, la réalité est plus triviale et les bons principes doivent triompher de négociations de boutiquiers.

Crise économique, crise de l'euro...veut-on ajouter une crise alimentaire ? J'ai interpelé les deux ministres compétents, Agriculture et Affaires Européennes, pour leur demander de préciser les intentions du Gouvernement.

NOS VILLES

Jeudi 18 Octobre 2012 Tags : Europe Solidarité
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L'Euroréalisme doit conduire à la monnaie commune

Discours de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et député du Val-de-Marne, prononcé à l’occasion du débat général précédant l’examen par l’Assemblée Nationale du traité TSCG et de la loi organique dite de « la règle d’or », mardi 2 octobre 2012.

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Mes chers collègues,

La crise de l'Euro dure et...j'ai une mauvaise nouvelle elle risque de durer encore.

Je parle ici au nom des trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique qui s'est constitué, en 1992 avec le référendum sur le traité de Maastricht qui a décidé la création de la monnaie unique.

Je vous prie de bien vouloir excuser notre constance mais derrière les fables qui nous sont servies sur les cigales et les fourmis, les méritants et les indisciplinés, les bons et les mauvais élèves de la Bundesbank, ceux qui ont besoin de coups de règle d'or sur les doigts et ceux qui reçoivent des bons points de la Commission, nous discernons la validité de nos thèses.

Dix années de monnaie unique ne les ont pas émoussées et nous sommes convaincus qu'il n'y aura pas de vingtième anniversaire de l'Euro tel qu’il a été conçu.

Les défauts constitutifs de la monnaie unique ne sont pas réductibles car c'est le concept même de monnaie unique qui est inadaptée à la diversité humaine, géographique, démographique, économique et politique de l'Europe.

Face à l'alternative posée au départ entre monnaie unique et monnaie commune, nous défendons toujours la monnaie commune qui est la monnaie du réel, la monnaie du projet commun et de solidarités construites autour des nations qui sont les briques de base de la démocratie.

Mais nous ne sommes pas des incendiaires.


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