Mesdames et messieurs les élus, Mon général, Mon colonel représentant la légion étrangère,
Messieurs les représentants des Alpinis, Monsieur le président de l’UFAC du Val de Marne du Kremlin Bicêtre,
Mesdames, messieurs,
Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer Lazare Ponticelli, personnage de l’histoire, citoyen patriote, entrepreneur et citoyen d’honneur du Kremlin Bicêtre, cette ville ou il s’est établi et à laquelle il était si attaché.
Personnage de l’histoire d’abord car Lazare Ponticelli, né en 1897 et disparu en 2008, a connu trois siècles et traversé les deux plus terribles guerres que la civilisation a connues.
Il était un trait d’union entre deux mondes, le passeur de témoin d’une époque révolue, d’une mondialisation à une autre qu’il nous faut connaitre et comprendre. Lazare Ponticelli, était aussi un symbole de la Nation française.
Né à Bettola dans la province de Plaisance en Emilie-Romagne le 7 décembre 1897 dans une famille de sept enfants, il fuit la misère à l’âge de neuf ans, voulant à Paris rejoindre sa mère et sa famille.
Il est arrivé seul de son pays natal, en train, pour rejoindre ce qu’il pensait être alors « un Paradis », la France.
Messieurs les représentants des Alpinis, Monsieur le président de l’UFAC du Val de Marne du Kremlin Bicêtre,
Mesdames, messieurs,
Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer Lazare Ponticelli, personnage de l’histoire, citoyen patriote, entrepreneur et citoyen d’honneur du Kremlin Bicêtre, cette ville ou il s’est établi et à laquelle il était si attaché.
Personnage de l’histoire d’abord car Lazare Ponticelli, né en 1897 et disparu en 2008, a connu trois siècles et traversé les deux plus terribles guerres que la civilisation a connues.
Il était un trait d’union entre deux mondes, le passeur de témoin d’une époque révolue, d’une mondialisation à une autre qu’il nous faut connaitre et comprendre. Lazare Ponticelli, était aussi un symbole de la Nation française.
Né à Bettola dans la province de Plaisance en Emilie-Romagne le 7 décembre 1897 dans une famille de sept enfants, il fuit la misère à l’âge de neuf ans, voulant à Paris rejoindre sa mère et sa famille.
Il est arrivé seul de son pays natal, en train, pour rejoindre ce qu’il pensait être alors « un Paradis », la France.
Titulaire d’un permis de travail, il exerce différents métiers pour subsister, souvent difficilement : ramoneur ou livreur de charbon. Jusqu’à ce qu’éclate la première guerre mondiale.
Italien, il s’engage donc dans la légion étrangère en trichant sur son âge. Il sert la France jusqu’en 1915, avant d’être incorporé contre sa volonté dans les troupes italiennes – les alpinis qui sont les alliées de la France – jusqu’à la fin de la guerre. Il exige alors d’être démobilisé sous uniforme français et finira par obtenir satisfaction en 1921.
Il servira plus tard la France, à nouveau, durant la deuxième guerre mondiale. Naturalisé français en 1939, il s’engagera dans la Resistance jusqu’à la libération de Paris.
De ce parcours inouï, marqué par le devoir, Lazare Ponticelli nous rappelle la force de cette réalité : être français est un acte de la volonté. Ou comme le disait Ernest Renan, « l’existence de la Nation est un plébiscite de tous les jours ». Lazare Ponticelli illustre à merveille cette idée qui doit nous inspirer.
Les frères d’armes qui ont combattu pour la France étaient des citoyens, fils de la République, et même au-delà puisque, comme Lazare Ponticelli, des étrangers étaient venus défendre des frontières qui n’étaient pas les leurs.
L’engagement de Lazare et de ces hommes nous rappelle que l’identité de notre Nation s’est forgée par le libre consentement d’hommes et de femmes indifféremment de leurs origines.
Ils témoignent aussi de la nécessité de concevoir une Nation accueillante et généreuse, débarrassée de l’obsession des origines, et où droits et devoirs sont indissociables. A l’heure où nous constatons repli sur soi et rejet de l’autre, le sacrifice de ces hommes nous oblige à la raison et à la reconnaissance. C’est le sens de notre présence aujourd’hui. Pour le maire attaché à sa ville que je suis, Lazare Ponticelli demeure aussi une figure emblématique du Kremlin-Bicêtre. Depuis son établissement en 1925 dans ce quartier et en 1936 dans cette maison, il n’a plus quitté cette ville qu’il affectionnait et où il se sentait pleinement chez lui. Allant faire mon marché, participant aux réunions des anciens combattants.
Homme engagé, il avait à cœur de transmettre non pas son histoire mais celle des poilus. Pudique, il se racontait peu mais relatait les étapes de son parcours, du parcours de ses frères d’armes aux enfants de nos écoles.
Loin de la figure héroïque que les commentateurs pouvaient rechercher en lui, il transmettait sa conscience aigüe de la valeur de la vie, lui qui était revenu de la guerre non pas pacifiste mais pacifique. C’est le sens du message qu’il n’a cessé de porter aux jeunes qui l’interrogeaient : « faites perdurer la paix ».
Jusqu’à la fin de sa vie, à l’âge de 110 ans, il a tenu à être présent aux commémorations du 11 novembre pour rendre hommage à ses frères d’armes, français et étrangers, tombés pour la France.
Je veux saluer l’homme que j’ai eu la chance de côtoyer régulièrement pendant de nombreuses années. Il conjuguait une force de caractère inébranlable à une humilité sans artifice et une grande générosité. Lazare Ponticelli aura, jusqu’à la fin de sa vie, préféré une vie honorable aux honneurs de la vie.
Je veux évoquer enfin une période de sa vie beaucoup moins connue mais tout aussi glorieuse, celle de Lazare Ponticelli l’entrepreneur, courageux et travailleur.
Dès 1921, après avoir été démobilisé par l’armée italienne, Lazare retourne en France et créé avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, une société de chauffage et de ramonage. Rapidement elle s’étendra à la tuyauterie industrielle et au lavage.
La seconde guerre mondiale mettra à mal l’entreprise familiale qui connaitra les difficultés.
Mais là encore, cet épisode nous livre un aspect du caractère de Lazare. Il ne fut pas seulement un combattant. Il fut aussi et surtout un battant qui ne renonçait jamais dans les périodes d’adversité, animé par un sens profond de détermination et de ténacité.
A force de travail et d’énergie, l’entreprise se redressera après l’occupation et diversifiera ses activités.
Aujourd’hui le Groupe Ponticelli Frères emploie près de 5 000 personnes sur ses chantiers en France et à l’étranger.
Il est devenu un fleuron national des services à l’industrie, notamment en pétrole, en pétrochimie mais aussi pour les centrales nucléaires de dernière génération.
A la création de cette entreprise, les trois frères ont adopté une devise qui, avec le recul des événements, pourrait résumer l’héritage que nous lègue Lazare : «Union-Travail-Sagesse».
L’union à la France et à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Le Travail comme une vertu de dépassement de soi, d’abnégation et de réussite.
La sagesse comme leçon de vie, de citoyenneté, d’humilité et de modestie.
Nadine, je vous remercie très chaleureusement, vous sa petite fille, de prolonger sa mémoire avec toute la famille. A travers vous et le dévoilement de cette plaque, nous marquons notre attachement à Lazare Ponticelli et notre reconnaissance à ce citoyen exemplaire pour accomplir sa volonté de « faire perdurer la paix ».
Italien, il s’engage donc dans la légion étrangère en trichant sur son âge. Il sert la France jusqu’en 1915, avant d’être incorporé contre sa volonté dans les troupes italiennes – les alpinis qui sont les alliées de la France – jusqu’à la fin de la guerre. Il exige alors d’être démobilisé sous uniforme français et finira par obtenir satisfaction en 1921.
Il servira plus tard la France, à nouveau, durant la deuxième guerre mondiale. Naturalisé français en 1939, il s’engagera dans la Resistance jusqu’à la libération de Paris.
De ce parcours inouï, marqué par le devoir, Lazare Ponticelli nous rappelle la force de cette réalité : être français est un acte de la volonté. Ou comme le disait Ernest Renan, « l’existence de la Nation est un plébiscite de tous les jours ». Lazare Ponticelli illustre à merveille cette idée qui doit nous inspirer.
Les frères d’armes qui ont combattu pour la France étaient des citoyens, fils de la République, et même au-delà puisque, comme Lazare Ponticelli, des étrangers étaient venus défendre des frontières qui n’étaient pas les leurs.
L’engagement de Lazare et de ces hommes nous rappelle que l’identité de notre Nation s’est forgée par le libre consentement d’hommes et de femmes indifféremment de leurs origines.
Ils témoignent aussi de la nécessité de concevoir une Nation accueillante et généreuse, débarrassée de l’obsession des origines, et où droits et devoirs sont indissociables. A l’heure où nous constatons repli sur soi et rejet de l’autre, le sacrifice de ces hommes nous oblige à la raison et à la reconnaissance. C’est le sens de notre présence aujourd’hui. Pour le maire attaché à sa ville que je suis, Lazare Ponticelli demeure aussi une figure emblématique du Kremlin-Bicêtre. Depuis son établissement en 1925 dans ce quartier et en 1936 dans cette maison, il n’a plus quitté cette ville qu’il affectionnait et où il se sentait pleinement chez lui. Allant faire mon marché, participant aux réunions des anciens combattants.
Homme engagé, il avait à cœur de transmettre non pas son histoire mais celle des poilus. Pudique, il se racontait peu mais relatait les étapes de son parcours, du parcours de ses frères d’armes aux enfants de nos écoles.
Loin de la figure héroïque que les commentateurs pouvaient rechercher en lui, il transmettait sa conscience aigüe de la valeur de la vie, lui qui était revenu de la guerre non pas pacifiste mais pacifique. C’est le sens du message qu’il n’a cessé de porter aux jeunes qui l’interrogeaient : « faites perdurer la paix ».
Jusqu’à la fin de sa vie, à l’âge de 110 ans, il a tenu à être présent aux commémorations du 11 novembre pour rendre hommage à ses frères d’armes, français et étrangers, tombés pour la France.
Je veux saluer l’homme que j’ai eu la chance de côtoyer régulièrement pendant de nombreuses années. Il conjuguait une force de caractère inébranlable à une humilité sans artifice et une grande générosité. Lazare Ponticelli aura, jusqu’à la fin de sa vie, préféré une vie honorable aux honneurs de la vie.
Je veux évoquer enfin une période de sa vie beaucoup moins connue mais tout aussi glorieuse, celle de Lazare Ponticelli l’entrepreneur, courageux et travailleur.
Dès 1921, après avoir été démobilisé par l’armée italienne, Lazare retourne en France et créé avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, une société de chauffage et de ramonage. Rapidement elle s’étendra à la tuyauterie industrielle et au lavage.
La seconde guerre mondiale mettra à mal l’entreprise familiale qui connaitra les difficultés.
Mais là encore, cet épisode nous livre un aspect du caractère de Lazare. Il ne fut pas seulement un combattant. Il fut aussi et surtout un battant qui ne renonçait jamais dans les périodes d’adversité, animé par un sens profond de détermination et de ténacité.
A force de travail et d’énergie, l’entreprise se redressera après l’occupation et diversifiera ses activités.
Aujourd’hui le Groupe Ponticelli Frères emploie près de 5 000 personnes sur ses chantiers en France et à l’étranger.
Il est devenu un fleuron national des services à l’industrie, notamment en pétrole, en pétrochimie mais aussi pour les centrales nucléaires de dernière génération.
A la création de cette entreprise, les trois frères ont adopté une devise qui, avec le recul des événements, pourrait résumer l’héritage que nous lègue Lazare : «Union-Travail-Sagesse».
L’union à la France et à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Le Travail comme une vertu de dépassement de soi, d’abnégation et de réussite.
La sagesse comme leçon de vie, de citoyenneté, d’humilité et de modestie.
Nadine, je vous remercie très chaleureusement, vous sa petite fille, de prolonger sa mémoire avec toute la famille. A travers vous et le dévoilement de cette plaque, nous marquons notre attachement à Lazare Ponticelli et notre reconnaissance à ce citoyen exemplaire pour accomplir sa volonté de « faire perdurer la paix ».

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