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Discours de Créteil: la gauche unie avec Jean-Paul Huchon

Lundi 15 Mars 2010



SUJETS : Élection

Discours prononcé par Jean-Luc Laurent lors d'un meeting de la gauche unie pour les élections régionales à Créteil (Val de Marne)


Discours de Créteil: la gauche unie avec Jean-Paul Huchon
Mes chers amis, chers camarades,

Quelle joie d’être réunis ce soir, de voir la gauche rassemblée dans ce beau combat régional. Quel honneur aussi d’être présent aux côtés de personnalités telles que Laurent Cathala, notre hôte, qui représente tant pour la gauche dans le Val-de-Marne. Notre présence à tous ici est le signe de la dynamique du rassemblement de la gauche, un rassemblement autour d’un projet progressiste qui ne laisse personne de côté.

Dans deux jours maintenant, les Val-de-marnais et tous les Franciliens désigneront leur nouvelle assemblée régionale. Après six ans de travail et, je l’affirme, de bon travail, et après plusieurs semaines de campagne électorale, les électeurs vont enfin se prononcer.

Cette campagne, nous l’aurions souhaitée plus sereine.
La campagne n’a pas été suffisamment élevée par la qualité du débat entre les listes en présence.

Pourquoi la droite a-t-elle agi ainsi ? Non pas parce qu’elle n’a pas de projet. Elle en a un. Mais elle préfère le garder dans l’ombre, le cacher derrière un slogan, un croquis et quelques images de synthèse. Ce projet, c’est celui de Christian Blanc qu’on essaie de nous vendre sous le nom de Grand Paris et d’un projet de loi qui ignore les citoyens et leurs représentants élus. Pour quoi le garder dans l’ombre ? Tout simplement parce qu’il est profondément inégalitaire et injuste.

La campagne de slogan permet de ne pas parler de l’essentiel ce projet ne concerne pas les franciliens ni les Val-de-marnais. Ce projet est hors-sol, coupé des habitants. De leurs attentes, de leurs besoins, de leurs aspirations et - comme le disait Jean-Michel Ribes hier soir au Cirque d’Hiver - de leurs rêves.

Dans le Val-de-Marne, il y a une seule chose qui intéresse la droite, c’est l’aéroport d’Orly. Avec le « Grand Huit », ce train électrique que Christian Blanc voudrait nous offrir, on ira cueillir les hommes d’affaires à la sortie de l’avion pour les conduire directement à La Défense où dans les futurs « pôles de compétitivité ». Mais les habitants du Val-de-Marne n’intéressent pas la Droite, parce que nous sommes un département de jeunes, d’étudiants, de travailleurs, dans une région solidaire et diverse. Nous serions donc condamnés à regarder passer les trains traversant nos territoires sans s’y arrêter. Ce projet de Grand Huit, qui est contre les citoyens, nous n’en voulons pas !

Avec Jean-Paul Huchon, au contraire, nous proposons une région pour tous les franciliens. Une région solidaire face à la politique d’abaissement social permanent du gouvernement de Nicolas Sarkozy. Une région attractive forte de ses talents, de ses capacités qu’il faut mobiliser pour le développement économique, la croissance et l’emploi. C’est pour cela que nous avons proposé de construire ensemble ce « bouclier social » que doit être le conseil régional pour tous ceux que les politiques libérales et réactionnaires du gouvernement laissent de côté. Nous voulons, nous, que le dynamisme et l’attractivité de la région Ile-de-France profite à tous ses habitants, et non pas à quelques milieux d’affaires, à quelques quartiers sur-favorisés de l’ouest parisien. Nous voulons une région qui protège, qui donne sa chance à chacun et qui prépare l’avenir de tous.

Nous voulons faire des régions des pôles de solidarité et de progrès. C’est l’avenir de la République sociale qui est en jeu.

Le cœur de cette République sociale, ce sont les valeurs républicaines et les services publics. Les deux sont attaqués comme jamais. Comment ne pas mesurer les dégâts immenses résultant du désastreux débat sur l’identité nationale imposé par le gouvernement pendant plusieurs mois quand un des dirigeants de la droite M. LONGUET ose promouvoir au grand jour un mythique « corps français traditionnel » ? Comment ne pas être scandalisé par la mise en cause ignoble de Michèle Sabban qui a dû se faire rendre justice pour son honneur. Comment ne pas se révolter quand un candidat de la liste de la gauche rassemblée Ali Soumaré se voit stigmatisé, insulté, mis au pilori en raison de la couleur de sa peau ? La seule réponse pertinente à ces dérapages lamentables tient en deux mots république et laïcité ! Ce sont les valeurs républicaines de laïcité, de refus du racisme et de son corollaire, le communautarisme qui nous permettront, demain comme hier, en Ile-de-France comme ailleurs, de vivre ensemble c’est-à-dire de faire France, de faire citoyenneté donc de nous tourner collectivement vers l’avenir.

Je pourrais vous parler de logement, de l’engagement tenu de Jean-Paul Huchon de construire ou réhabiliter 240 000 logements et des 15 000 logements pour les jeunes et étudiants. Au-delà de ces chiffres l’essentiel est de voir que c’est le moyen de l’égalité. Egalité sociale et territoriale.

Et comment ne pas parler de la situation des services publics, cet autre pilier fondamental de notre République ? Là encore, face à un gouvernement défaillant, oublieux des fondements de notre République, la Région fait face ! Quand le gouvernement de Madame Pécresse réorganise sauvagement l’APHP, en supprimant des postes de personnels soignants, et en fermant des services, comme c’est le cas à Bicêtre, nous nous engageons, nous, à défendre le droit des franciliens à la santé et à l’accès égal aux soins, en y consacrant un milliard d’euros sur cinq and !

Que dire de la sécurité, quand la candidate de la droite essaie d’imputer à la majorité régionale la responsabilité de la dégradation de la sécurité en Ile-de-France, alors que c’est Nicolas Sarkozy qui a pris la responsabilité de supprimer la police de proximité, créée par Jean-Pierre Chevènement ! Je rappelle que le conseil régional d’Ile-de-France s’est engagé financièrement en faveur de la construction de commissariats et de bureaux de police dans des quartiers d’Ile-de-France qui en avaient besoin. Mais certains d’entre eux attendent toujours que des effectifs y soient affectés ! C’est le cas à La Courneuve par exemple où je me suis rendu durant la campagne voici quelques jours.

Dimanche le choix est simple.

Il n’y a pas d’un côté une campagne régionale et de l’autre une campagne nationale. Les deux sont liés !

Les franciliens ont la possibilité d’exprimer leur opposition à la politique du président de la République et au tour de vis social qui se prépare. Ils peuvent le faire en soutenant les équipes qui localement font vivre l’alternative, se battent au quotidien pour agir Les deux sont liés. Intiment lié.

Dimanche, en votant, avec un seul bulletin, vous votez dex fois. Une fois contre la politique du Président Sarkozy, une fois pour le Président Huchon.

Certains peuvent avoir envie de disperser, d’exprimer une sensibilité. Dommage car on a si bien travaillé ensemble pour les franciliens. Face à la machine UMP, il faut frapper fort dès le premier tour. Le second en découlera.

Le premier tour façonne le second,
Le premier tour structure la future majorité régionale.
Lui donne son assises, lui donne le cap.

Et c’est bien parce que nous voulons agir, et pas simplement poussez une gueulante, que dès dimanche nous voterons Jean-Paul Huchon et la liste de la gauche pour l’Ile-de-France qui rassemble le PS, le PRG, les amis de Robert Hue et le MRC que je représente.

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