Mon Colonel,
Monsieur le Président de l’UFAC,
Madame, Monsieur, les élus
Madame, Monsieur,

Nous commémorons aujourd’hui, en ce 19 mars, le cinquantenaire du cessez le feu intervenu après la signature des Accords d’Evian la veille et le référendum le 8 mars approuvé à plus de 90% des suffrages.
Vous connaissez l’importance que j’attache, avec ceux qui m’entourent, au devoir de mémoire, essentiel à notre conscience collective et citoyenne. Il traduit aussi mon profond respect pour les anciens combattants et notre reconnaissance.
La mémoire des soldats -et de toutes les victimes- ne saurait être bafouée par l’ignorance, le mépris ou l’indifférence.

Notre passé commun de citoyens français doit être assumé, avec sa part d’ombres et de lumières, de toute part.

La raison de la présence de la France en Algérie s’inscrit dans une période de l’histoire : celui du déclin de la France et de l’Angleterre sur la scène continentale et de la crise de l’empire Ottoman. Parce que ces deux pays voulaient rester de grandes puissances européennes, ils se sont tournés vers le bassin méditerranéen. La France a vu dans l’Algérie « une plus grande France » et non un pays avec son histoire, ses racines, son identité. Cet aveuglement de quelques uns a conduit à la lutte d’un peuple pour son indépendance et à une guerre franco-française.

Entre 1954 et 1962, parmi les deux millions de jeunes français mobilisés, 27 000 furent tués, un millier a disparu et 1300 sont morts des suites de leurs blessures. Parmi eux, 40 Kremlinois sont tombés sur le sol algérien.

Mais n’oublions pas qu’il y eut également 270 000 algériens tués pendant ce conflit, que 4000 civils furent victimes d’attentats en France comme en Algérie. Que 200 000 harkis qui servirent la France furent abandonnés, notamment par une loi leur retirant la nationalité française en mai 1962.
Il ne m’appartient pas de réaliser le bilan de 132 ans de présence française en Algérie ni d’analyser la conduite de la guerre – toujours inhumaine -, c’est aux historiens de réaliser ce travail pour faciliter ce travail de mémoire.

Elu de la République, Maire, au contact de nombreux kremlinois d’origine algérienne, de harkis kremlinois, de rapatriés venus dans notre ville, je vois surtout les liens humains forts, forgés au cours de l’histoire, certes mais aussi dans notre vie de tous les jours.
Dans un livre récent « France Algérie » les auteurs soulignent que L’avenir de chacun de nos pays passe en grande partie par l’autre. Nous devons mesurer que notre avenir commun durera plus longtemps que notre passé. C’est l’avenir que nous devons construire, l’avenir des deux rives de la Méditerranée. C’est ce message qu’il m’apparait fondamental de transmettre aux citoyens et particulièrement aux jeunes générations.
En 50 ans, l’Algérie a triplé sa population, a modernisé ses structures, a procédé à un effort important dans le domaine éducatif.

Après les heures tragiques des années 90, l’Algérie a su garder des fondements démocratiques tels que la liberté de la presse et le pluripartisme, ce sont des signes importants dans un monde arabe qui se bat pour la démocratie.

Dans le contexte de mondialisation sauvage que nous connaissons aujourd’hui, l’union de nos deux pays peut être un atout et un exemple pour faire en sorte que la Méditerranée soit un espace de coopération et non d’affrontement. Certains esquissent le développement d’un axe Paris-Alger pour structurer la méditerranée occidentale. C’est à travers lui que l’identité franco-algérienne si particulière peut exulter. C’est en renforçant les coopérations de toutes sortes, sur une relation d’égal à égal que nous forgerons l’avenir. Il passe par la jeunesse. La proximité géographique, humaine, culturelle, linguistique, et la forte imbrication de nos populations sont des atouts essentiels pour y parvenir.
Je voudrais terminer avec les propos que j’emprunte au Président de l’Association France Algérie : Jean-Pierre Chevènement, Président de l’Association France Algérie : « il nous appartient de transmettre ce lien si intense, cette mémoire nourricière de l’avenir, bref cette fascination que l’Algérie et la France éprouvent l’une pour l’autre, car elle est le gage d’un partenariat d’exception, la promesse d’un avenir partagé et enfin heureux ».

Ce 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu en Algérie, est un jour de célébration de la paix. Un hommage surtout, à ceux qui, morts au feu, ont assumé leur mission.
Mais permettez-moi donc pour ce cinquantenaire, de nous inviter à nous tourner vers l’avenir, de cicatriser les plaies entre les peuples français et algériens, entre citoyens français aussi. Le passé douloureux nous exhorte à la réussite de l’Algérie, c’est pour moi la responsabilité des peuples algériens et français qui doivent faire prévaloir la conscience sur la repentance.

Vive la paix.
Vive la République.
Vive la France.


Mardi 20 Mars 2012

Communiqué de presse


Les assassinats qui ont eu lieu à l'intérieur d'une école juive de Toulouse sont une tragédie qui endeuille les familles des victimes, une ville et l'ensemble de la communauté nationale.

A ce stade de l'enquête, il est impossible de savoir si c'est la folie criminelle ou la barbarie terroriste qui sont à l'origine de ce crime atroce

J'espère que la police et la justice pourront très rapidement retrouver l'auteur de ce crime ignoble. Après les assassinats de militaires à Toulouse et Montauban, la violence criminelle vient de frapper une troisième fois la France en quelques jours.

Dans ces heures difficiles, je souhaite que notre pays traverse cette épreuve dans un esprit de décence et de responsabilité.


Paris le 19 mars 2012
Lundi 19 Mars 2012

Communiqué de presse suite à l'accord politique conclu entre le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Socialiste


Le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Socialiste ont conclu un accord politique et électoral pour un contrat de législature. Face aux périls de la crise, nos deux partis ont décidé d’œuvrer au rassemblement des forces de progrès pour placer la gauche dans une dynamique de victoire et lui permettre de se hisser à la hauteur des enjeux. Le MRC a décidé de s’allier au PS pour faire de la République un rempart contre la finance et un refuge pour tous ses citoyens.

L’accord politique résulte d’une analyse et d’une volonté communes pour redresser la France : sur l’école, les valeurs républicaines, la sécurité, la politique étrangère, la nécessaire réindustrialisation du pays et la reprise en main des acteurs d’une finance aujourd’hui dévoyée. Pour sa part, fidèle à l’engagement qui est le sien, le MRC fait état des repères qui lui paraissent essentiels : une monnaie moins chère, une construction européenne réorientée autour d’un programme de croissance et non de récession, une énergie nucléaire maintenue comme un grand atout pour la France, l’unité et la souveraineté de la République française préservée.

Après cinq années d’une présidence fanfaronne de Nicolas Sarkozy au service des puissants, le MRC a fait un choix simple : il a choisi l’alliance, avec le Parti socialiste pour donner au pays la nouvelle majorité qu’il attend à l’Assemblée Nationale.

Cette alliance préserve l’identité du courant républicain que nous représentons au sein du rassemblement de la gauche. L’accord convient qu’aux côtés des 9 candidats MRC soutenus par le PS et des 6 suppléants, le MRC présentera plus de cent candidats autonomes à travers le pays pour faire entendre sa voix singulière au sein de la future majorité : celle de la cohérence et de la fidélité aux idées qu’il développe depuis toujours.

Jean-Luc LAURENT
Président du Mouvement Républicain et Citoyen

Accord Politique entre le PS et le MRC.doc  (49 Ko)

Vendredi 9 Mars 2012 Tags : Gauche MRC
1 2



SELECTION

L'Euroréalisme doit conduire à la monnaie commune

Discours de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et député du Val-de-Marne, prononcé à l’occasion du débat général précédant l’examen par l’Assemblée Nationale du traité TSCG et de la loi organique dite de « la règle d’or », mardi 2 octobre 2012.

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Mes chers collègues,

La crise de l'Euro dure et...j'ai une mauvaise nouvelle elle risque de durer encore.

Je parle ici au nom des trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique qui s'est constitué, en 1992 avec le référendum sur le traité de Maastricht qui a décidé la création de la monnaie unique.

Je vous prie de bien vouloir excuser notre constance mais derrière les fables qui nous sont servies sur les cigales et les fourmis, les méritants et les indisciplinés, les bons et les mauvais élèves de la Bundesbank, ceux qui ont besoin de coups de règle d'or sur les doigts et ceux qui reçoivent des bons points de la Commission, nous discernons la validité de nos thèses.

Dix années de monnaie unique ne les ont pas émoussées et nous sommes convaincus qu'il n'y aura pas de vingtième anniversaire de l'Euro tel qu’il a été conçu.

Les défauts constitutifs de la monnaie unique ne sont pas réductibles car c'est le concept même de monnaie unique qui est inadaptée à la diversité humaine, géographique, démographique, économique et politique de l'Europe.

Face à l'alternative posée au départ entre monnaie unique et monnaie commune, nous défendons toujours la monnaie commune qui est la monnaie du réel, la monnaie du projet commun et de solidarités construites autour des nations qui sont les briques de base de la démocratie.

Mais nous ne sommes pas des incendiaires.


Inscription à la newsletter

Jean-Luc Laurent

Créez votre badge


Précédemment

Mon édito d'octobre dans "Le Kremlinois"

17/10/2012 - Jean-Luc Laurent

Nonistes

12/10/2012 - Jean-Luc Laurent

Hôpital et logement social

11/10/2012 - Jean-Luc Laurent

Traité européen TSCG : NON c'est NON

09/10/2012 - Jean-Luc Laurent

Manifestation SANOFI

05/10/2012 - Jean-Luc Laurent

Traité TSCG et loi organique: deux fois non !

04/10/2012 - Jean-Luc Laurent

Me contacter

05/07/2012 - Jean-Luc Laurent

Liste de liens
Jean-Marc Nicolle
Jean-Marc Nicolle
MRC
MRC
Marie-Françoise Bechtel
Marie-Françoise Bechtel