Mon communiqué suite au comité interministériel et au discours du Premier Ministre prononcé à Créteil.
Aujourd’hui, le Premier Ministre a réuni un comité interministériel important pour l’avenir du Grand Paris. Le Gouvernement confirme et précise ses engagements pour l’accélération du Grand Paris Express, en particulier le prolongement de la ligne 14 jusqu’à Orly en 2024. C’est une très bonne nouvelle pour le Kremlin-Bicêtre, Gentilly et l'agglomération du Val de Bièvre dont la desserte sera améliorée. Le Premier Ministre a précisé le financement de ces investissements.
Le Premier Ministre a annoncé la création d’Opération d’Intérêt National (OIN) multi-sites et la fusion des établissements publics fonciers au sein de l'EPF d’Ile-de-France. Pour réussir le Grand Paris du logement, l’Etat doit veiller à bien équilibrer les contraintes et l’accompagnement des maires. Aujourd’hui, construire se traduit pour un maire par une somme de difficultés, des recours et des coûts rarement compensés par les nouvelles bases fiscales. Il est essentiel de créer un climat favorable aux maires-bâtisseurs pour parvenir à la production annuelle de 70 000 logements inscrite dans la loi.
Concernant la Métropole du Grand Paris, le Premier Ministre a reçu favorablement la proposition votée par une très large majorité des élus du Conseil de la Mission de Préfiguration. Pour y avoir contribué, je me félicite de cette proposition et propose qu’elle soit reprise dans une proposition de loi ad hoc qui pourrait examinée rapidement sans attendre le projet de loi de « Nouvelle Organisation Territoriale de la République » (NOTRE) dont le calendrier est inconnu.
Par contre, je suis en désaccord avec le Premier Ministre: la disparition des conseils généraux n’a rien d’une évidence. Pour être efficace, la Métropole ne peut pas tout faire. Ce qui est vrai pour les territoires est également vrai pour les compétences départementales et régionales.
Le Premier Ministre a annoncé la création d’Opération d’Intérêt National (OIN) multi-sites et la fusion des établissements publics fonciers au sein de l'EPF d’Ile-de-France. Pour réussir le Grand Paris du logement, l’Etat doit veiller à bien équilibrer les contraintes et l’accompagnement des maires. Aujourd’hui, construire se traduit pour un maire par une somme de difficultés, des recours et des coûts rarement compensés par les nouvelles bases fiscales. Il est essentiel de créer un climat favorable aux maires-bâtisseurs pour parvenir à la production annuelle de 70 000 logements inscrite dans la loi.
Concernant la Métropole du Grand Paris, le Premier Ministre a reçu favorablement la proposition votée par une très large majorité des élus du Conseil de la Mission de Préfiguration. Pour y avoir contribué, je me félicite de cette proposition et propose qu’elle soit reprise dans une proposition de loi ad hoc qui pourrait examinée rapidement sans attendre le projet de loi de « Nouvelle Organisation Territoriale de la République » (NOTRE) dont le calendrier est inconnu.
Par contre, je suis en désaccord avec le Premier Ministre: la disparition des conseils généraux n’a rien d’une évidence. Pour être efficace, la Métropole ne peut pas tout faire. Ce qui est vrai pour les territoires est également vrai pour les compétences départementales et régionales.
Jeudi 9 Octobre 2014
Mon communiqué suite la réunion du Conseil des Elus de la mission de préfiguration de la Métropole Grand Paris
Etranger aux cris d’enthousiasme, j’avais voté contre le projet de loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles et en particulier contre son chapitre « Métropole du Grand Paris » qui était un projet mal conçu. Malgré les proclamations historiques de ses supporters, et avant même les résultats des municipales de mars, il était évident que la loi votée était inapplicable.
Moins d’un an plus tard, les révisions sont déchirantes : le Premier Ministre a demandé aux élus locaux de travailler à la réécriture de l’article 12 de la loi et hier soir le conseil des élus de la Mission de Préfiguration de la Métropole du Grand Paris a voté à une très large majorité un texte de compromis qui va nous permettre d’avancer.
Toutes les propositions constructives écartées en 2013 ont été reprises pour reconnaître le principe d’une intercommunalité au pluriel et d’une organisation métropolitaine qui marche sur deux jambes : d’un côté les politiques intégrées de la métropole et de l’autre les politiques de proximité des territoires. Dans une métropole moderne, le centre n’a pas vocation à aspirer toutes les ressources et à édicter toutes les règles. Le compromis trouvé sur la fiscalité ou l’urbanisme vont dans ce sens.
A part dans les diatribes narcissiques du sénateur Dallier, il n’y a pas de solution simple à l’enjeu de la gouvernance métropolitaine. Aucune métropole mondiale n’a de système simple de gouvernance et la métropole francilienne n’a rien de commun avec une agglomération de province dont la ville-centre domine son agglomération.
Après le vote d’hier soir, le Parlement sera saisi de cette réécriture de l’article 12 et je la soutiendrai aussi fortement que j’ai combattu la première loi.
Moins d’un an plus tard, les révisions sont déchirantes : le Premier Ministre a demandé aux élus locaux de travailler à la réécriture de l’article 12 de la loi et hier soir le conseil des élus de la Mission de Préfiguration de la Métropole du Grand Paris a voté à une très large majorité un texte de compromis qui va nous permettre d’avancer.
Toutes les propositions constructives écartées en 2013 ont été reprises pour reconnaître le principe d’une intercommunalité au pluriel et d’une organisation métropolitaine qui marche sur deux jambes : d’un côté les politiques intégrées de la métropole et de l’autre les politiques de proximité des territoires. Dans une métropole moderne, le centre n’a pas vocation à aspirer toutes les ressources et à édicter toutes les règles. Le compromis trouvé sur la fiscalité ou l’urbanisme vont dans ce sens.
A part dans les diatribes narcissiques du sénateur Dallier, il n’y a pas de solution simple à l’enjeu de la gouvernance métropolitaine. Aucune métropole mondiale n’a de système simple de gouvernance et la métropole francilienne n’a rien de commun avec une agglomération de province dont la ville-centre domine son agglomération.
Après le vote d’hier soir, le Parlement sera saisi de cette réécriture de l’article 12 et je la soutiendrai aussi fortement que j’ai combattu la première loi.
Retour en photos sur un week-end actif dans nos villes: Nuit Blanche à Gentilly, Bal à Vitry, inauguration d'une nouvelle école à Ivry et Fête de Quartier sur le Côteau de Vitry
Discours prononcé à l'occasion de l'inauguration de l'exposition Jean Jaurès à la médiathèque du Kremlin-Bicêtre.
Mesdames, Messieurs,
Depuis le mois de septembre, vous avez pu découvrir - ou redécouvrir- ce que fut la vie de Jean Jaurès, ses engagements et ses combats, au travers de cette exposition, exposée en mairie puis ici à la médiathèque, mais aussi par la diffusion de films documentaires ou la lecture de textes que Jaurès a prononcés...
Je tiens à remercier Paule Mathonnat, conseillère municipale déléguée à la mémoire et à l’histoire de la ville, pour son implication dans ce projet qu’elle a porté dans sa conception et sa réalisation et qui permet d’approcher, à travers l’homme que fut Jaurès, un chapitre de notre histoire nationale.
Il y a tout juste un siècle, Jean Jaurès était assassiné par Raoul Villain, au café du Croissant. Il s’apprêtait ce soir-là à rédiger un article dans l’Humanité, qu’il espérait décisif pour faire entendre sa voix et préserver la paix. Trois jours plus tard, la « Grande guerre » éclatait.
De Jaurès, l’on évoque fréquemment ce combat pour défendre l’alternative de la paix à une guerre qu’il présentait catastrophique. Pas au nom d’un pacifisme idéologique, mais au nom de l’unité du genre humain, avec la conviction qu’une guerre des nations entrainerait un recul de civilisation.
Evoquer la mémoire de Jaurès conduit souvent à accumuler les superlatifs tant sa vie fut riche d’expériences. Je retiens pour ma part trois moments qui ont marqué son parcours et qu’il nous laisse en héritage.
Tout d’abord sa première vocation, l’enseignement, et ce rappel à l’importance de la transmission aux jeunes générations. Normalien brillant et agrégé de philosophie, Jaurès a débuté son professorat en 1881 au lycée Lapérouse d’Albi.
C’est dans ce même lycée qu’il prononça le 30 juillet 1903, le célèbre « Discours à la jeunesse », galvanisant son auditoire en les interpellant sur leur responsabilité de citoyens, acteurs de leur devenir. Avec en point d’orgue cette maxime : « Le courage […] c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ».
Le parcours de Jaurès dans l’enseignement est à l’image de son action pour l’éducation, la connaissance et la science. En un mot, de son action pour le Progrès, illustré par cette citation gravée sur le fronton de notre mairie du Kremlin-Bicêtre : « Si nous voulons progresser, si nous voulons monter, Il ne faut maudire ni la démocratie, ni la science; il faut les hausser, les réformer, les élargir : il faut que la démocratie politique devienne la démocratie sociale ».
Jaurès fut aussi le dirigeant politique, défenseur infatigable du mouvement ouvrier, et fondateur en 1904 du journal l’Humanité. Les premiers mots de l’éditorial de lancement, intitulé « Notre But », résume à la fois la ligne directrice du journal et la conviction profonde de son auteur : « Le nom même de ce journal, en son ampleur, marque exactement ce que notre parti se propose. C’est en effet, à la réalisation de l’humanité que travaillent les socialistes. »
Son combat politique a été inlassablement animé par ce sens aigu de la justice sociale. Il a mis son éloquence au service des premières lois sociales de la République : la liberté syndicale, la protection des délégués ou encore la création des caisses de retraite ouvrière.
Son cheminement au sein des forces de gauche a façonné et construit sa pensée politique. Il a compris la nécessité de créer l’unité et le rassemblement des socialistes autour de valeurs communes, pour protéger les intérêts de la Nation et l’équilibre des peuples.
C’est avec la force de cette conviction qu’il créera avec Jules Guesde la S.F.I.O., Section française de l'Internationale Ouvrière, qui rassemblera les différentes sensibilités socialistes autour d’une même vision. Le parcours politique de Jean Jaurès nous laisse un enseignement : l’on ne peut réussir le rassemblement des forces de gauche sans un projet commun et une vision partagée. Cette leçon garde tout son sens, aujourd’hui encore, aujourd’hui plus que jamais.
Il aura été aussi, jusqu’à la fin de vie, un fervent défenseur de l’État-nation comme garant de la souveraineté populaire. En témoigne ses mots : « Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène ». Dans notre monde moderne frappé par la mondialisation et la perte de repères idéologiques, ces propos interpellent et doivent-nous interroger.
Jaurès était enfin un Républicain convaincu. C’était d’ailleurs le sens premier de son engagement lui qui rappelait :
"Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot". Jaurès concevait le socialisme comme un idéal s’inscrivant dans les valeurs de la révolution française et le prolongement de la République. C’est pourquoi il définissait le socialisme comme étant : « la République jusqu’au bout ».
Notre présence aujourd’hui permet de célébrer le souvenir de l’homme engagé et de rendre hommage aux combats idéologiques qu’il a menés tout au long de sa vie. Nous devons aussi mesurer combien les valeurs qu’il portait sont nécessaires, aujourd’hui encore, à éclairer notre destinée commune. La pensée de Jaurès est actuelle car elle prend ses racines dans la révolution française et ses principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
La pensée de Jaurès est actuelle car elle nous rappelle aux fondamentaux de l’unité nationale, citoyenne et politique, autour de la République. La pensée de Jaurès est actuelle car, dans un contexte de crise, qui nous amène à nous interroger sur nous-mêmes, elle nous rappelle que « le nationalisme est la haine des autres, et le patriotisme est l’estime de soi ».
Merci de votre présence pour perpétuer cet héritage si précieux et en être les porteurs à votre tour.
Depuis le mois de septembre, vous avez pu découvrir - ou redécouvrir- ce que fut la vie de Jean Jaurès, ses engagements et ses combats, au travers de cette exposition, exposée en mairie puis ici à la médiathèque, mais aussi par la diffusion de films documentaires ou la lecture de textes que Jaurès a prononcés...
Je tiens à remercier Paule Mathonnat, conseillère municipale déléguée à la mémoire et à l’histoire de la ville, pour son implication dans ce projet qu’elle a porté dans sa conception et sa réalisation et qui permet d’approcher, à travers l’homme que fut Jaurès, un chapitre de notre histoire nationale.
Il y a tout juste un siècle, Jean Jaurès était assassiné par Raoul Villain, au café du Croissant. Il s’apprêtait ce soir-là à rédiger un article dans l’Humanité, qu’il espérait décisif pour faire entendre sa voix et préserver la paix. Trois jours plus tard, la « Grande guerre » éclatait.
De Jaurès, l’on évoque fréquemment ce combat pour défendre l’alternative de la paix à une guerre qu’il présentait catastrophique. Pas au nom d’un pacifisme idéologique, mais au nom de l’unité du genre humain, avec la conviction qu’une guerre des nations entrainerait un recul de civilisation.
Evoquer la mémoire de Jaurès conduit souvent à accumuler les superlatifs tant sa vie fut riche d’expériences. Je retiens pour ma part trois moments qui ont marqué son parcours et qu’il nous laisse en héritage.
Tout d’abord sa première vocation, l’enseignement, et ce rappel à l’importance de la transmission aux jeunes générations. Normalien brillant et agrégé de philosophie, Jaurès a débuté son professorat en 1881 au lycée Lapérouse d’Albi.
C’est dans ce même lycée qu’il prononça le 30 juillet 1903, le célèbre « Discours à la jeunesse », galvanisant son auditoire en les interpellant sur leur responsabilité de citoyens, acteurs de leur devenir. Avec en point d’orgue cette maxime : « Le courage […] c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ».
Le parcours de Jaurès dans l’enseignement est à l’image de son action pour l’éducation, la connaissance et la science. En un mot, de son action pour le Progrès, illustré par cette citation gravée sur le fronton de notre mairie du Kremlin-Bicêtre : « Si nous voulons progresser, si nous voulons monter, Il ne faut maudire ni la démocratie, ni la science; il faut les hausser, les réformer, les élargir : il faut que la démocratie politique devienne la démocratie sociale ».
Jaurès fut aussi le dirigeant politique, défenseur infatigable du mouvement ouvrier, et fondateur en 1904 du journal l’Humanité. Les premiers mots de l’éditorial de lancement, intitulé « Notre But », résume à la fois la ligne directrice du journal et la conviction profonde de son auteur : « Le nom même de ce journal, en son ampleur, marque exactement ce que notre parti se propose. C’est en effet, à la réalisation de l’humanité que travaillent les socialistes. »
Son combat politique a été inlassablement animé par ce sens aigu de la justice sociale. Il a mis son éloquence au service des premières lois sociales de la République : la liberté syndicale, la protection des délégués ou encore la création des caisses de retraite ouvrière.
Son cheminement au sein des forces de gauche a façonné et construit sa pensée politique. Il a compris la nécessité de créer l’unité et le rassemblement des socialistes autour de valeurs communes, pour protéger les intérêts de la Nation et l’équilibre des peuples.
C’est avec la force de cette conviction qu’il créera avec Jules Guesde la S.F.I.O., Section française de l'Internationale Ouvrière, qui rassemblera les différentes sensibilités socialistes autour d’une même vision. Le parcours politique de Jean Jaurès nous laisse un enseignement : l’on ne peut réussir le rassemblement des forces de gauche sans un projet commun et une vision partagée. Cette leçon garde tout son sens, aujourd’hui encore, aujourd’hui plus que jamais.
Il aura été aussi, jusqu’à la fin de vie, un fervent défenseur de l’État-nation comme garant de la souveraineté populaire. En témoigne ses mots : « Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène ». Dans notre monde moderne frappé par la mondialisation et la perte de repères idéologiques, ces propos interpellent et doivent-nous interroger.
Jaurès était enfin un Républicain convaincu. C’était d’ailleurs le sens premier de son engagement lui qui rappelait :
"Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot". Jaurès concevait le socialisme comme un idéal s’inscrivant dans les valeurs de la révolution française et le prolongement de la République. C’est pourquoi il définissait le socialisme comme étant : « la République jusqu’au bout ».
Notre présence aujourd’hui permet de célébrer le souvenir de l’homme engagé et de rendre hommage aux combats idéologiques qu’il a menés tout au long de sa vie. Nous devons aussi mesurer combien les valeurs qu’il portait sont nécessaires, aujourd’hui encore, à éclairer notre destinée commune. La pensée de Jaurès est actuelle car elle prend ses racines dans la révolution française et ses principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
La pensée de Jaurès est actuelle car elle nous rappelle aux fondamentaux de l’unité nationale, citoyenne et politique, autour de la République. La pensée de Jaurès est actuelle car, dans un contexte de crise, qui nous amène à nous interroger sur nous-mêmes, elle nous rappelle que « le nationalisme est la haine des autres, et le patriotisme est l’estime de soi ».
Merci de votre présence pour perpétuer cet héritage si précieux et en être les porteurs à votre tour.
Voici mon intervention lors de la discussion générale du projet de loi "transition énergétique"
Monsieur le Président,
Madame la Ministre,
Mesdames et messieurs les rapporteurs,
Chers collègues,
Beaucoup d’auteurs ont rêvé de l’an 2000 et du XXIème siècle. Quand on parcourt les œuvres de science-fiction optimiste, il n’y a pas de question énergétique : la production est souvent infinie, la consommation faible, le tout étant gratuit. Dans ces œuvres, l’énergie n’est pas une question: la question énergétique n’existe pas. Ce projet de loi qui est loin de la science-fiction aborde, au contraire, de nombreux aspects concrets de ce que nous devons appeler la question énergétique.
Le modèle de développement qui est né des révolutions industrielles, a longtemps été indifférent à la question énergétique. Révolution du charbon, de l’électricité puis du pétrole, nous avancions sans conscience des limites, sans conscience des coûts. Le volontarisme était la loi et nous avons hérité de cette période les grandes entreprises publiques de l' Cette économie de l’inconscience est venue se fracasser sur les crises pétrolières successives, la prise de conscience écologique et l’émergence du nucléaire civil.
Les enjeux ne sont pas techniques, ils sont politiques car sinon ils seraient débattus au sein du Conseil des Mines et pas à l’Assemblée Nationale. Bien que les révolutions énergétiques aient toujours été des révolutions d’ingénieurs, c’est à la représentation nationale qu’il appartient de débattre de :
- la sécurité d’approvisionnement et la souveraineté énergétique ;
- de la lutte pour un environnement humain en particulier avec la réduction des gaz à effet de serre.
- du coût dans sa double dimension : sociale pour garantir un accès universel à ce bien fondamental, économique pour garantir la compétitivité de l’économie nationale.
Madame la Ministre,
Mesdames et messieurs les rapporteurs,
Chers collègues,
Beaucoup d’auteurs ont rêvé de l’an 2000 et du XXIème siècle. Quand on parcourt les œuvres de science-fiction optimiste, il n’y a pas de question énergétique : la production est souvent infinie, la consommation faible, le tout étant gratuit. Dans ces œuvres, l’énergie n’est pas une question: la question énergétique n’existe pas. Ce projet de loi qui est loin de la science-fiction aborde, au contraire, de nombreux aspects concrets de ce que nous devons appeler la question énergétique.
Le modèle de développement qui est né des révolutions industrielles, a longtemps été indifférent à la question énergétique. Révolution du charbon, de l’électricité puis du pétrole, nous avancions sans conscience des limites, sans conscience des coûts. Le volontarisme était la loi et nous avons hérité de cette période les grandes entreprises publiques de l' Cette économie de l’inconscience est venue se fracasser sur les crises pétrolières successives, la prise de conscience écologique et l’émergence du nucléaire civil.
Les enjeux ne sont pas techniques, ils sont politiques car sinon ils seraient débattus au sein du Conseil des Mines et pas à l’Assemblée Nationale. Bien que les révolutions énergétiques aient toujours été des révolutions d’ingénieurs, c’est à la représentation nationale qu’il appartient de débattre de :
- la sécurité d’approvisionnement et la souveraineté énergétique ;
- de la lutte pour un environnement humain en particulier avec la réduction des gaz à effet de serre.
- du coût dans sa double dimension : sociale pour garantir un accès universel à ce bien fondamental, économique pour garantir la compétitivité de l’économie nationale.
Inscription à la newsletter
Facebook
Tags
Agenda
Allemagne
Armée
Banque
Boko Haram
Budget
Cinquième République
Citoyenneté
Culture
Cumul
Défense
Economie
Élection
Energie
Europe
Finance
Gentilly
Grand Paris
Grand Paris Métropole
Histoire
Industrie
Institutions
Ivry
Journal
Kremlin-Bicêtre
Laïcité
Logement
Mémoire
MRC
Nation
Nationalité
Nucléaire
Parlement
Parlement des enfants
Politique de la ville
Proche Orient
PS
QAG
Réforme territoriale
République
Réserve parlementaire
Santé
Service public
Solidarité
Sports
Transparence
Transport
Transports
TSCG
Vitry
Twitter
Jean-Luc Laurent : Loi de finances 2015: un vote favorable à l'ancienne #oldschool http://t.co/l3y6wtehkG #directAN
Mardi 21 Octobre - 16:38
Jean-Luc Laurent : Mon collègue David Habib, député des Pyrénées Atlantiques, rend un bel hommage à Christophe de Margerie #QAG #DirectAN
Mardi 21 Octobre - 15:09
Jean-Luc Laurent : RT @MFBechtel: Assouplissement du dispositif Duflot, projet du gouvernement ardemment défendu par @WoerthEric et justement fustigé par @hen…
Jeudi 16 Octobre - 15:56
Jean-Luc Laurent : RT @InstitutDiderot: #Gazdeschiste
«Au pays de Descartes, le choix irrationnel de l'ignorance est la pire des politiques» (@jluc_laurent)
h…
Jeudi 16 Octobre - 15:55
Précédemment
Budget 2015: mon intervention lors de la discussion générale
16/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Transition énergétique: les députés chevènementistes pro-nucléaire votent contre
14/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Gaz de schiste: le débat interdit
14/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Agenda parlementaire du 13 au 17 octobre 2014
14/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Transition énergétique: un mauvais coup porté à la filière électronucléaire
14/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Grand Paris: le volontarisme du Premier Ministre est une bonne nouvelle
13/10/2014
- Jean-Luc Laurent
« J’ai voté pour l’accord qui permet de sortir la Métropole du Grand Paris de l’impasse »
09/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Retour sur le week-end du 4 octobre 2014
09/10/2014
- Jean-Luc Laurent
Galerie
Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne - Assemblée Nationale 126, rue de l'Université - 75355 Paris SP 07

VOTRE DEPUTE