Le 18 juin fonde la geste héroïque de la France, le 27 mai unifie la résistance intérieure française. Résistance militaire, celle des maquis et des réseaux. Résistance des mouvements : politiques, journaux, syndicats. L’ensemble dans la clandestinité, sous le feu constant de l’armée allemande et de ses collaborateurs français. Le CNR réunit l’ensemble des résistants français sous l’autorité du représentant du Général de Gaulle: six partis politiques, de gauche et de droite, deux syndicats et huit mouvements de résistance. La France est là autour de la table, elle n’est pas à Vichy. La France est à Londres, à Alger et dans chaque foyer de la résistance intérieure. La France, c’est aussi chaque héros sacrifié de la Résistance, comme Jean Moulin qui préside la première réunion du CNR mais qui est arrêté, quelques semaines plus tard à l’été 1943.
Le Conseil National de la Résistance prépare doublement l’avenir. La France est alors reconnue incontestablement comme un pays allié qui participera à la libération du territoire national et qui aura sa place parmi les vainqueurs. Pays occupé par l’Allemagne, la France est une nation combattante et aura sa place parmi les vainqueurs de l’Allemagne nazie en 1945. Le CNR prépare également la reconstruction et jette les bases d’une France rassemblée et d’une République sociale refondée. Une part essentielle de notre modèle social date des réformes de la Libération inspirées par le programme du CNR. Il nous appartient de le faire vivre.

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70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance
