"Je salue la signature de ce premier contrat de développement territorial (CDT) qui, avec la création de la ligne 15 et le prolongement de la ligne 14 du métro, porte une grande ambition pour nos villes, tant en termes d’emplois, d’activités que de logements. Alors que le projet de loi sur les métropoles est encore en discussion au Parlement, il est difficile de ne pas voir les contradictions entre notre démarche et le parti-pris du projet de loi tel qu'il est ressorti du Sénat.
Les projets prévus dans le Contrat de Développement Territorial ne tombent pas d’en haut mais viennent des acteurs publics et privés, du terrain. En l'état actuel, le projet de loi nous renvoie à un vieux modèle centralisateur dont la qualification de métropolitain ne suffit pas à masquer la désuétude. On propose à l’Ile-de-France une organisation digne des années 60, on fait l’agglomération à l’âge des métropoles.
La conduite opérationnelle du contrat de développement territorial doit se faire par une zone d’aménagement concertée communautaire (c’est-à-dire portée par la Communauté d’Agglomération du Val-de-Bièvre) alors même que cette intercommunalité est menacée de disparition par absorption dans un ensemble de 7 millions d’habitants. Conçu sur nos territoires, le projet serait piloté demain depuis le centre de Paris ?
Enfin, notre projet a su faire fi des frontières départementales, communales et intercommunales . Il s’inscrit d’ailleurs dans la dynamique plus large de la Vallée Scientifique de la Bièvre, prémisse d’une intercommunalité d’avenir à cheval sur le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine. Le projet de loi dans son état actuel vient enterrer cette dynamique en englobant tout le monde dans une Métropole du Grand Paris, usine à gaz institutionnelle.
La signature de ce CDT est évidemment une bonne nouvelle pour nos villes mais il faut avoir l’honnêteté de dire que sa logique s’oppose terme à terme à celle du projet de loi qui reviendra à l’Assemblée Nationale, en deuxième lecture dans quelques semaines. Il est encore temps de faire évoluer le projet de loi en conservant des intercommunalités de proximité au sein de la Métropole du Grand Paris."--communiqué du 28 octobre 2013
Les projets prévus dans le Contrat de Développement Territorial ne tombent pas d’en haut mais viennent des acteurs publics et privés, du terrain. En l'état actuel, le projet de loi nous renvoie à un vieux modèle centralisateur dont la qualification de métropolitain ne suffit pas à masquer la désuétude. On propose à l’Ile-de-France une organisation digne des années 60, on fait l’agglomération à l’âge des métropoles.
La conduite opérationnelle du contrat de développement territorial doit se faire par une zone d’aménagement concertée communautaire (c’est-à-dire portée par la Communauté d’Agglomération du Val-de-Bièvre) alors même que cette intercommunalité est menacée de disparition par absorption dans un ensemble de 7 millions d’habitants. Conçu sur nos territoires, le projet serait piloté demain depuis le centre de Paris ?
Enfin, notre projet a su faire fi des frontières départementales, communales et intercommunales . Il s’inscrit d’ailleurs dans la dynamique plus large de la Vallée Scientifique de la Bièvre, prémisse d’une intercommunalité d’avenir à cheval sur le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine. Le projet de loi dans son état actuel vient enterrer cette dynamique en englobant tout le monde dans une Métropole du Grand Paris, usine à gaz institutionnelle.
La signature de ce CDT est évidemment une bonne nouvelle pour nos villes mais il faut avoir l’honnêteté de dire que sa logique s’oppose terme à terme à celle du projet de loi qui reviendra à l’Assemblée Nationale, en deuxième lecture dans quelques semaines. Il est encore temps de faire évoluer le projet de loi en conservant des intercommunalités de proximité au sein de la Métropole du Grand Paris."--communiqué du 28 octobre 2013

VOTRE DEPUTE
Val-de-Bièvre: une belle ambition et des inquiétudes grandissantes